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26/07/2012

Coups de foudre

Mon grand appartement, de Christian Oster, aurait tout aussi bien pu s'appeler Coup de foudre, d'Eric Laurrent. Coup de foudre, comme le premier roman d'Eric Laurrent, je veux dire. Car il s'agit bien d'un coup de foudre. Mon grand appartement, c'est l'histoire d'un coup de foudre. Coup de foudre aussi, d'ailleurs, forcément. Dans Coup de foudre, Chester a le coup de foudre pour une femme mariée. Dans Mon grand duplex, Gavarine a le coup de foudre pour une femme enceinte. Ils auraient pu avoir le coup de foudre pour une femme seule, sans enfant(s), sans mari, sans problèmes. Mais non. Il fallait qu'elle fût mariée, et donc pas libre, ou enceinte, et donc normalement pas libre. Il faut toujours que les écrivains en rajoutent des problèmes là où n'y en a pas. Ils chipotent, quoi. Ah ils sont chiants ces écrivains ces deux-là

tu te trompes, ce n'est pas Catherine Matausch, qui a écrit la vie sexuelle de Catherine M.

16/06/2011

BHL, BHV ?

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Je pense que BHL est la pire ordure que la terre ait jamais portée. C'est le type le plus arrogant, le plus hautain qui existe. Il est pire que Jacques Attali, qui est pourtant le type le plus vaniteux et le plus arrogant depuis l'apparition de l'imprimerie en 1456.

BHL est persuadé qu'André Comte-Sponville ne lui arrive pas à la cheville, et que Luc Ferry est une croûte. D'autre part, il considère Michel Onfray comme un philosophe de seconde zone et Vincent Cespedes comme un penseur de troisième ordre doublé d'un jeune con. Si BHL et Attali étaient invités dans un débat. Ils se regarderaient dans les yeux pendant une heure sans parler. Il y aurait un silence de mort sur le plateau. Aucun ne s'abaisserait à débattre avec l'autre. Au bout d'une heure, ils se tourneraient le dos pour montrer à l'autre dans quelle estime il le porte. Le présentateur serait obligé de rendre l'antenne sans qu'aucun mot n'ait été prononcé.

- Cette émission est maintenant terminée. Je vous remercie de l'avoir suivie. A la semaine prochaine.

Les deux tiennent une chronique dans un grand hebdomadaire. BHL en dernière page du Point, et Attali en dernière page de L'Express.

Mais BHL dépasse Jacques Attali. Il dépasse Pascal, Platon, Aristote et Spinoza. Il se prend peut-être pour Descartes, ou Bergson, ou pour le surhomme décrit par Nietzsche. Dans Ainsi parlait Zarathoustra, Zarathoustra déclare : "L'homme est une corde tendue entre la bête et le Surhumain." Eh bien BHL est peut-être le Surhumain dont Zarathoustra nous annonce l'arrivée. BHL est peut-être l'Übermensch. J'ai bien peur qu'il n'en soit rien, et que BHL ne soit qu'une goutte d'eau dans un océan de philosophie.

- BHL est une fausse facture.

Il a fabriqué des faux livres comme on fabrique des faux billets. Il a fait croire à son éditeur qu'il écrivait des traités de philosophie. Alors qu'il n'y a pas plus d'idées dans ses livres, que de scènes de cul dans les livres d'Alain Badiou.

Vous aussi il vous a bernés. Il n'est pas celui que vous pensez. BHL est sophrologue ou dentiste dans un cabinet de la rue Lepic. Il se balade avec des faux papiers. Sous une fausse identité. Il a réussi à vous faire croire qu'il était un des plus grands philosophes du XXe siècle, et vous l'avez cru car vous êtes cons comme Cauet. Or il n'est pas plus philosophe que je suis ingénieur agronome.

BHL est un croisement entre Sartre et Bernard Montiel. Entre Hume et Eddie Barclay. Est-il un philosophe mondain ou un mondain philosophe ? Philosophe mondain, la place est déjà prise par Luc Ferry. En revanche, chez les mondains, pas un seul philosophe. Ni Stéphane Bern, ni Emmanuel de Brantes n'ont fait des études de philo. Il y avait un créneau à prendre. Il a inventé le concept du reporter de guerre en smoking.

Il se promène avec sa chemise blanche au milieu des débris et des décombres. Il constate les dégâts. Il arrive après le coup de feu. Il compte les morts comme on compte les points que rapporte un mot au Scrabble ou une bonne réponse à Questions pour un champion. Il dénonce les barbares avant de rentrer et de manger chez Lipp un steak tartare.

Il est contre les criminels de guerre et pour les soirées chez Castel.

BHL est un mirage, une illusion. Il n'a pas plus d'existence qu'une flaque d'eau dans le désert. Au mieux c'est un clown, au pire un fantôme.

Je le condamne à 50 ans de réclusion criminelle pour crimes contre la pensée.

 

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17:00 Écrit par marronnier dans Livres, Médias | Tags : bhl, jacques attali, luc ferry, nietzsche, philosophie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23/01/2011

Si on ne célèbre pas Céline, on célèbre qui ? Hervé Guibert ?

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On n'achète pas un livre parce que c'est un prix Goncourt. On ne commémore pas Céline, on le lit. Et si on célèbre les 50 ans de sa mort, ce n'est pas pour ses opinions politiques, c'est pour son génie littéraire. C'est donc à un débat littéraire, s'il y a débat, que nous sommes conviés, et non à un débat politique. Serge Klarsfeld n'a donc rien à dire, qu'il se taise, il n'a pas voix au chapitre. On peut être contre cette commémoration, mais pour des raisons littéraires. On peut penser que Céline n'est pas un grand écrivain, et donc contester cette commémoration en fonction de critères purement littéraires. C'est un débat entre critiques littéraires. Entre Jean-Louis Ezine (Nouvel Obs) et Arnaud Viviant. Entre Nelly Kapriélian (les Inrocks) et Frédéric Beigbeder. Entre écrivains aussi. Entre Patrick Besson et Philippe Sollers, Christine Angot et Richard Millet,Yann Moix et Olivier Adam. C'est un débat entre spécialistes, ou amateurs éclairés. C'est une querelle d'experts, une prise de tête littéraire, une guerre des mots.

Serge Klarsfeld se trompe d'émission. On n'est pas à L'Heure de vérité, mais à Apostrophes. On n'est pas au Grand Jury RTL-Le Monde, mais au Masque et la Plume. Ce n'est pas François-Henri de Virieu qui pose les questions, mais Bernard Pivot. On parle ici littérature. On reçoit et on célèbre un écrivain. On juge son oeuvre littéraire. Et une oeuvre littéraire ne se juge pas sur des critères moraux ou politiques. Mais sur des critères esthétiques. Il aurait donc fallu consulter des écrivains, des critiques, pas un avocat. Je ne vois vraiment pas ce qu'il vient faire là-dedans, le père Klarsfeld. Moi je suis désolé, mais quand je lis Céline, je ne pense pas aux Juifs. Je lis des phrases qui me plaisent, qui me dégoûtent, qui me pètent à la gueule comme une grenade. Ses phrases me font bander. On reconnaît un bon texte au degré d'excitation qu'il provoque en vous. Les grands romans sont tous des romans érotiques. Je prends un plaisir physique à lire Voyage au bout de la nuit. Mort à crédit. Bagatelles pour un massacre. Quand je lis Marc Dugain, je bande mou.

On peut ne pas aimer le style de Céline. On peut le trouver un peu trop familier. Un peu trop direct. On peut préférer le style plus classique, plus alambiqué de Proust avec ses phrases qui n'en finissent pas. On peut préférer les salons proustiens aux trottoirs céliniens. Le monde de strass et de paillettes de Proust à l'univers puant et crasseux de Céline.

On peut trouver qu'il écrit mal, que c'est un écrivain de seconde zone, de banlieue, qui ne mérite pas de figurer dans la cour des grands.

Parce que c'est ça la question : est-ce un écrivain capital, majeur, majuscule, ou un auteur mineur, minable, minuscule ?

Qu'il soit antisémite est secondaire. On peut être un grand raciste et un grand écrivain. Céline serait le pire des salauds, des dictateurs, que cela n'enlèverait rien à son génie littéraire, à la qualité de ses textes.

Oui, Céline est un pourri, une ordure, un monstre. Mais tous les génies sont des monstres. Alors à ce moment-là, on arrête de célébrer les génies, et on célèbre les nuls. On célèbre Marc Lévy.

 

07/01/2011

Au coeur du mensonge de PPDA

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L'affaire PPDA nous plonge au coeur du mensonge. Dans les eaux troubles et marécageuses du milieu littéraire. Dans les caves humides et sombres des maisons d'édition. Dans les coulisses du monde secret de l'édition.

Il y a l'affaire du plagiat dont tout le monde parle. Je ne vais pas revenir dessus. Pour écrire sa biographie sur Hemingway, PPDA s'est fortement inspiré d'une autre biographie. C'est l'Express.fr qui a fait péter l'information qui éclabousse aujourd'hui le père Patrick et l'éditeur Arthaud. Et le plagiat n'est pas mince, puisqu'il porte sur une centaine de pages. Le titre de la biographie étant "La vie jusqu'à l'excès", on pourrait dire que PPDA a plagié jusqu'à l'excès. La ficelle était donc grosse, mais l'ouvrage plagié est aujourd'hui épuisé, et l'auteur est mort. Pratique quand on ne veut pas se faire piquer.

Il y a aussi l'affaire du nègre, dont on parle moins. Là il n'y a pas de preuves, mais il se murmure que PPDA aurait pris un nègre. Et c'est là que ça se corse. Ce ne serait pas PPDA l'auteur du livre, et donc du plagiat, mais son nègre. Ce qui ne le dédouane en rien, mais au contraire aggrave son cas. Car le pire n'est pas de piller sans vergogne un autre livre. Le pire c'est de laisser un nègre le faire à sa place. Parce qu'alors, il ne triche plus seulement sur 100 pages, mais sur toute la ligne. Sur tout le livre ! Si le plagiat porte sur un tiers du livre, il en a écrit les deux tiers. Mais s'il a pris un nègre, il n'a rien écrit du tout !

Le pire c'est le double mensonge : "J'ai passé un an et demi à écrire ce livre et trouve très désobligeant ce soupçon de plagiat." Le pire c'est qu'il n'est même pas l'auteur du plagiat, il n'est l'auteur de rien.

Il signe en gros caractères jaunes un livre écrit par un autre et qu'il n'a peut-être même pas pris la peine de lire. Si ça se trouve, il n'a même pas lu le titre.

Plagiat, nègre, cette affaire jette une lumière sur les pratiques douteuses du monde pourri de l'édition. Et elle montre bien le vrai visage de PPDA.

Pourquoi avoir "écrit" ce livre ? Pour l'argent ? Pour la gloire ? Ces types n'en ont jamais assez. Le journal de 20h ne lui suffisait pas. Il fallait en plus qu'il présente une émission littéraire, et qu'il écrive des livres. Journaliste, critique littéraire, et écrivain. Rien que ça. Et puis attention, pas n'importe quel écrivain. C'est que monsieur visait le Goncourt. La société marche sur la tête, les prix littéraires sont truqués, mais pas au point de lui avoir décerné le Goncourt. Pourtant à force de copinages et de trucages il a réussi à décrocher une fois l'Interallié.

Ce type est un truqueur professionnel. Il n'a pas seulement truqué l'interview de Fidel Castro. Il est allé jusqu'à truquer son nom. Il ne s'appelle pas Patrick Poivre d'Arvor. Il s'appelle Patrick Poivre. D'Arvor a été rajouté à Poivre comme d'Estaing à Giscard. Patrick Poivre d'Arvor, mon cul, comme dirait Zazie. Il n'est pas plus aristocrate que Patrick Sabatier. Et il n'y a pas plus de d'Arvor que de beurre en branche.

Chacun son métier. Qu'il se contente de faire le sien, au lieu de se prendre pour Houellebecq. Est-ce que Houellebecq présente le journal de 20h ? Tout le monde rigolerait. Le problème c'est que personne ne rigole quand Poivre d'Arvor publie un roman. Pourtant il n'est pas plus légitime à publier un roman que Houellebecq à présenter le 20h. Qu'il arrête de marcher sur les plates-bandes de Christine Angot. Et qu'il arrête de flouer le lecteur en publiant de faux livres.

 

17:55 Écrit par marronnier dans Livres, Médias | Tags : ppda, hemingway, plagiat | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |