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29/07/2011

Breivik : le tueur aux cheveux blonds

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J'ai exterminé tous ces Norvégiens par haine de la Norvège et du genre humain. J'avais préparé ce coup de longue date, car on ne peut pas improviser ce genre de massacre. Ca demande une bonne organisation et beaucoup de munitions. Certains me prendront pour un illuminé, alors que j'ai préparé mon coup sérieusement comme on prépare un examen important. Je n'ai rien laissé au hasard. J'ai veillé à faire le vide autour de moi. Plus aucun contact avec le monde extérieur. Ne parler à personne, sauf avec la boulangère. Tuer dans l'oeuf la moindre tentative d'approche d'une personne de sexe féminin. Ce qui, avec le physique que j'ai, demande une attention de tous les instants. Si j'avais eu une copine, j'aurais été obligé de la supprimer pour éviter les fuites. Je me suis éloigné de ma mère, et je n'ai pas eu de mal à rompre avec mes amis, car je n'en avais pas. J'ai jeté ma carte bleue, et si j'avais eu un téléphone portable, je l'aurais balancé dans la Tamise pour qu'on ne puisse pas me suivre à la trace.

Vous avez de la chance que je ne sois pas français, car alors c'est vous qui seriez tombés sous les balles de ma kalachnikov, au cours d'un meeting de Ségolène Royal, ou à La Rochelle lors de l'université d'été du PS.

La veille du massacre j'ai regardé Massacre à la tronçonneuse pour me mettre dans l'ambiance. Une heure avant de sortir, j'ai lu un chapitre de La Promesse des Ténèbres de Maxime Chattam.

Vous ne pouvez pas comprendre mon geste. Ou vous le comprenez trop bien. Il fallait bien que quelqu'un fasse le sale boulot. Il fallait que je fasse ce que personne n'aurait eu le courage de faire à ma place. Je me suis dévoué. Je ne suis coupable de rien. Il fallait que je débarrasse la Norvège de tous ces gauchistes. La planète de tous ces bougnoules. Il y a trop de musulmans sur terre. Il faut les empêcher de nous envahir. Nettoyer la planète au Kärcher. Et s'il le faut ne pas hésiter à tirer dans le tas.

J'ai d'abord déposé la bombe dans le centre d'Oslo, sous une Volvo. Une vieille dame a trouvé mon comportement étrange. Elle a voulu prévenir la police. Je l'ai plantée avec un cutter. Je suis remonté dans ma Jeep. J'ai foncé vers l'île d'Utoeya à 30 km d'Oslo. Au passage j'ai écrasé un bicot dont la tête a explosé contre le bitume.

Vous êtes des lâches. Comme moi vous êtes plein de haine, mais la différence entre vous et moi, c'est que vous vous n'osez pas passer à l'acte. Le monde est plein de poltrons dans votre genre qui passent leur temps à vivre lâchement dans leur coin. Vous n'avez pas de couilles. Vous êtes des gonzesses. Des ivrognes. Des petites bites.

- Tout ce que vous savez faire, c'est regarder des matches de foot à la télé en rotant et en vous grattant les couilles.

Vous êtes laids, gros, et mous. Vous êtes des sportifs du dimanche, alors que moi c'est justement le dimanche que je me repose. Je fais juste quelques tractions, et une séance de tir à la carabine au fond du jardin. Vous n'aimez pas les culturistes, les athlètes, car ils vous renvoient une image de vous déplorable. La société cherche à protéger les plus faibles, alors qu'il faut glorifier les plus forts. Il faut combattre cette vision socialiste du monde. Eradiquer le socialisme. Qui entraîne le monde à sa perte. Il faut empêcher les gens de faire la fête, de boire, et de baiser en dehors des liens sacrés du mariage. Interdire l'alcool, fusiller tous ceux qui fument des joints et participent à la Fête de la Musique, cette réunion de traîne-savates et de crevards.

Les socialistes, qui par leur vision molle des relations humaines, encouragent la délinquance et contribuent à l'insécurité.

Les socialistes, qui accueillent les immigrants avec le sourire au lieu de les jeter à la mer. Qui prônent la tolérance et le partage. Qui défendent le brassage culturel, la présomption d'innocence et qui ne traitent pas les immigrés comme des animaux.

- Doivent mourir.

Et les immigrés d'origine maghrébine doivent subir le même sort. Les renvoyer dans leur pays coûterait trop cher, qu'on les fusille sur place pour dissuader leurs compatriotes de venir chez nous. Nous sommes en guerre contre l'islam. Nous sommes en guerre contre Ben Laden, même s'il est mort. L'islam est une religion dangereuse. Qui prolifère dans le monde comme des cafards dans un hôtel insalubre. Le plus inoffensif des musulmans reste un primate qui égorge les moutons et prie à genoux dans la rue.

Il faut que leur nombre diminue. Il faut les éliminer un à un. Si vous en croisez un, votre devoir est de le planter d'un coup de sabre ou d'épée. Pour le bienfait de l'humanité. Car si les gitans sont des voleurs de poules, les Arabes sont des voleurs de Mobylette.

Si vous allez chez un épicier arabe, obligez-le à baisser ses prix en le menaçant d'une arme, et s'il refuse, abattez-le comme un chien.

J'ai garé la Jeep au bord de l'eau. Un zodiac que j'avais amarré à un arbre la veille m'attendait. J'ai sauté dedans avec une caisse de munitions et un fusil-mitrailleur. J'ai mis les gaz jusqu'à vingt mètres du rivage, puis j'ai ramé en silence.

J'ai débarqué sur l'île. Ils étaient tous là avec leur tête de gauchiste. Avec leur physique moyen. Ils étaient jeunes. C'était ça l'avenir de la Norvège. J'ai tiré sur la foule. Les survivants ont tenté de fuir. J'avançais comme un robot, et je tirais sur tout ce qui bougeait. Ils tombaient les uns après les autres comme des mouches. Ils étaient comme des cibles mouvantes dans un stand de tir. Certains blessés me suppliaient de leur laisser la vie sauve. Je les achevais d'une balle pour abréger leurs souffrances. Je tirais dans l'eau, quand un inconscient tentait de fuir à la nage.

Quand la police a débarqué sur l'île, j'ai posé mon arme. Je me suis rendu sans opposer aucune résistance. J'avais fait suffisamment de dégâts. Avant qu'on me passe les menottes, j'ai quand même lâché une dernière rafale sur une femme qui s'était réfugiée dans un arbre. Ensuite les policiers m'ont embarqué comme un vulgaire gangster du milieu marseillais. Alors que j'ai provoqué une guerre à moi tout seul, et que j'ai tenté de sauver mon pays du péril islamique qui le guette.

Je serai sûrement condamné à une peine maximale car en Norvège comme dans tous les pays démocratiques, il est formellement interdit de massacrer des gens même pour la bonne cause.

- En Libye, ça ne se passe pas comme ça.

A ma sortie de prison, car je sortirai un jour de prison, sauf si on rétablit spécialement pour moi la peine de mort, et que je passe sur la chaise électrique, je recommencerai. Je ferai un autre massacre en France où il y a trop de musulmans. J'irai faire un carton sur l'esplanade du Trocadéro le 1er mai, ou un dimanche de juillet. Trois jours plus tard, je balancerai une grenade dans un foyer d'immigrés de la rue Myrha, et je ferai sauter le siège du Parti socialiste rue de Solférino.

- A la dynamite.

 

 

(Note de l'auteur : il me fait penser à un acteur blond qui jouait des rôles de tueur dans les films d'Alain Delon des années 80. J'ai beaucoup de sympathie pour lui. C'est un héros des temps modernes.)

22/07/2011

Docteur Jean-Louis et mister Borloo

jean-louis borloo

Jean-Louis Borloo n'est pas fait d'un seul bloc. Jean-Louis Borloo est un disque, un 45 tours avec une face A et une face B. C'est une mixture.

- Un milk-shake vanille-fraise.

Un mélange entre Bernard Tapie et Alain Minc. C'est un avocat qui aurait lu Levinas, un trader qui aurait lu Spinoza. Borloo, c'est un footballeur qui aurait lu Hegel, un PDG qui aurait lu Modiano. C'est une tête de cadre sup dans un corps de philosophe, ou une tête d'écrivain dans un corps de directeur commercial. L'enfant de Jacques Séguéla et de Marguerite Duras. Il a une allure de clochard et de banquier.

- On dirait un SDF qui travaille à la BNP.

Il n'est pas net. C'est une créature complexe, étrange, mi-ange mi-démon, mi-clochard mi-cadre sup. C'est un commercial qui en veut, un animateur qui veut gagner du fric, des dollars, du pétrole, un patron qui veut faire du chiffre. Et en même temps c'est un clodo qui boit du vin et dort sur un banc gare de Lyon. C'est un vendeur et un sociologue. Un mélange de Columbo et de Sarkozy.

Il me fait penser à un directeur de supermarché pour qui tous les moyens sont bons pour augmenter le chiffre d'affaires de son magasin. Et en même temps à un chercheur au CNRS.

Il est à mi-chemin entre Aristote et François Pinault. Il ne sait plus où il habite. Il ne sait pas s'il habite Valenciennes, Paris ou Bordeaux. Il ne sait plus s'il s'appelle Jean-Louis ou Jean-Paul. S'il est marié avec Béatrice Schönberg ou Claire Chazal. S'il possède une Renault Laguna ou une Peugeot 607.

Il est tiraillé entre son envie de créer une boîte qui comptera au bout de 5 ans 15 000 salariés et sera cotée en Bourse, et son envie d'écrire un essai sur Descartes. Il veut faire du business, gagner des parts de marché, et en même temps rester allongé sur un banc tout l'après-midi dans les jardins du Palais-Royal ou sur l'herbe sur l'Esplanade des Invalides. Il veut tout écraser sur son passage, et en même temps, il s'en fout, il préfère boire un coup dans un bar de Pigalle.

D'un côté il veut être président de la République, et de l'autre président de l'amicale des buveurs de Suze. Il ne sait pas qui il est. C'est un winner, et en même temps un fumeur de joints à Amsterdam. Il passe des heures dans son bureau à potasser ses dossiers et à boire de la bière.

Il a embrassé NKM dans la cour d'honneur du ministère de l'Ecologie, boulevard Saint-Germain, pour la remercier de prendre sa place. Il a sabré le champagne quand il a appris que Fillon était nommé à Matignon à sa place. Il éclatera de joie s'il se présente à la présidentielle et qu'il est laminé au premier tour. Borloo fera la gueule, mais Jean-Louis poussera un ouf de soulagement. Borloo voulait aller à Matignon, mais pas Jean-Louis. Jean-Louis lui veut aller à Rio. Il veut vendre des Esquimaux sur la plage et baiser avec des Brésiliennes.

Il est perdu. Il est coupé en deux comme un court de tennis. Comme l'assistante d'un magicien. Borloo est écolo, et Jean-Louis alcoolo. Pendant que Borloo travaille huit heures par jour, Jean-Louis est à la buvette. Borloo est organisé et travailleur, Jean-Louis bordélique et paresseux. Jean-Louis Borloo est un mélange de Jean-Louis et de Borloo. Ce cocktail explosif rend les choses très compliquées dans sa tête. Borloo le pousse à se présenter, tandis que Jean-Louis le freine. Borloo est sarkozyste, Jean-Louis communiste. Du coup Jean-Louis Borloo est centriste. Poète libéral, socialiste de droite, gaulliste révolutionnaire. Catholique et athée. Clochard fortuné. Jean-Louis Borloo est une énigme qu'il n'a jamais réussi à résoudre. Un mystère qu'il n'a jamais réussi à percer.

Il lui arrive de réserver une chambre d'hôtel, et puis il décommande au dernier moment. Il change d'hôtel, comme d'autres de chemise. Il réserve un billet d'avion pour Bordeaux, et puis finalement il prend un train pour Lille. Il entre dans une boulangerie pour acheter une baguette, et il ressort avec un gâteau.

Une fois il a hésité pendant trois heures entre deux costumes Armani aux Galeries Lafayette. Finalement il est reparti avec une cravate Gucci. Il change plusieurs fois de portable par an, tant il ne sait pas quel modèle il préfère. Il lui arrive de changer de restaurant au milieu d'un repas. De changer d'avis entre le moment où il a repéré une chemise dans une vitrine et le moment où il entre dans le magasin. Des forces contradictoires cohabitent en lui. Il ne sait pas s'il préfère le bleu ou le vert. La politique ou la pêche. Il réserve un court de tennis au Racing, et il va jouer au squash à l'Aquaboulevard. Jean-Louis Borloo est un homme libre. Dont les convictions varient en fonction de la météo et du contexte.

Il peut très bien être candidat à la présidentielle, et se retirer deux jours avant le premier tour.

Quand il s'est marié avec Béatrice Schönberg, il a dit non au dernier moment. Il a fallu recommencer la cérémonie le lendemain.

 

 

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17/07/2011

Et toi, tu suces ?

J'adore sucer des bites. J'ai sucé la bite du boulanger, du jardinier, du voisin et du prof d'anglais de mon fils. J'ai même sucé la bite de mon cousin Didier.

- J'en suce de toutes les tailles.

Mais je ne suce pas que des bites. Je suce aussi des bonbons.

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17:30 Écrit par marronnier dans Sexe | Tags : sucx, pipe, bonbon | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/07/2011

Il y a un truc entre Olivier Truchot et Sophie de Menthon

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Ils ont peut-être déjeuné une fois ensemble à la Coupole ou dans un restaurant de poissons de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Ils ont peut-être pris un verre de grenadine au bar du Negresco à Nice. A moins qu'ils aient bu un Perrier chez Sénéquier sur le port de Saint-Tropez en juillet 2001. Peut-être qu'ils se sont dit bonjour un jour dans une boulangerie de la rue des Abbesses. A moins qu'ils aient fait une folie, et qu'ils aient osé boire un Schweppes à la terrasse d'un bistrot du boulevard Voltaire, ou déjeuner d'un steak au poivre dans un petit restaurant de la rue d'Aboukir.

Peut-être qu'ils se sont croisés un jour avenue des Ternes, ou place Emile-Goudeau à Montmartre. Peut-être qu'un jour Sophie montait dans le 52 avenue Victor-Hugo au moment même où Olivier sortait de la librairie Fontaine ou entrait chez Béchu pour s'acheter un chausson aux pommes et une tarte au sucre, et qu'il a senti son parfum à la lavande et elle son eau de Cologne. Peut-être qu'ils se sont croisés un jour à l'aéroport de Francfort et qu'Olivier n'oubliera jamais la petite robe jaune que Sophie portait ce jour-là.

A moins qu'ils aient déjeuné ensemble en avril 2004 dans un restaurant japonais. Si ça se trouve, ils se sont croisés une fois à la Fnac des Ternes, et depuis ils se voient clandestinement tous les jeudis soirs dans un hôtel du boulevard Haussmann.

Ils passaient peut-être leurs vacances d'été au Cap-Ferret quand ils étaient petits. Le petit Olivier était peut-être amoureux de la grande Sophie qui n'avait d'yeux que pour les garçons de son âge. Ou peut-être que Sophie a déniaisé Olivier. Peut-être qu'elle a accepté de lui montrer ses seins. Il l'a peut-être sautée dans une cabane de pêcheurs. Mais ils passaient peut-être leurs étés sur la Riviera, et ils ont peut-être fait l'amour dans la piscine de la villa du père de Sophie sur les hauteurs de Menton le 6 août 1987 en début d'après-midi pendant que les parents faisaient la sieste dans le living-room.

Peut-être que Sophie attend qu'Olivier quitte sa femme pour refaire sa vie avec elle. Il lui a peut-être dit qu'il l'aimait mais qu'il avait besoin de temps, qu'il ne pouvait pas quitter sa femme du jour au lendemain. Elle lui a peut-être lancé un ultimatum. Si Olivier n'a pas quitté sa femme avant le 2 décembre 2011, elle le quittera pour un autre journaliste, pourquoi pas David Pujadas qui est petit mais moins fourbe qu'Olivier.

- Tu ne vas quand même pas me quitter pour ce nabot ?

- Pourquoi pas ? Il est gentil et il gagne deux fois plus que toi.

Ils se sont peut-être croisés au casino d'Aix-les-Bains en août 1990. Il l'observait peut-être jouer à la roulette en robe du soir noire fendue sur le côté. Ou elle lui a prêté 5000 francs qu'il a claqués à la roulette en échange d'une nuit d'amour dans la plus belle chambre de l'hôtel Astoria, un ancien palace Art déco où Sophie passe tous ses étés depuis 1969.

Ils habitent peut-être tous les deux rue de Vaugirard, dans le XVe arrondissement. Et ils font peut-être leurs courses dans le même Monoprix le jeudi soir. Et même, ce qui serait proprement incroyable, ils achètent peut-être la même marque de biscottes.

Peut-être que Sophie ressemble à la mère d'Olivier, et Olivier au premier mari de Sophie. Olivier est peut-être le fils caché de Sophie qu'elle aurait eu avec le palefrenier dans les écuries du château de Rambaud, propriété de la famille de Menthon depuis le XVe siècle, aujourd'hui une ruine dont il ne subsiste que la chapelle.

Ils se sont peut-être croisés une fois sur les planches de Deauville, ou à cheval sur la plage de La Baule.

Ils se sont peut-être vus pour la première fois dans une partouze organisée par Jacques Chancel dans un des nombreux châteaux qu'il possède en France, dans le Périgord, en Espagne, en Pologne, en Basse-Saxe, à quinze kilomètres de Hanovre, en Rhénanie-Palatinat, à dix kilomètres de Mayence, et en Italie, dans la vallée d'Aoste.

Ils ont peut-être pris un café ensemble dans la voiture-bar du TGV 8849 à destination de Rennes en avril 2002, trois jours avant l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle.

Olivier a peut-être ramassé le mouchoir de Sophie dans le TGV Paris-Bordeaux, et pour le remercier, elle l'a invité à dîner dans une pizzeria de Biarritz.

Ils ont peut-être le même dentiste, et ils se croisent souvent dans la salle d'attente.

Ils s'envoient régulièrement des piques en direct. Elle se moque souvent de lui, et il raille son côté bourgeoise libérale, chef d'entreprise dynamique, qui n'a que les mots "boîte" et "bosser" à la bouche. Elle l'énerve. Il lui reproche sûrement de passer tous ses week-ends au château de Lacoste, propriété de Pierre Cardin où il donne des soirées au cours desquelles elle se permet de boire, de danser et de rire au bord de la piscine fluorescente. Peut-être qu'il lui reproche aussi de jouer au tennis avec des jupes longues et des raquettes en bois comme en 1930. Peut-être qu'il ne lui pardonne pas d'avoir assisté une fois au Grand Prix de Monaco.

Ils sont peut-être amis depuis longtemps, mais leur amitié menace de s'effondrer à tout instant et de se transformer en histoire de cul voire d'amour.

Il a peut-être un faible pour les aristocrates. Il est sensible aux filles à particule. Par exemple il n'a jamais lu aucun de ses livres, mais il aime beaucoup l'écrivaine Camille de Peretti. Il aimerait bien que Victoire de Castellane intègre l'équipe des GG, mais Alain Marschall n'est pas d'accord. Il rêve sûrement de coucher avec une baronne ou une comtesse. Moi-même je rêve d'enculer une princesse.

Peut-être que des noms comme Agathe de La Boulaye et Tatiana de Rosnay le font bander. Il est peut-être marié avec la baronne de Merteuil.

Peut-être que lui-même s'appelle Olivier Truchot de Sainte-Foix. Peut-être que son père Gaston Truchot de Sainte-Foix a épousé en 1952 Marie-Louise de Rodez. Il a peut-être un lien de parenté avec le marquis Alexis de Lespinay. Il compte peut-être parmi ses ancêtres Charles de Crussol, vicomte d'Uzès. Ce qui expliquerait l'intérêt que lui porte Sophie dont l'attirance pour les têtes couronnées n'est plus à démontrer.

Sophie a peut-être une fille, Mathilde. Et Olivier est peut-être son mari. Olivier serait donc le gendre de Sophie, ou son frère, si Sophie est sa soeur. Ou alors, et je pencherais plutôt pour cette hypothèse, Sophie et Olivier sont unis par les liens du mariage. Et ils vivent avec leurs quatre enfants à Versailles, dans un manoir XVIIIe ayant appartenu à un descendant en ligne directe de Louis-Philippe.

Ils possèdent aussi une vieille demeure à Gordes, dans le Luberon, où ils reçoivent chaque été tout le gotha européen autour de la piscine en forme de U.