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05/12/2010

Bayrou, le leader maximo

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"Pas facile de faire vivre une famille politique quand il n'y a pas un leader affirmé ni de ligne commune." Petite phrase de François Bayrou, sur le PS, lâchée au détour d'une conversation dans l'émission dominicale du gentil Drucker sur France 2. Pas vu l'émission, mais lu la phrase sur un blog centriste.

Bayrou n'a pas tort. Il a même raison. Au PS, y a pas de leader mais un parti. Au MoDem, c'est le contraire. Un leader, et pas de parti. Vaut-il mieux un parti sans leader, ou un leader sans parti ? Pour l'élection présidentielle, vaut mieux un leader avec un petit parti qu'un gros parti sans leader. Bayrou a fait 18,5 % avec un parti mineur, minuscule, maigre comme un yaourt allégé. Ségolène Royal a fait à peine mieux avec le gros PS. Moralité : la présidentielle, c'est une question de personne, et le problème, c'est qu'il n'y a personne au PS.

C'est l'avantage du petit parti. Pas besoin de primaires. Vous imaginez des primaires au MoDem ? Bayrou contre Bayrou. Au moins, il est sûr de gagner ! C'est pour ça que Bayrou a créé son parti. Ca flatte son ego. Personne pour l'emmerder, pour contester son leadership. Le MoDem est un parti totalitaire. Le culte du chef. C'est pire que l'UMP. Pire que le NPA. Pire que Lutte Ouvrière. Bayrou est un dictateur. Bayrou est le Laurent Gbagbo français. C'est le plus africain des centristes. Et impossible de savoir si le MoDem est de centre droit ou de centre gauche. Il y a des dictateurs de gauche comme de droite. Communistes ou fascistes. Bayrou lui est le premier dictateur centriste. Tous ceux qui n'adhèrent pas à la ligne politique molle du parti en sont exclus. Ils n'ont pas droit à la parole. Juste le droit de se taire. Ou de partir. La rupture est douloureuse, mais définitive. Comme dans un couple. Les anciens sont ostracisés, dénigrés dans les journaux. Comme en témoigne cette déclaration de Bayrou sur ses anciens amis centristes qui ont rejoint la majorité sarkozyste : "Ils sont morts, absorbés, digérés, évacués." Il n'y va pas de main morte. Il n'y va pas avec le dos de la cuillère centriste. Avec Bayrou, ça rigole pas. Kadhafi à côté, c'est du pipi de chat. Tous ceux qui émettent le moindre doute, la moindre critique, à l'égard du chef, sont jetés à la poubelle comme des tomates pourries. Tous ceux qui ne sont pas pour Bayrou sont contre Bayrou. L'UMP, à côté du MoDem, c'est le pays des Bisounours. C'est l'île aux enfants.

Il est allé chez le gentil Drucker pour faire croire qu'il est gentil. Alors qu'il a un ego démesuré, qu'il n'est gentil qu'avec ses chevaux, qu'il ne fait confiance à personne, et qu'il est le centre de ses préoccupations. Ne vous laissez pas avoir. Ne votez pas pour lui en 2012. Ce centriste du Béarn est un dictateur mou, mais un dictateur quand même. Il supprimerait la gauche et la droite, et placerait le centre au centre de tout. Il mènerait une politique ni de gauche, ni de droite. Mais une politique du centre mou. Bayrou est tellement égocentré qu'il supprimerait le poste de 1er ministre. Et il formerait un gouvernement tellement resserré qu'il n'y aurait plus que 2 ou 3 ministres. Marielle de Sarnez, ministre de la Justice. Robert Rochefort, ministre du Travail. Et c'est tout. Le reste, c'est Bayrou qui s'en occuperait.

Bayrou Président, ce serait aussi un formidable retour en arrière. Bayrou réhabiliterait la Garde républicaine à cheval. Il supprimerait les Renault Safrane et autres Peugeot 607, et les remplacerait par des carrosses tirés par 600 chevaux.

Il supprimerait les mails. Les lettres mettraient de nouveau 6 jours avant de parvenir à leur destinataire. On rouvrirait des bureaux de poste en province, et les facteurs retrouveraient du travail.

En bon dictateur, il se maintiendrait longtemps au pouvoir, jusqu'au jour où il serait assassiné de plusieurs coups de couteau dans la poitrine comme Henri IV.

L'assassin serait vite maîtrisé et démasqué par les gendarmes à cheval. Il s'agirait d'Olivier Besancenot, anarchiste bien connu des services de police, facteur au bout du rouleau, épuisé par une surcharge de travail due au regain d'activité de la Poste...

 

Ce billet ne devrait pas plaire à l'Hérétique, à Balle au centre, et à Marianne République.

 

(Photo)

 

02/12/2010

Un Sarkozy peut en cacher un autre

Sarkozy vient de rappeler devant des députes UMP qu'il ne pouvait faire que 2 mandats. C'est une façon de dire tout en ne le disant pas qu'il est candidat, d'annoncer sans l'annoncer sa candidature. Et une réponse à la candidature de Mme Royal. Une manière de lui dire : "Tu es candidate ? Ah ah, ben moi aussi, bécasse, et je te préviens, ça va pas être une partie de plaisir, ça va être ta fête, tu vas morfler, ma belle, je vais encore te mettre la pâtée..." C'est en gros ce que ça voulait dire.

Mais je ne suis pas là pour vous casser les couilles avec la candidature de Mme Royal, d'autres s'en sont chargés à ma place, et puis, franchement, Mme Royal, je m'en fous comme de mon premier pantalon (cette grande bringue au sourire froid comme la glace n'est qu'une petite ambitieuse sans talent et sans envergure ; le seul point positif à sa candidature, c'est qu'elle fout le bordel à gauche, sème la zizanie ; Mme Royal est nulle, mais c'est une sacrée fouteuse de merde...).

Le but de ce billet est d'empêcher les antisarkozystes primaires de dormir. De leur dire de ne pas se réjouir trop vite. Sarkozy peut faire un 3e mandat. Non, je n'ai pas bu, je ne suis pas bourré. Mes facultés intellectuelles ne sont pas altérées par l'absorption de je ne sais quelle boisson alcoolique. Je suis sobre comme ces gens qui ne boivent jamais de bière. Et je n'ai pas fumé d'herbe. Oui je le répète : Sarkozy peut faire un 3e mandat. Avec Manuel Valls en 2017. Ben oui. Qui se cache sous les traits de Manuel Valls ? Tout le monde sait bien que Sarkozy a un double. Et que son nom est Manuel Valls.

Manuel Valls, qui est plus royaliste que le roi, plus sarkozyste que Sarkozy. Rappelez-vous sa déclaration sur les "whites". C'était du Sarkozy dans le texte : "Belle image de la ville d'Evry... Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos..." (Voir la vidéo)

 

(Sources : Direct8, Rue89)

 

Incroyable d'entendre un mec de gauche parler comme ça. Après la droite décomplexée de Sarkozy, la gauche décomplexée de Valls. En l'écoutant, je me dis que Sarkozy aurait pu dire exactement la même chose. Pratiquement mot pour mot. Peut-être même que Sarkozy n'aurait pas osé dire ça. Il se dit "blairiste", Valls. Tu parles. Il est surtout sarkozyste ! D'ailleurs, c'est Sarkozy. Un Sarkozy qui ne serait pas né à Paris, mais à Barcelone, pas maire de Neuilly, mais d'Evry, et pas supporteur du PSG, mais du Barça !

 

23/11/2010

Moscovici sur i-Télé, c'est bien la preuve qu'Audrey Pulvar devait partir

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Ce soir Pierre Moscovici était l'invité d'i-Télé à 19h30, heure à laquelle officiait Audrey Pulvar dans feu son émission (supprimée) Audrey Pulvar Soir. A ceux comme Guy Birenbaum qui pensent qu'elle pouvait rester à l'antenne, je réponds ceci : pouvait-elle interroger Pierre Moscovici, un des candidats aux primaires du PS, alors que Mlle Pulvar est la compagne d'Arnaud Montebourg, lui-même candidat à ces mêmes primaires ?

Et quand bien même il ne serait pas candidat, Moscovici (il l'a encore répété ce soir) soutient la candidature DSK à la présidentielle... Il ne serait candidat que si DSK n'y allait pas. Bref, il participe directement ou indirectement aux primaires. Il est donc un concurrent direct de Montebourg. Et donc je trouve anormal qu'une journaliste puisse interroger "l'adversaire" de son Jules. Il y a un truc qui me gêne (ça s'appelle pas un conflit d'intérêts ?). 

Et puis surtout. Si Moscovici est invité sur i-Télé, Montebourg est en droit de demander le même traitement. Au nom de la parité. Et alors là, on fait quoi ? Pulvar est bien obligée de céder sa place à un(e) autre journaliste. Elle ne peut quand même pas interroger son Jules ! Elle est donc obligée de s'effacer. Le plus simple c'était donc qu'elle laisse sa place.

Et puis en sortant avec un politique, elle savait à quoi s'attendre. Elle avait qu'à sortir avec un boulanger, il lui aurait fait du bon pain, et elle aurait gardé son boulot !

 

22/11/2010

Et si on supprimait les notes à Sciences Po ?

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Pour ou contre la suppression des notes à l'école primaire ? Cette question ne m'intéresse pas vraiment, mais j'ai quand même un avis sur la question. C'est toujours le même problème. C'est ceux qui ont des mauvaises notes qui sont contre les notes. Ceux qui ont des bonnes notes, ils sont pour.

Et puis c'est complètement con. On veut supprimer les notes pour pas traumatiser les élèves. Mais ce n'est pas parce qu'on a des mauvaises notes qu'on a des problèmes. C'est parce qu'on a des problèmes qu'on a des mauvaises notes. On prend le problème à l'envers...

Dans certaines écoles, on remplace les notes par des évaluations. Mais les évaluations ont toujours existé ! Sur les bulletins, il y a toujours eu des notes ET des évaluations (je parle du commentaire en face de la moyenne générale). Si on supprime les notes, il reste les commentaires. Et si l'élève est mauvais, le commentaire est mauvais. "Nul en maths", "ne sait pas lire", "très mauvais élève", ça fait pas plus plaisir qu'un zéro. Je ne vois pas en quoi c'est moins traumatisant. Sur les copies, pareil. "N'a rien compris à la question", c'est pas mieux qu'un 2 sur 20. Et puis il y a des matières où c'est difficile de supprimer les notes. Si on ne note pas une dictée, comment on fait pour la noter ? On écrit en rouge : "Vous avez fait 60 fautes !" Et en maths, comment on fait ? On écrit sur la copie : "Tous les calculs sont faux." Qu'on ne note pas une rédaction, d'accord (est-ce qu'on note les romans ?). Mais comment ne pas noter un devoir de maths ? Les maths, c'est des chiffres.


Tiens, au sujet des notes, j'apprends dans une note de L'Hérétique que Richard Descoings, le directeur de Sciences-Po Paris, a signé la pétition pour la suppression des notes.

Ce type qui est à la tête d'un des établissements les plus sélects de France, où on passe son temps à noter les élèves, où t'as intérêt à avoir la moyenne, signe une pétition pour la suppression des notes ! Il est gonflé ! L'esprit de compétition, ça le gêne pas dans le supérieur, mais ça le gêne dans le primaire. C'est quand même un peu faux-cul, comme position.

La vérité, c'est qu'il s'en tape complètement. Il fait mine de s'intéresser aux pauvres petits traumatisés par les mauvaises notes. De même qu'il fait semblant de s'intéresser au sort des jeunes défavorisés, alors que 95% des élèves de Sciences-Po sont des gosses de riches. C'est vraiment le bal des faux-cul. Parce que de toute façon, notes ou pas notes, les pauvres petits auront jamais les moyens de se payer Sciences-Po. Trop cher, mon fils.

 

PS : pour l'introduction de la philo dès la seconde, je rigole. Ils ne savent déjà pas écrire une ligne sans faire 12 fautes, alors la philo... On ferait mieux de leur donner des cours de français, avant de penser à la philo. Qu'ils lisent d'abord Balzac...

- Balzac, c'est qui ce bouffon ?