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25/06/2011

Je suis une cougar

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Je rêve de sucer la bite d'un minet. Mais, issue d'une vieille famille bretonne, et mère de deux enfants de treize et dix-sept ans, je n'ose pas passer à l'acte. Je n'ai jamais parlé de mon fantasme à mon mari. Il est mort l'an dernier d'un arrêt cardiaque au cours d'un déjeuner avec un client dans une crêperie de Brest. Du coup je suis beaucoup plus libre de réaliser mon fantasme. En théorie je pourrais sauter sur le premier gamin qui passe. Lui proposer de me rejoindre dans ma chambre un lundi ou un jeudi après-midi. Je ne peux pas recevoir le week-end à cause des enfants. Mais je n'ose pas. Dans mon milieu social les femmes de mon âge ne couchent pas avec de jeunes étudiants. Une bibliothécaire de cinquante-quatre ans ne couche pas avec un pompier. Ni ne baise avec un CRS. Ca ne se fait pas. Pourtant les cougars sont à la mode. Mais pas dans mon milieu ou alors elles se font discrètes. J'ai l'âme et le corps d'une cougar. Mais pas le tempérament. Je ne me jette pas sur mes proies. Comme Macha Méril. Je suis une cougar contrariée, qui n'a pas encore réussi à exprimer tout son potentiel.

Quand un jeune étudiant en lettres emprunte un roman de Tolstoï à la bibliothèque, je suis si troublée que j'en oublie de remplir la fiche de sortie. Si il est grand et svelte, j'en profite pour glisser dans le livre mon numéro de portable sur un ticket de métro, et quand il m'appelle le lendemain, je refuse sa proposition de me sauter dans son studio ou sur la banquette arrière de sa Fiat Panda.

Quand il me rappelle trois jours plus tard, j'accepte de prendre un verre avec lui mais je refuse de le suivre à l'hôtel. Ce n'est pourtant pas l'envie de le sucer dans la chambre d'un Novotel qui me manque.

Hier j'ai failli coucher avec le livreur de pizzas. Je l'ai reçu en sous-vêtements, mais au dernier moment j'ai refusé qu'il dégrafe mon soutien-gorge. Pareil avec le plombier avant-hier. J'ai pris une douche devant lui en laissant le rideau ouvert pendant qu'il réparait la chasse d'eau. Je lui ai demandé de me passer une serviette et de me frotter le dos avec un gant de crin. Je l'ai laissé me caresser les fesses, mais je lui ai brisé un doigt quand il a voulu me lécher l'anus. Je ne suis pas encore prête à me laisser aller avec un jeune. Pourtant je suis taraudée par mes désirs. Quand je couche avec un vieil ami, je pense à son fils. Je tourne autour des copains de ma fille. La tension est si forte que j'en suis réduite à ne pas aller au restaurant de peur de devoir adresser la parole à un jeune serveur.

Pour ne pas céder à la tentation je me suis séparée de mon jardinier et je ne vais plus chercher mon fils à la sortie du collège pour éviter de croiser un surveillant. Malgré ses notes catastrophiques, je refuse de rencontrer le jeune prof de maths de mon fils qui a pourtant sollicité plusieurs fois un rendez-vous. Je ne vais pas non plus aux réunions de parents d'élèves pour ne pas avoir à saluer un jeune père de famille, ou le grand frère d'un lycéen dont les parents n'auraient pas pu se libérer ce soir-là.

Je ne vais plus dans les stades où les jeunes supporters sont trop nombreux, ni dans les églises où le risque de croiser un jeune catholique est trop grand. Et je ne prends jamais le train de crainte de me retrouver assise à côté d'un jeune type. Je n'accompagne jamais ma copine Annie en discothèque. Je vais au bal des pompiers, le 14 juillet, mais je reste toute la soirée assise sur une chaise.

Je suis une cougar refoulée. Mais le jour où je passerai à l'acte, j'organiserai un gang bang avec une vingtaine d'étudiants en histoire.

 

(photo)

08:00 Écrit par marronnier dans Fiction, Littérature | Tags : cougar, macha méril, sexualité, pipe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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