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12/01/2011

On liquide le DJ et on s'en va

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Je m'étais mis sur mon 31. J'avais mis un pantalon de jogging bleu, des baskets Adidas blanches, et un sweet jaune à capuche piqué chez Décathlon. Il était 4h00 du matin et je cherchais à m'amuser un peu une dernière fois avant de rentrer me coucher. J'habite chez mes parents. On s'entasse à six dans un trois-pièces qui donne sur la cour de l'immeuble. De la cuisine, on a vue sur les poubelles. J'ai deux autres frères qui habitent la même cité dans un studio pourri avec leurs copines. Ils font des tournantes où on est invités avec mon autre frère. On baise en famille. Des fois, on arrive à choper dehors, mais c'est rare, et ça se finit en tournante dans la cave. Quand elles ne sont pas d'accord, on les viole. Ca me fait chier d'habiter encore chez mes parents, mais j'ai pas les moyens de me prendre un studio à Aubervilliers ou Sarcelles. Je suis pas un bourge. Ma mère fait des ménages et mon père est alcoolique. Il était éboueur, mais il a été licencié à cause de ses problèmes d'alcool. Il vidait les poubelles à côté du camion.

Je zonais dans les rues du Blanc-Mesnil, à la recherche d'une soirée dansante où me biturer une dernière fois la gueule et danser avant de rentrer à la casa. C'était désert. J'ai croisé deux types qui marchaient en titubant. Ils avaient pas l'air d'avoir bu que de l'eau. Il y avait de l'ambiance à la salle des fêtes. Je me suis invité.

- Désolé c'est une soirée privée.

Il se croyait où ? Au Keur Samba ?

- C'est la salle des fêtes du Blanc-Mesnil, ici, pas les Bains Douches. Alors laissez-moi entrer.

J'ai forcé le passage, mais un Black est venu prêter main forte au videur, et ces deux enculés m'ont sorti manu militari de ce hangar pourri et bruyant. Je leur ai dit qu'ils allaient le regretter et que j'allais revenir avec des potes et des chiens leur régler leur compte de videur de merde. Ils ont dit "c'est ça", et ils ont refermé la porte du hangar.

J'avais la haine. J'étais humilié. C'est humiliant de se faire jeter d'une boîte. Surtout quand on est chef de gang. Je suis ici chez moi. Tous les établissements de nuit m'appartiennent. Toutes les salles de jeu. Tous les bars. Et il me vire comme un malpropre. Mais il est fou, lui. J'ai pissé sur la porte d'un immeuble pour marquer mon territoire. J'ai appelé mes frangins, je leur ai exposé le problème. Ils ont rameuté tout le quartier. Ils ont sorti tout l'attirail : manches de pioche, poings américains, bazookas. Quand je suis arrivé, dix individus armés et cagoulés attendaient au pied de la tour. On a embarqué le matériel dans une fourgonnette et on a foncé tous feux allumés vers le bunker antillais.

Quand on a déboulé dans la salle des fêtes, ça a été la panique générale. Ces bouffons se sont mis à crier. Le DJ était derrière sa console. Il a voulu s'échapper par l'issue de secours. On s'est jetés sur lui pour lui défoncer la gueule. On était motivés. Il avait voulu faire la loi, il avait joué au shérif, alors qu'ici, c'est nous qui faisons la loi. C'est nous les shérifs. Ici les flics n'ont pas droit de cité. Ici la police c'est nous. Alors c'est pas les Antillais qui vont faire la loi. Il fallait qu'il paye pour m'avoir refoulé. Sa mort devait servir d'exemple. Alors on l'a tabassé à mort pour qu'il ne recommence pas. On l'a cloué au sol. On lui a coupé un doigt et explosé le genou à coups de manches de pioche. Il y en a un qui a voulu s'interposer, on lui a écrasé la tête contre le mur. Un chien aboyait, on lui a coupé la langue. Le DJ était encore en vie. Je l'ai achevé à coups de poing américain dans la gueule. Sa tête a éclaté comme une noix. Il y avait du sang sur les murs.

Comme il se doit dans ce genre de massacres, on a violé les femmes avant de partir. Une n'avait que 12 ans. Mais je mange pas de ce pain-là. Je me suis réservé la femme du DJ.

 

Commentaires

excellent !
je me serai p'tre bien tapé le frère du DJ, moi !

Écrit par : corto74 | 13/01/2011

Les commentaires sont fermés.