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01/01/2011

Qui est le plus énervant ?

Hervé Morin dans sa cuisine ?


Vœux 2011 d'Hervé Morin
envoyé par nouveaucentre

 

Dominique de Villepin dans sa bibliothèque ?


Voeux de Dominique de Villepin pour l'année 2011
envoyé par clubvillepin

 

Nicolas Dupont-Aignan dans son atelier d'artiste ?


Les voeux de Nicolas Dupont-Aignan pour l'année 2011
envoyé par dlrtv

 

Ou François Bayrou devant sa bibliothèque ?


François Bayrou - Voeux pour l'année 2011
envoyé par mouvementdemocrate

 

Mon classement (du plus au moins énervant, et du plus long au moins long) :

1er : Dominique de Villepin (et sa bibliothèque de livres précieux)

2e : Hervé Morin (et sa cuisine équipée)

3e : François Bayrou (et sa bibliothèque de livres de poche)

4e : Nicolas Dupont-Aignan (et son dessin au fusain)

 

17/12/2010

Le blond germanique de Marine Le Pen

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Inès de la Fressange est un fil de fer. Invitée à donner son avis d'ancien mannequin Chanel sur le look des femmes politiques, dans les Grandes Gueules sur RMC, elle a été gentille et tendre avec tout le monde, sauf Marine Le Pen.

Rama Yade est canon, NKM est très belle, Christine Lagarde a les dents blanches, et Simone Veil jeune, c'est Laetitia Casta. Roselyne Bachelot est beaucoup plus sobre, elle l'adore. Martine Aubry, il y a des progrès, mais elle est trop sérieuse. Quant à Marine Le Pen, il y a des progrès au niveau du look. Mais c'est au niveau du physique que ça coince.

"L'aspect extérieur, ça vient de l'intérieur. (...) Et les mauvaises pensées, ça rend jamais beau."

Ainsi, Marine Le Pen aurait les traits tirés par la haine, déformés par la colère, marqués au fer rouge de ses idées brunes. Et puis il y a ces cheveux blonds.

"Elle est très occupée, donc elle n'a pas le temps d'aller voir un bon coloriste, et ce blond germanique ne va pas du tout."

Peut-être, mais au moins c'est sa couleur naturelle. C'est toute la différence entre une Inès de la Fressange et une Marine Le Pen. Marine Le Pen ne passe pas son temps chez le coiffeur à se faire faire des couleurs comme ce mannequin démodé et obsédé par son image de grande sauterelle de Saint-Germain-des-Près.

"C'est parce qu'elle est du Front National, sinon vous n'auriez jamais dit germanique", lui fait remarquer le journaliste. Réponse de Mlle Inès : "Ben oui, évidemment, vous êtes rapide, vous."

Passons sur sa comparaison un peu douteuse, voire carrément limite.

Si je résume la pensée fressangienne :

La beauté intérieure se voit à l'extérieur.

Or Marine Le Pen n'a pas une belle âme.

Donc Marine Le Pen est moche.

Je rappelle à IdLF que Christine Boutin est d'une droite catholique et humaniste et qu'elle est moche comme un pou, désagréable comme une facture. Ou en tout cas pas franchement canon. Voilà jusqu'où va se nicher le politiquement correct germanopratin. La pensée unique de la rive gauche. Marine Le Pen est moche parce qu'elle est d'extrême-droite. On ne peut pas être à la fois jolie et au FN. Donc, si je la suis bien, la brindille du Café de Flore, il n'y a que des boudins au FN, et que des mannequins au PS. Que des top models à la Fête de l'Huma. C'est vrai pour Clémentine Autain, qui est belle comme Jean Seberg. Mais sinon, j'ai déjà vu des filles communistes mal coiffées, mal habillées, et plutôt moches. Genre Anémone dans Le Quart d'heure américain. Je ne dis pas que Marine Le Pen est canon, mais j'aime bien son côté blonde plantureuse. Et franchement, si elle venait dormir chez moi, je ne dormirais pas dans la baignoire. Cela dit, si j'avais le choix, je choisirais une blonde platine plus vulgaire et poitrinée que la Marine. La Cécile. J'ai vraiment des goûts de chiotte.

 

(Photo)

14/12/2010

Christine Ockrent est-elle une espionne ?

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Christine O veut-elle la peau d'ADP ? Cherche-t-elle à déstabiliser M. de Pouzilhac ? Veut-elle flinguer son patron d'une balle en pleine tête ? A-t-elle organisé un système d'espionnage informatique dans la société où elle travaille en tant que directrice et qui regroupe France 24, RFI, TV5 Monde ? Est-elle bordel de merde impliquée dans cette affaire ?

En tout cas, de lourds soupçons pèsent sur elle. Il y a de fortes chances pour qu'elle soit mouillée jusqu'au cou. Car en matière de management, la mère Christine ne fait pas dans la dentelle, ni dans le bain moussant. Elle a des méthodes de travail et de management assez radicales, plutôt musclées. Elle tranche dans le vif. Partout où elle passe, elle fait régner la terreur. Là où elle est passée, l'herbe ne repousse plus.

A L'Express, où elle a fait un passage éclair, on entend encore les portes claquer. On voit encore les murs trembler, et les stylos voler à travers la salle de rédaction.

Chez AEF, elle a commencé par virer à coups de pied au cul 206 personnes à RFI, et Ulysse Gosset à France 24. Ainsi que le rédacteur en chef Bernard Coq. Bernard Coq, qui avait eu le malheur d'écrire quelques années plus tôt un livre à charge contre Bernard Kouchner. Ca se passe comme ça avec Mme Ockrent. Si tu as le malheur de lui déplaire pour telle ou telle raison, tu glicles. Avec elle, c'est simple. Soit t'es viré, soit tu restes, et si tu restes, t'as intérêt à la fermer et à filer droit. Il faut avoir un moral d'acier quand on travaille à côté de ce bourreau. Des journalistes ont sombré dans une profonde mélancolie et une grave dépression après avoir travaillé sous ses ordres. Certains n'en sont pas encore remis, et traînent leur mal-être comme un boulet.

Christine O, c'est comme Brice de Nice. Elle t'envoie une vacherie, et elle crie "Cassé", avec le geste du bras. Travailler avec elle, c'est l'enfer. Elle casse tellement ses collaborateurs que le soir ils quittent leur travail brisés en mille morceaux, sur les rotules, bons à ramasser à la cuillère. Il y a un journaliste, il paraît qu'elle lui a brisé le cou. Le pauvre est obligé de porter une minerve.

Christine O est une tortionnaire. Seuls des anciens prisonniers ayant purgé une longue peine supporteraient de travailler avec elle. Ou des gardés à vue qui n'ont jamais avoué même sous la torture. Ou des légionnaires, des commandos de marine. Des hommes du Raid. Ou des anciens de Koh-Lanta, capables d'avaler des vers de terre crus, des moustiques grillés, ou des fourmis vivantes.

Non, il faut la stopper. C'est de pire en pire. Aujourd'hui, on la soupçonne d'espionnage. Non contente d'humilier, de rabrouer, et de gifler ses subordonnés, voilà qu'en plus elle les espionne. A la pause de midi, quand ils sont tous à la cantine en train de déjeuner d'une pizza ou d'un steak frites, elle fouille leurs cartables, leurs sacs à dos, consulte leurs agendas, pour savoir où et avec qui ils déjeunent, dînent, partent en week-end, pour pouvoir déjouer un éventuel putsch destiné à la renverser ou la faire vaciller sur son trône. La nuit, elle s'introduit dans leurs ordinateurs dont elle connaît tous les mots de passe par coeur, ou dont elle a recopié les codes sur une fiche bristol. Elle opère avec un complice, une proche collaboratrice qu'elle humilie un peu moins que les autres.

Elle s'intéresse également de très près aux ordinateurs des dirigeants de la boîte. Mais il est un ordinateur qui l'intéresse particulièrement : celui de son patron et ennemi juré Alain de Pouzilhac. Elle donnerait cher pour pouvoir pénétrer comme une souris à l'intérieur de cette machine infernale, de cet ordinateur de PDG. Elle donnerait tout pour s'y introduire comme un virus. Alors, aveuglée par la haine, la solution de l'espionnage informatique s'impose à elle comme une évidence. Ne supportant pas d'avoir un supérieur hiérarchique, et encore moins celui-là, elle met tout en oeuvre pour le torpiller en obtenant des informations compromettantes sur son compte dont elle pourra se servir ensuite pour exiger sa démission et s'installer dans son fauteuil de PDG.

Christine O nie les faits, évidemment. Il est vrai que c'est dans l'ordinateur de sa proche collaboratrice qu'on a découvert des fichiers volés, empilés comme des autoradios et des magnétoscopes dans une cave de cité sensible.

"Je ne suis pour rien dans cette affaire. (...) Si cette personne a mal agi, je le déplore."

Cette personne. Voilà comment elle parle de son ancienne collaboratrice. Elle est en train de la lâcher en rase campagne, de l'abandonner au bord de la route comme un chien, de la jeter à la poubelle comme un vieux jouet. Elle ne la connaît plus, ne l'a jamais vue. Elle est devenue une étrangère dont elle a oublié le nom, le visage. Elle va l'enfoncer, lui faire porter le chapeau, lui maintenir la tête sous l'eau. Elle va servir de fusible comme Eric Woerth et Alain Juppé. Elle va exploser comme un avion en vol, éclater comme une bulle de savon. Elle finira par se suicider au bord d'une rivière comme Pierre Bérégovoy.

 

(Photo)

10/12/2010

Eric le Rouge

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Que Cantona ait retiré ou non son argent, ce n'est pas important. On s'en fout. Je m'en fous comme de mon premier flirt avec une Espagnole sur un banc du jardin des Tuileries par une belle nuit d'été 1983. D'autant que ce n'est pas lui qui a appelé à retirer l'argent des banques le 7 décembre. On a repris son idée et fixé la date du 7 (7 comme le maillot de Cantona à Manchester United). Le but de Cantona c'était de dénoncer le système, pas d'aller retirer l'argent de son compte. D'abord c'est impossible, on ne retire pas 750 000 euros en liquide comme ça (même avec une carte Gold). Ensuite, pour que ça marche, pour que les banques s'écroulent comme un château de cartes, il aurait fallu que tout le monde retire son argent au même moment. Or certains n'ont aucune envie de vider leur compte plein comme un oeuf. Ils auraient même plutôt envie de le remplir encore davantage si c'est possible, ou d'en ouvrir d'autres. Vider son compte, ça fait peur. Tout le monde n'est pas Nan Aurousseau qui se promène en permanence avec 12 000 euros en liquide sur lui (6000 euros dans chaque poche). Tout le monde n'est pas fan des liasses de billets. Les gens ont trop peur de se faire dépouiller par une bande de jeunes un soir dans une ruelle mal éclairée de Saint-Ouen ou de Corbeil-Essonnes.

Non, il voulait ouvrir un débat, lancer une polémique, dénoncer un système pourri jusqu'à la moelle, dénoncer les agissements des banques, la spéculation, les marchés financiers, les paradis fiscaux, et en ce sens c'est réussi.

Cantona n'est qu'un pion dans cette affaire. Il a servi de détonateur. Sa phrase est une bombe, une piqûre de rappel. Et pas un délire comme j'ai pu l'entendre ici ou là. Comme Eric Naulleau a pu le dire (j'aime bien Naulleau, mais des fois c'est lui qui délire). Sa déclaration avait un sens. Si elle avait été complètement farfelue, elle n'aurait pas fait autant de bruit. Elle n'aurait pas fait réagir Mme Lagarde et M. Baroin. Il a visé juste. Il a touché un point sensible.

Son mérite, c'est d'avoir tiré le signal d'alarme. Il a donné l'alerte comme quelqu'un appelle les pompiers pour signaler un incendie ou une explosion au gaz dans l'immeuble d'en face ou le studio de la voisine. Il a interpellé les responsables politiques. Il a décoiffé Christine Lagarde. Il a dénoncé les banquiers pyromanes. Ceux qui ont mis le feu à l'économie mondiale. Et qui continuent à jouer avec le feu comme si de rien n'était.

Il a jeté un pavé dans la mare financière. Il a pointé du doigt les requins de la finance. Il a désigné un coupable : les banques, et leurs pratiques douteuses. Leurs filiales dans les paradis fiscaux. Il nous a rappelé que les banques continuent à jouer au casino avec notre argent, à la roulette, au poker, contrairement à ce qu'elles ont essayé de nous faire gober.

Il est vrai que sa démarche peut paraître un peu faux-cul. Il est vrai qu'il n'a retiré que 1500 euros d'une agence BNP de la Somme avec sa carte Gold, pendant qu'au même moment, un homme chauve et fatigué de 52 ans ne pouvait même pas retirer 10 euros au Crédit Mutuel d'Enghien-les-Bains avec sa carte bleue. Il faut dire que lui les 1500 euros, il ne les gagne même pas en un an.

Il est vrai qu'il a tourné dans des publicités pour ramasser un maximum de pognon.

Mais sa révolte n'est pas feinte. Il a toujours été révolté. Il est toujours parti en guerre contre tout. Contre les joueurs, contre les supporters, contre les arbitres, contre les entraîneurs, contre la Fédération française de football, contre le pape, contre les journalistes. Et maintenant contre les banques. Milliardaire ou pas, Cantona est et restera un rebelle, un écorché vif. Au fond, le fric, il s'en fout. Il ne court pas après l'argent comme Zidane. Et puis on ne va quand même pas lui reprocher de s'intéresser aux pauvres, sous prétexte qu'il est pété de thunes ?

Cantona est un ancien footballeur communiste. Il a réussi dans un club riche mais populaire, dans une ville ouvrière, et non pas dans un de ces clubs huppés de Londres comme Chelsea ou Arsenal.

 

(Photo)

01:37 Écrit par marronnier dans Foot, Politique | Tags : éric cantona, banques, révolution, anarchisme | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |