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04/11/2011

Il y a trop de femmes dans les tours

france info,france inter,europe 1,féminisme

Il serait temps qu'elles laissent leur place aux hommes, qu'elles leur ont dérobé et qu'elles doivent maintenant leur rendre sans protester comme on rend une voiture volée à son propriétaire. Qu'elles comprennent que leur présence n'est pas indispensable dans les salles de rédaction. (...)

Elles sont la honte de la profession. Elles sont prêtes à tout pour un scoop. Elles coucheraient avec un vampire, pour un entretien avec un vampire. (...) Rien ne les détournera de leur objectif, qui est d'envahir les salles de rédaction, et de mettre la main sur l'actualité. Elles ne laisseront personne annoncer les mauvaises nouvelles à leur place. Elles ont déjà fait main basse sur la matinale de France info le week-end. Une a même l'audace de présenter la revue de presse dominicale. Si on ne fait rien, dans trente ans, elles auront trusté tous les postes. Il ne restera plus un homme dans les couloirs de France inter, et Europe 1 sera un nid à gonzesses. (...)

30/08/2011

Merci d'écouter France info, il est 16h30

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Tout est urgent. Le moindre événement est une information capitale qui mérite d'être signalée à l'antenne. L'info est permanente, elle ne s'arrête jamais. Notre devoir est de la communiquer le plus vite possible et de la manière la plus spectaculaire à la population mondiale. L'information la plus anodine peut se révéler destructrice. Vous croyez peut-être que le rhume de votre femme est une information secondaire, mais elle est peut-être de la plus haute importance. Il en va peut-être du sort de la planète. De la bonne marche du monde. Du bon fonctionnement des institutions. Le fait que votre boulangerie soit fermée du 23 août au 2 septembre, peut modifier le cours de l'histoire. La facette du monde peut s'en trouver changée.

Nous traitons un simple accrochage dans le métro avec le même sérieux qu'une guerre ou un tsunami. L'avantage des guerres modernes, c'est qu'on peut les suivre en direct, en temps réel, au point de pouvoir pratiquement donner le nombre de morts par seconde. Mais tout événement en apparence moins spectaculaire peut s'avérer tout aussi excitant. Une grève peut remplacer avantageusement une guerre. Une mise en examen d'une caissière qui a volé une pomme peut faire la une de l'édition de minuit.

- Tout est dans la manière de présenter le sujet.

Le décès d'un retraité dans sa maison de campagne deviendra le suicide d'un aristocrate dans son château. Jack Lang a dîné dans un restaurant de Marseille. En soi, l'info n'est pas capitale. Alors pour faire monter un peu la sauce, on dira qu'il a violé un poisson dans le port de Marseille. Puis qu'il l'a grillé avant de le dévorer.

- L'information est partout.

Et tout est information. Nicolas Sarkozy a pris un bain ce soir avant le dîner nous permet d'en savoir plus sur le président. On sait qu'il est propre. Edouard Balladur n'a pas pris le métro hier soir. Ca en dit long sur l'arrogance de cet odieux personnage. L'oubli d'un parapluie dans le métro à la station Maubert est une info urgente, si la météo a prévu de la pluie pour le lendemain. Les gens n'ont plus qu'à courir à la station pour avoir un parapluie gratuit. Le proviseur d'un lycée a été vu dans un magasin de chaussures. Information importante, car cela prouve que les fonctionnaires sont dépensiers. Et qu'ils ne foutent rien. Le ministre du Travail surpris en train de rire dans un café, alors que le chômage a augmenté le mois dernier. Encore une affaire d'Etat. Samedi soir, à Limoges, un médecin a dîné dans un Quick. Un scandale de plus, quand on sait qu'il faut éviter de manger trop gras. Votre mère, adjointe au maire, qui est rentrée chez elle à 18 heures. Les élus sont-ils payés à ne rien faire ? Reportage à Marseille. Une féministe a révélé dans un entretien au Monde qu'elle est enceinte de son compagnon. Ce qui prouve qu'elle a couché avec lui. Et qu'elle a menti. Contrairement à ce qu'elle raconte partout dans les médias, elle a besoin des hommes. Cette info sera donc un des gros titres de l'édition de 22h30.

Comme vous pouvez le constater, je suis shooté à l'info. Au point que j'appelle ma mère tous les soirs pour avoir des nouvelles de la famille. Je passe tous les matins chez la gardienne pour prendre des nouvelles de l'immeuble, et quand je vais chez les commerçants, je leur demande des nouvelles du quartier. J'arrête même des inconnus dans la rue pour prendre des nouvelles de leur santé.

Je veux tout savoir, aucune information ne doit m'échapper. Je dors avec la radio allumée, ou le casque sur les oreilles. Je sais tout ce qui se passe au moment où ça se passe. Rien de ce qui arrive en France et dans le monde n'échappe à ma vigilance. Je n'ignore rien du conflit israélo-palestinien, du braquage d'une bijouterie à la voiture bélier ce matin à Saint-Mandé, de la hausse inquiétante du chômage des seniors, et du classement du championnat de France de foot. J'ai des infos sur tout et tout le monde. Je sais où vous êtes parti en vacances, j'ai interviewé votre femme. Même si la concurrence est rude, j'essaye d'être le premier sur l'info. Je guette l'info comme un guépard une antilope. J'attends les dépêches avec angoisse. Je me jette sur elles comme un tigre sur un cerf. Dès qu'une tombe, je la balance à l'antenne. Je ne pourrai jamais m'arrêter. Je présenterai des journaux jusqu'à la fin de ma vie. J'annoncerai moi-même ma mort à l'antenne. Si le CSA me donne une fréquence, j'émettrai depuis mon cercueil. J'installerai un studio radio dans ma tombe. J'irai faire des reportages en enfer. J'interviewrai les morts.

- J'obtiendrai une interview exclusive d'Edith Piaf.

 

 

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16:30 Écrit par marronnier dans Radio, Télé | Tags : bfm tv, france info, actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

13/07/2011

Il y a un truc entre Olivier Truchot et Sophie de Menthon

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Ils ont peut-être déjeuné une fois ensemble à la Coupole ou dans un restaurant de poissons de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Ils ont peut-être pris un verre de grenadine au bar du Negresco à Nice. A moins qu'ils aient bu un Perrier chez Sénéquier sur le port de Saint-Tropez en juillet 2001. Peut-être qu'ils se sont dit bonjour un jour dans une boulangerie de la rue des Abbesses. A moins qu'ils aient fait une folie, et qu'ils aient osé boire un Schweppes à la terrasse d'un bistrot du boulevard Voltaire, ou déjeuner d'un steak au poivre dans un petit restaurant de la rue d'Aboukir.

Peut-être qu'ils se sont croisés un jour avenue des Ternes, ou place Emile-Goudeau à Montmartre. Peut-être qu'un jour Sophie montait dans le 52 avenue Victor-Hugo au moment même où Olivier sortait de la librairie Fontaine ou entrait chez Béchu pour s'acheter un chausson aux pommes et une tarte au sucre, et qu'il a senti son parfum à la lavande et elle son eau de Cologne. Peut-être qu'ils se sont croisés un jour à l'aéroport de Francfort et qu'Olivier n'oubliera jamais la petite robe jaune que Sophie portait ce jour-là.

A moins qu'ils aient déjeuné ensemble en avril 2004 dans un restaurant japonais. Si ça se trouve, ils se sont croisés une fois à la Fnac des Ternes, et depuis ils se voient clandestinement tous les jeudis soirs dans un hôtel du boulevard Haussmann.

Ils passaient peut-être leurs vacances d'été au Cap-Ferret quand ils étaient petits. Le petit Olivier était peut-être amoureux de la grande Sophie qui n'avait d'yeux que pour les garçons de son âge. Ou peut-être que Sophie a déniaisé Olivier. Peut-être qu'elle a accepté de lui montrer ses seins. Il l'a peut-être sautée dans une cabane de pêcheurs. Mais ils passaient peut-être leurs étés sur la Riviera, et ils ont peut-être fait l'amour dans la piscine de la villa du père de Sophie sur les hauteurs de Menton le 6 août 1987 en début d'après-midi pendant que les parents faisaient la sieste dans le living-room.

Peut-être que Sophie attend qu'Olivier quitte sa femme pour refaire sa vie avec elle. Il lui a peut-être dit qu'il l'aimait mais qu'il avait besoin de temps, qu'il ne pouvait pas quitter sa femme du jour au lendemain. Elle lui a peut-être lancé un ultimatum. Si Olivier n'a pas quitté sa femme avant le 2 décembre 2011, elle le quittera pour un autre journaliste, pourquoi pas David Pujadas qui est petit mais moins fourbe qu'Olivier.

- Tu ne vas quand même pas me quitter pour ce nabot ?

- Pourquoi pas ? Il est gentil et il gagne deux fois plus que toi.

Ils se sont peut-être croisés au casino d'Aix-les-Bains en août 1990. Il l'observait peut-être jouer à la roulette en robe du soir noire fendue sur le côté. Ou elle lui a prêté 5000 francs qu'il a claqués à la roulette en échange d'une nuit d'amour dans la plus belle chambre de l'hôtel Astoria, un ancien palace Art déco où Sophie passe tous ses étés depuis 1969.

Ils habitent peut-être tous les deux rue de Vaugirard, dans le XVe arrondissement. Et ils font peut-être leurs courses dans le même Monoprix le jeudi soir. Et même, ce qui serait proprement incroyable, ils achètent peut-être la même marque de biscottes.

Peut-être que Sophie ressemble à la mère d'Olivier, et Olivier au premier mari de Sophie. Olivier est peut-être le fils caché de Sophie qu'elle aurait eu avec le palefrenier dans les écuries du château de Rambaud, propriété de la famille de Menthon depuis le XVe siècle, aujourd'hui une ruine dont il ne subsiste que la chapelle.

Ils se sont peut-être croisés une fois sur les planches de Deauville, ou à cheval sur la plage de La Baule.

Ils se sont peut-être vus pour la première fois dans une partouze organisée par Jacques Chancel dans un des nombreux châteaux qu'il possède en France, dans le Périgord, en Espagne, en Pologne, en Basse-Saxe, à quinze kilomètres de Hanovre, en Rhénanie-Palatinat, à dix kilomètres de Mayence, et en Italie, dans la vallée d'Aoste.

Ils ont peut-être pris un café ensemble dans la voiture-bar du TGV 8849 à destination de Rennes en avril 2002, trois jours avant l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle.

Olivier a peut-être ramassé le mouchoir de Sophie dans le TGV Paris-Bordeaux, et pour le remercier, elle l'a invité à dîner dans une pizzeria de Biarritz.

Ils ont peut-être le même dentiste, et ils se croisent souvent dans la salle d'attente.

Ils s'envoient régulièrement des piques en direct. Elle se moque souvent de lui, et il raille son côté bourgeoise libérale, chef d'entreprise dynamique, qui n'a que les mots "boîte" et "bosser" à la bouche. Elle l'énerve. Il lui reproche sûrement de passer tous ses week-ends au château de Lacoste, propriété de Pierre Cardin où il donne des soirées au cours desquelles elle se permet de boire, de danser et de rire au bord de la piscine fluorescente. Peut-être qu'il lui reproche aussi de jouer au tennis avec des jupes longues et des raquettes en bois comme en 1930. Peut-être qu'il ne lui pardonne pas d'avoir assisté une fois au Grand Prix de Monaco.

Ils sont peut-être amis depuis longtemps, mais leur amitié menace de s'effondrer à tout instant et de se transformer en histoire de cul voire d'amour.

Il a peut-être un faible pour les aristocrates. Il est sensible aux filles à particule. Par exemple il n'a jamais lu aucun de ses livres, mais il aime beaucoup l'écrivaine Camille de Peretti. Il aimerait bien que Victoire de Castellane intègre l'équipe des GG, mais Alain Marschall n'est pas d'accord. Il rêve sûrement de coucher avec une baronne ou une comtesse. Moi-même je rêve d'enculer une princesse.

Peut-être que des noms comme Agathe de La Boulaye et Tatiana de Rosnay le font bander. Il est peut-être marié avec la baronne de Merteuil.

Peut-être que lui-même s'appelle Olivier Truchot de Sainte-Foix. Peut-être que son père Gaston Truchot de Sainte-Foix a épousé en 1952 Marie-Louise de Rodez. Il a peut-être un lien de parenté avec le marquis Alexis de Lespinay. Il compte peut-être parmi ses ancêtres Charles de Crussol, vicomte d'Uzès. Ce qui expliquerait l'intérêt que lui porte Sophie dont l'attirance pour les têtes couronnées n'est plus à démontrer.

Sophie a peut-être une fille, Mathilde. Et Olivier est peut-être son mari. Olivier serait donc le gendre de Sophie, ou son frère, si Sophie est sa soeur. Ou alors, et je pencherais plutôt pour cette hypothèse, Sophie et Olivier sont unis par les liens du mariage. Et ils vivent avec leurs quatre enfants à Versailles, dans un manoir XVIIIe ayant appartenu à un descendant en ligne directe de Louis-Philippe.

Ils possèdent aussi une vieille demeure à Gordes, dans le Luberon, où ils reçoivent chaque été tout le gotha européen autour de la piscine en forme de U.

08/07/2011

Bruce tout mou sur Europe 1

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Il va débarquer sur Europe 1 avec ses grosses joues, ses grosses cuisses, et son gros ventre. Avec sa vraie gentillesse et sa vraie mollesse. Europe 1 a choisi un type mou pour réveiller les auditeurs. Bruce Toussaint est un bon gros bonbon tendre, un chamallow. Comment réveiller les gens avec un chamallow ? Comment donner la pêche avec une guimauve ?

Ce n'est pas avec un somnifère qu'on réveille les gens. Or Bruce Toussaint est un somnifère, un tranquillisant, un calmant. Une dose de Bruce Toussaint, et vous plongez dans un sommeil profond. A cause de lui les auditeurs vont arriver en retard à leur travail. Le radio-réveil sonnera, Bruce Toussaint dira une phrase, et ils se rendormiront aussitôt. Ils ne réussiront à se lever qu'en éteignant le poste. Une fois la radio branchée sur Europe 1 ils devront lutter pour ne pas se rendormir. Ils seront obligés de boire des litres de café pour rester éveillés. Ils consommeront des oranges et des kiwis pour leur apport en vitamine C. Pour ne pas s'écrouler de fatigue en entendant le son de sa voix.

Sur Canal +, où il présentait naguère la matinale, on pouvait se raccrocher à autre chose, la couleur de sa chemise bleue ou la forme de la table. On pouvait regarder sa coiffure. On était distrait par les cheveux blonds de Stéphanie Renouvin qui présentait le journal, sa bouche en forme de O, ses yeux bleu pervenche. On était fasciné par les grosses lunettes de Marie Colmant. L'émission manquait de rythme, ronronnait comme un chat siamois, menaçait de s'arrêter à tout moment comme une voiture qui tombe en panne d'essence sur l'autoroute, mais au moins on pouvait regarder le décor ou les jambes de Caroline Roux.

A la radio on sera bien obligé de l'écouter. Ce sera aussi douloureux qu'un viol collectif, ou un coup de couteau dans le dos. On subira le timbre de sa voix ordinaire, banale, désagréable comme une nuit dans un cachot. On espérera les pages de pub comme une délivrance. On ne regrettera pas la voix insupportable de Fogiel, mais avec lui on n'aura pas gagné au change. Il a la voix de quelqu'un qui a mangé un croissant au beurre. On subira sa voix pleine de graisse.

Le seul point positif, c'est qu'on ne verra pas sa grosse tête de faux Italien qui mange des pâtes à la sauce tomate.

Qu'est-ce qu'il croit, ce gros bonbon tendre ? Qu'il va rebooster les audiences d'Europe 1 ? Mais avec un mollasson pareil même France info passera pour une radio nerveuse et pêchue. Comparé à Bruce Toussaint François Lepage est un présentateur survolté. François Lepage qui n'est pourtant pas un foudre de guerre. Il présente souvent le journal de 14h sur France info pour mieux nous accompagner dans notre sieste.

Bruce Toussaint n'est pas fait pour la radio, comme Jean-Jacques Bourdin et Patrick Roger. Jean-Jacques Bourdin écoutait déjà RTL dans le ventre de sa mère. On lui a injecté des ondes dans les veines à l'âge de deux ans. Il a réalisé son premier reportage pour France Bleu Roussillon à cinq ans. Quant à Patrick Roger. Il est né avec un micro dans la main. Il interviewait déjà les passants à l'âge de trois ans. Bruce Toussaint n'a pas ce background. Il a reçu son premier poste de radio à quinze ans pour son anniversaire. A part un stage à Radio Mont Blanc où il a réalisé des reportages qui n'ont jamais été diffusés, il n'a aucune expérience significative.

On n'entend pas ce qu'il dit. Il n'arrivera pas à captiver les gens qui écoutent la radio le matin en buvant leur café au lait. Ils seront obligés de coller l'oreille au transistor, ou de changer de fréquence. Avec lui les auditeurs d'Europe 1 écouteront France inter. A ses côtés tous les journalistes de la matinale vont mourir d'ennui. Le rythme de l'émission sera si lent que leur coeur s'arrêtera de battre en pleine chronique. Il faudra appeler les pompiers pour réanimer Michel Grossiord et Brigitte Béjean.

Avec Bruce Toussaint le matin, et Michel Drucker à onze heures, cette radio sera aussi animée que les rues de Dijon au mois de novembre, aussi morne qu'un jeudi de l'Ascension dans une chambre d'hôtel de Roubaix, ou un lundi de Pâques dans une rue piétonne de Châteauroux après avoir visité le Mémorial de Caen le matin, aussi triste qu'un enterrement un jour de pluie, un lundi après-midi, à la Toussaint, dans un village reculé de la Beauce, ou du Berry, et aussi chiante qu'une émission de Stéphane Paoli sur France inter ou une intervention de Nicolas Bazire sur France info. Et même, ce qui constituera un record mondial en la matière, encore plus emmerdante qu'une chronique d'Hubert Reeves sur France Culture.

A côté de la matinale présentée par Bruce Toussaint, les chroniques dominicales de Michel Serres sur France info, passeront pour un grand moment de rigolade.

 

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