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23/03/2011

Marine Le Pen a gardé le garde du corps de son père

Il s'appelle Thierry Légier. C'est un malabar de 1,90 mètre pour 97 kilos. Pendant 18 ans, il a été le garde du corps de Jean-Marie Le Pen. Il était son double, son ombre. Il était collé à ses basques. Pendant 18 ans, il ne lui a pas lâché la grappe, les baskets, ou plutôt les mocassins. Sur toutes les photos, toutes les images à la télé, de Le Pen, il y avait toujours derrière lui un type blond au crâne rasé qui le dépassait d'une tête et ne le lâchait pas d'une semelle, l'air impassible, serein, sûr de sa force et de ses biceps. C'était lui.

Aujourd'hui, alors qu'avec la retraite de Jean-Marie Le Pen il croyait sa mission au Front national terminée, Marine Le Pen a décidé de le garder pour assurer sa sécurité. L'histoire d'amour entre cet homme au front dégarni et le Front national n'est donc pas terminée. Après avoir protégé un homme qui aurait pu être son père, il protège une femme qui pourrait être sa soeur. C'est une histoire de famille.

Le voici en embuscade derrière Marine Le Pen au Salon de l'agriculture :

 

15/03/2011

Nucléaire, nique ta mère

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L'abus de nucléaire est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Il est temps de revenir au charbon, ou de s'éclairer à la bougie. Il faut couper le courant. Il faut sortir du nucléaire, et rentrer dans l'ère de la bougie. Il faut retrouver le goût des allumettes. Des feux de cheminée. Il faut redonner au bois et aux bûches toute la place qu'ils méritent. L'électricité, on s'en fout, on fera l'amour dans le noir. L'important, c'est que le courant passe bien entre les deux partenaires. De toute façon, l'été, il fait jour jusqu'à 22 heures, et même 22h30 en Bretagne.

Et puis un dîner aux chandelles, c'est beaucoup plus romantique...

 

(Photo)

(le titre de ce billet électrique est un slogan lu sur une pancarte lors d'une manifestation contre le nucléaire en juillet 2008)

 

11/03/2011

Fais-moi jouir

Bodybuilding3.jpg

Je m'appelle Frank. Rien à voir avec Frank Capra. Il m'est arrivé un truc incroyable, qui a bouleversé ma vie, et mon rapport aux femmes. Je suis devenu beau du jour au lendemain. Hier je ressemblais à Jean-Pierre Kalfon. Aujourd'hui je ressemble à Laurent Delahousse. Inutile de vous dire que ça fait un gros changement. Hier je ramais pour ramener une fille chez moi. Il fallait que je la traîne comme une caravane. Aujourd'hui elles me poussent comme un chariot jusqu'à leur studio, leur duplex, leur appartement avec terrasse et vue sur la tour Eiffel. N'en pouvant plus, certaines n'attendent même pas de franchir le seuil de leur atelier d'artiste, et me violent littéralement dans l'ascenseur. Avec les filles, j'ai un succès fou. (...) J'ai le choix entre des dizaines de brunes, quelques blondes, et même des rousses dont j'aime la peau blanche et les tétons violets. Certaines ont des gros seins, des grosses fesses, des grosses lèvres. Certaines ont même un gros sexe. Ce ne sont pas les moins féminines. Il y a des travestis qui ressemblent à des femmes, et des femmes qui ressemblent à des travestis. Je ne sais à laquelle des deux catégories Amanda Lear appartient.

Certaines ne couchent pas gratuitement. Elles ne m'intéressent pas outre mesure. Je n'ai pas besoin de payer une fille pour coucher avec elle. Je ne vois pas pourquoi je payerais une fille pour coucher avec elle, alors que tant d'autres ne demandent qu'à s'envoyer en l'air gratuitement.

Et puis je suis musclé. Les types musclés ne payent pas. Ou alors ils payent avec leurs muscles. Un culturiste peut se payer toutes les putes qu'il veut. Il peut même en faire venir plusieurs à la fois dans sa chambre d'hôtel s'il veut.

En une semaine, j'ai multiplié le nombre de mes contacts par dix. Ma messagerie n'avait jamais reçu autant de messages. Ma boîte mails a doublé de volume. J'ai accumulé tellement d'adresses électroniques que je pourrais en faire un fichier que je pourrais vendre à prix d'or à une boîte de marketing. Quand je consulte la liste de mes nouveaux contacts j'ai du mal à savoir qui se cache derrière tel ou tel prénom. La confusion est telle que l'autre jour j'ai entamé une conversation avec une certaine Kristina persuadé que j'avais affaire à Sophia. Or Kristina ne cherche pas une relation sérieuse, durable. Elle n'a donc pas compris que je lui parle de mariage et de pavillon de banlieue avec jardin. C'est comme si j'avais entamé une discussion avec Clara Morgane en croyant m'adresser à Barbara Schulz. On ne parle pas à une nymphomane comme à une romantique. Les sujets de conversation ne sont pas les mêmes. A l'une on parle de fellation et de partouzes, à l'autre de biberons et de soirées en tête à tête.

Je suis dans la situation du type qui consulte la carte des desserts et qui hésite entre une tarte aux pommes et une crêpe au sucre. Entre une glace à la vanille et au chocolat. Entre une bière blonde et une bière brune.

Je vais me concentrer sur les filles dont j'ai la photo. Même si elle est floue, prise à contre-jour, ou mal cadrée.

J'ai en ligne de mire une Bretonne de douze ans ma cadette qui a un sale caractère et un piercing au nombril. De plus, elle a un emploi stable, ce qui n'est pas négligeable, vu la situation précaire dans laquelle je me trouve. La perspective de la rencontrer dans son appartement miteux de Concarneau où elle vit avec deux chiens et trois chats ne m'enchante guère. Mais sa poitrine vaut le déplacement. Et sa peau cuivrée le voyage. Je suis prêt à faire 500 bornes pour toucher sa peau, à traverser la France pour voir son décolleté. Quant à ses fesses, je pourrais faire Paris-Munich pour les voir. On fermera la porte de sa chambre à double tour, au cas où ses parents débarqueraient à l'improviste. Ils habitent à 800 kilomètres, mais en TGV c'est vite fait. Je lui proposerai une partie à trois avec un travesti pour qu'elle puisse profiter de son sexe dur pendant que je l'encule. Elle pourrait même prendre la place du travelo, si le coeur lui en dit. Si elle refuse, je la supplierai d'inviter sa copine Laetitia à se joindre à nous pour pimenter nos ébats. Ou sa soeur aînée qui habite la région.

Je n'ose pas les appeler de peur qu'elles me raccrochent au nez, ou de les déranger en plein coït. Pourtant avec la gueule que j'ai il y a peu de chances qu'elles me rabrouent. Mais c'est une habitude, un réflexe que j'ai gardé du temps où j'étais moche et où je collectionnais les échecs. J'ai tellement pris de vents dans ma vie que j'ai toujours peur qu'une rafale m'emporte et me fracasse contre le mur des lamentations de ceux qui ne baisent jamais et en sont réduits à se branler une fois par semaine devant le catalogue de la Redoute ou la photo de leur soeur en maillot de bain.

D'ailleurs je n'ai même pas besoin de les appeler. Le téléphone sonne toute la journée. Hier j'ai reçu un appel d'une inconnue de 17 ans qui me suppliait de lui montrer mes muscles saillants et de la déflorer dans sa chambre d'étudiante pendant que ses parents assistaient à un concert de musique classique à l'Opéra Bastille. Elle avait obtenu mes coordonnées par une copine de sa soeur aînée scolarisée au lycée Montaigne où mon numéro de portable est distribué sous le manteau et circule de main en main pendant les cours de mathématiques et de physique-chimie.

Il est même revendu au marché noir à des élèves de seconde pressées de perdre leur virginité comme le billet d'un match du PSG à la sortie du Parc des Princes.

J'ai même reçu l'appel d'une mère d'élève délaissée par son compagnon représentant d'une marque de préservatifs qui passe plus de temps à tester ses produits sur ses clientes, qu'à sauter sa femme dans un motel ou sur le canapé du salon.

- Il teste ses produits avec ses clientes. Il me dit que c'est de la conscience professionnelle.

- Baise-moi.

- Maintenant ?

Elle voulait que je la prenne sur la machine à laver le linge dans la buanderie, et sans capote. J'ai dit oui. Après tout, une mère de quatre enfants a aussi droit au plaisir. Si je peux lui apporter l'affection et le réconfort dont elle a besoin. Elle m'a arraché mes vêtements. Elle m'a reproché de n'être pas venu plus tôt. Elle me trouvait trop musclé, mais elle m'a léché le torse. Elle m'a tiré par les cheveux. Elle était impatiente, elle voulait que je la prenne sans préliminaires et sans protection. Je l'ai tringlée comme une pute le couteau sous la gorge.

- Si tu éjacules trop vite, je t'égorge.

Son corps de femme mûre, ses seins lourds, m'excitaient. Je n'ai pas tenu plus de cinq minutes. Mais j'ai rebandé aussitôt.

- Fais-moi jouir, ou je te mets une balle dans la tête.

Elle s'est retournée. C'est là que j'ai lu sur ses fesses les mots "salope" et "pute". Ecrits au feutre noir. Ca m'a fait bander encore plus, si c'était possible. Ma bite était tellement dure que j'aurais pu faire un trou dans la chaussée comme un marteau piqueur. Je l'ai prise par derrière, mais je ne sais plus par quel trou. En tout cas c'était large, et humide. Nous n'aurions pas été trop de deux pour la combler. La prochaine fois je viendrai avec Marius Trésor. Elle criait à chaque coup de reins. Et j'ai les fesses musclées, chaque coup donné équivaut à la puissance dégagée par la fusée Ariane au décollage.

- Encore.

Je l'ai secouée comme un prunier. Les secousses étaient d'autant plus importantes qu'elle avait réglé la machine. Sur la position essorage. On aurait dit qu'il y avait un tremblement de terre, et une éruption volcanique au moment où j'ai lâché ma semence.

En partant, elle a voulu que je lui laisse un muscle en souvenir. Je lui ai offert mon biceps droit.

 

02/03/2011

Galliano, j'adore !

john galliano,dior

Il faut arrêter avec John Galliano. Ce ne sont que les propos de quelqu'un sous l'emprise de l'alcool, et sous l'effet de drogues, de médicaments. Et ce même s'il pense sans doute ce qu'il dit, tant il paraît que l'on dit ce qu'on pense quand on est bourré. Mais c'est un artiste, bordel de merde, un génie ! Et les génies, par définition, sont complètement barrés, sinon ils seraient normaux, bien dans les clous, bien peignés comme les deux François, Fillon et Baroin. Si Galliano n'était pas génial, il s'appellerait Julien Courbet, ou David Pujadas. Ou Pierre Bellemare. N'attendez pas le moindre dérapage verbal de la part de Pierre Bellemare. N'attendez pas le moindre écart de langage de la part d'Elise Lucet. Si le monde n'était peuplé que d'Elise Lucet et de Nicolas Beytout, on s'emmerderait à mourir.

John Galliano est peut-être antisémite, mais il est avant tout un artiste ouvert sur le monde qui aime les nomades et le multiethnique. Alors, camembert, et que tous ceux qui lui tombent dessus, qui lui crachent à la figure, qui s'offusquent de ses propos comme Claude Askolovitch toujours prompt à hurler avec les loups et à enfiler les clichés et les lieux communs comme des perles, balayent devant leur porte...

Quant à Bernaud Arnault, c'est un faux-cul qui se fout des artistes comme de son premier costume gris en flanelle, tout ce qui l'intéresse c'est l'image de Dior.

Ben moi l'image de Dior, franchement, je m'en fous comme de l'été 1976. Dior, mon cul ! Vuitton, mes fesses ! Moi je préfère le cul d'un artiste, les fesses d'un génie, même si comme dirait l'autre elles ne sont pas très propres...

 

(photo)