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25/01/2011

Billet antisémite

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Ca ne se voit peut-être pas sur leur nez, mais ils sont partout. Dans les médias, dans le cinéma, dans la banque. Et dans la politique. Ils ne sont pas les plus nombreux, mais les plus influents. Ils trustent tous les bons postes, toutes les places. Tapez le nom d'un homme politique sur Google, ce qui vient en premier c'est le nom suivi de juif. Copé juif, Pierre Moscovici juif, François Hollande juif, Laurent Fabius juif... Tapez le nom d'un acteur ou d'un comique, et vous aurez son nom suivi de juif. Gilles Lellouche juif, Arthur juif, Gad Elmaleh juif, Elie Semoun juif, et j'en passe et des meilleurs (en revanche, Pierre Palmade est goy, né à Mimbaste, dans les Landes - à noter qu'il est également gay).

Et je ne parle pas des producteurs de films ou de musique : Thomas Langmann, Valéry Zeitoun, André Manoukian... Que des juifs.

A la télé, la juiverie est pas mal représentée. Jean-Luc Reichmann, Cyril Hanouna, Michel Drucker, et chez les filles, Valérie Benaïm. A croire qu'il faut être juif pour faire de la télé. La radio n'est pas en reste avec Claude Askolovitch et Michel Field sur Europe 1 et Patrick Cohen sur France inter.

Les cinéastes ne sont pas tous juifs, mais il y a quand même Zabou Breitman et Woody Allen.

Non, le lobby juif est à l'oeuvre. Qui distribue les postes dans ce pays ? Alain Minc. Qui a la main mise sur le monde de l'édition ? BHL. Qui philosophe ? André Glucksmann, Pascal Bruckner.

Quand je vous dis que le lobby juif est à l'oeuvre. L'affaire Céline en est la preuve éclatante. Il a suffi d'un mot, un seul, de Serge Klarsfeld, pour que le gouvernement français s'écrase, et écarte Céline l'antisémite des célébrations de l'année 2011. Il a suffi que Serge Klarsfeld claque des doigts pour que Mitterrand claque des dents et raye Céline de nos mémoires. Parce que Klarsfeld n'aurait rien dit, Céline serait toujours sur la liste, aux côtés de Blaise Cendrars et d'Hervé Bazin.

Ils sont partout, je vous dis, même là où on ne les attend pas. Tenez, je me demande si l'abbé de La Morandais ne serait pas juif, par hasard. Et Henri Leconte ? Non, faut que j'arrête là. Je deviens fou. Je vois des juifs partout...

(et Michel Boujenah, il est pas juif peut-être ?)

 

20/01/2011

La prisonnière avait une forte poitrine

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J'ai entendu à la radio dans la bouche d'un journaliste que j'étais une femme fatale. Je suis assez d'accord avec cette définition. Mais femme fatale est une vision assez romanesque ou cinématographique des choses. On pourrait tout aussi bien dire que je suis une pétasse. Comme Lolita Pille. Je mise tout sur mon physique. C'est avec mon cul que j'obtiens ce que je veux. Mon cul est mon arme de destruction massive.

Mais attention, je ne suis pas une pute. Ni une actrice de films X comme Clara Morgane. Ou Estelle Desanges.

Je suis l'appât du gang des barbares. J'étais chargée de séduire un type de confession juive dont mon patron pensait qu'il était pété de thunes du simple fait de ses origines. Le type était le poisson, et j'étais l'hameçon. Je suppose que Youssouf était la canne à pêche. Mais je n'en donnerais pas ma chatte à lécher.

J'ai accepté parce que c'était bien payé. Il m'avait promis 5 000 euros. C'est le genre de proposition qui ne se refuse pas. Je n'ai pas participé directement au massacre d'Ilan Halimi, mais sans moi le massacre n'aurait pas eu lieu. J'ai été condamnée pour complicité d'assassinat. Je ne suis qu'un maillon faible de la chaîne criminelle.

J'ai vite compris que mon pouvoir de séduction pourrait m'être très utile en prison. Qu'avec mon cul je pourrais obtenir ce que je voudrais. Obtenir des faveurs que les autres connasses n'ont pas. Encore que certaines taillent des pipes aux gardiens en échange d'un Bounty. Ce sont des petites joueuses. Je n'allais pas me contenter d'une friandise. Je ne suce pas pour un Mars. Je ne couche pas pour un paquet de chips. J'ai aguiché un surveillant. Je l'ai laissé me peloter contre une corbeille de fruits, un verre de lait. J'ai séduit le cuisinier pour avoir de la viande plus souvent et plus de pain. J'ai même embrassé une gardienne en échange d'un tube de rouge à lèvres. Mais j'en voulais plus.

J'ai un cul capable de faire fondre un directeur de prison. Alors je comptais m'en servir pour obtenir de l'argent, des cigarettes, et un écran plat. J'ai sollicité un rendez-vous avec le directeur un matin. Il m'a reçu l'après-midi.

J'y suis allée en minijupe et maquillée. Ce bellâtre n'a pas mis longtemps à me proposer la botte. Il a emprisonné son sexe dans mon cachot sombre et humide. Le lendemain je recevais une cartouche de Benson et une caisse de champagne Taittinger.

A la fin de la semaine, j'ai eu mon écran plat Philips. Et j'ai reçu de l'argent, des colis, des cigarettes. La belle vie, quoi. En échange de mes services. Il me recevait régulièrement dans son bureau, ou dans d'autres locaux. Nous avions des rapports à même le sol. Tout ce manège a duré des mois.

Je ne comptais pas en rester là. J'avais l'évasion en ligne de mire. Je lui aurais demandé de me faire sortir cachée dans le coffre de son Audi. Il était trop dingue de moi pour me refuser cette faveur. Mais il y a eu des fuites. Deux prisonnières, sans doute jalouses et vexées de n'avoir jamais été convoquées dans le bureau du directeur pour un entretien privé, nous ont lâchement dénoncés à la police. Comme aux pires heures de l'Histoire.

Le directeur risque trois ans de prison. La prison, il connaît. Mais il a toujours été du bon côté de la barrière, de la porte. Il a toujours été devant les barreaux. Se retrouver derrière, ça risque de lui faire un choc. Je vais séduire le ministre de la Justice, Michel Mercier, pour qu'il accepte que je partage sa cellule.

 

12/01/2011

On liquide le DJ et on s'en va

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Je m'étais mis sur mon 31. J'avais mis un pantalon de jogging bleu, des baskets Adidas blanches, et un sweet jaune à capuche piqué chez Décathlon. Il était 4h00 du matin et je cherchais à m'amuser un peu une dernière fois avant de rentrer me coucher. J'habite chez mes parents. On s'entasse à six dans un trois-pièces qui donne sur la cour de l'immeuble. De la cuisine, on a vue sur les poubelles. J'ai deux autres frères qui habitent la même cité dans un studio pourri avec leurs copines. Ils font des tournantes où on est invités avec mon autre frère. On baise en famille. Des fois, on arrive à choper dehors, mais c'est rare, et ça se finit en tournante dans la cave. Quand elles ne sont pas d'accord, on les viole. Ca me fait chier d'habiter encore chez mes parents, mais j'ai pas les moyens de me prendre un studio à Aubervilliers ou Sarcelles. Je suis pas un bourge. Ma mère fait des ménages et mon père est alcoolique. Il était éboueur, mais il a été licencié à cause de ses problèmes d'alcool. Il vidait les poubelles à côté du camion.

Je zonais dans les rues du Blanc-Mesnil, à la recherche d'une soirée dansante où me biturer une dernière fois la gueule et danser avant de rentrer à la casa. C'était désert. J'ai croisé deux types qui marchaient en titubant. Ils avaient pas l'air d'avoir bu que de l'eau. Il y avait de l'ambiance à la salle des fêtes. Je me suis invité.

- Désolé c'est une soirée privée.

Il se croyait où ? Au Keur Samba ?

- C'est la salle des fêtes du Blanc-Mesnil, ici, pas les Bains Douches. Alors laissez-moi entrer.

J'ai forcé le passage, mais un Black est venu prêter main forte au videur, et ces deux enculés m'ont sorti manu militari de ce hangar pourri et bruyant. Je leur ai dit qu'ils allaient le regretter et que j'allais revenir avec des potes et des chiens leur régler leur compte de videur de merde. Ils ont dit "c'est ça", et ils ont refermé la porte du hangar.

J'avais la haine. J'étais humilié. C'est humiliant de se faire jeter d'une boîte. Surtout quand on est chef de gang. Je suis ici chez moi. Tous les établissements de nuit m'appartiennent. Toutes les salles de jeu. Tous les bars. Et il me vire comme un malpropre. Mais il est fou, lui. J'ai pissé sur la porte d'un immeuble pour marquer mon territoire. J'ai appelé mes frangins, je leur ai exposé le problème. Ils ont rameuté tout le quartier. Ils ont sorti tout l'attirail : manches de pioche, poings américains, bazookas. Quand je suis arrivé, dix individus armés et cagoulés attendaient au pied de la tour. On a embarqué le matériel dans une fourgonnette et on a foncé tous feux allumés vers le bunker antillais.

Quand on a déboulé dans la salle des fêtes, ça a été la panique générale. Ces bouffons se sont mis à crier. Le DJ était derrière sa console. Il a voulu s'échapper par l'issue de secours. On s'est jetés sur lui pour lui défoncer la gueule. On était motivés. Il avait voulu faire la loi, il avait joué au shérif, alors qu'ici, c'est nous qui faisons la loi. C'est nous les shérifs. Ici les flics n'ont pas droit de cité. Ici la police c'est nous. Alors c'est pas les Antillais qui vont faire la loi. Il fallait qu'il paye pour m'avoir refoulé. Sa mort devait servir d'exemple. Alors on l'a tabassé à mort pour qu'il ne recommence pas. On l'a cloué au sol. On lui a coupé un doigt et explosé le genou à coups de manches de pioche. Il y en a un qui a voulu s'interposer, on lui a écrasé la tête contre le mur. Un chien aboyait, on lui a coupé la langue. Le DJ était encore en vie. Je l'ai achevé à coups de poing américain dans la gueule. Sa tête a éclaté comme une noix. Il y avait du sang sur les murs.

Comme il se doit dans ce genre de massacres, on a violé les femmes avant de partir. Une n'avait que 12 ans. Mais je mange pas de ce pain-là. Je me suis réservé la femme du DJ.

 

04/01/2011

Dans la tête du fils de Bernard Mazières

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Cet enculé ne me donnait que 500 euros d'argent de poche. Mais aujourd'hui, qu'est-ce que tu veux faire avec 500 euros ? C'est pas avec ça que je pouvais aller en boîte, aux putes, me payer des jeans Calvin Klein, et m'acheter mes doses de cocaïne.

Je ne sais pas combien il gagnait exactement. Mais je sais qu'il avait un bon salaire d'enfoiré de journaliste qu'il était. Il était rédacteur en chef adjoint au Parisien. Ca gagne bien, un rédacteur en chef. En plus, il avait travaillé avant à L'Express, et à RMC. Alors il avait largement eu le temps de mettre de l'argent de côté. Cet enfoiré. De mettre de l'argent à l'ombre, comme on dit dans le milieu marseillais. Ce connard devait bien gagner dans les 4000 euros par mois, et il me filait 500 euros. C'était de la provocation pure et simple. Il voulait ma mort. Les putes du Baron, tu ne les emballes pas avec 500 euros. 500 euros, c'est le RMI. Si les RMistes pouvaient se payer des putes de luxe, ça se saurait.

J'avais essayé plusieurs fois de le raisonner. De lui expliquer qu'avec ce qu'il gagnait, il pouvait bien me filer plus d'argent. Pas 10 000 euros, quand même pas. Il travaillait pas à TF1. Mais au moins le double. Mais rien à faire. Il voulait pas raquer, ce con. J'avais beau lui expliquer que les temps sont durs, que la vie à Paris est chère, que tout a augmenté, qu'une bière dans un bar branché et design du VIIIe, c'est tout de suite 15 euros, il ne voulait rien savoir. On voit qu'il ne se droguait pas. S'il avait été cocaïnomane, il aurait eu une idée des prix du marché. La coke est chère. Demandez à Jean-Luc Delarue. Il croyait sans doute que la coke se négocie au prix de la farine. Il se mettait le doigt dans l'oeil, à défaut de mettre le nez dans la poudre.

J'ai tué mon père parce que je ne le supportais plus. Et pour lui extorquer de l'argent. C'est un crime crapuleux. S'il avait été plus généreux avec moi, je ne l'aurais sans doute pas tué. Il serait encore en vie. Il continuerait à aller au restaurant avec ses amis. En fait, ce n'est pas moi qui me suis chargé des basses oeuvres. J'ai demandé à un ami plus âgé connu des services de police de faire pression sur mon père pour lui soutirer de l'argent. Et de lui fracasser le crâne au passage. J'avais acheté la veille du crime un marteau au BHV. Mais ce n'est pas l'arme du crime. Greg lui a fracassé la tête avec une barre de fer. Mon père porte aussi la trace de deux coups de couteau à la gorge. Je suppose qu'il s'est rebiffé, et que Greg n'a pas eu d'autre choix que de le planter. Je suis arrivé après le carnage. On est repartis avec ses cartes de crédit et 300 euros en liquide. Au moins on l'a liquidé pour quelque chose...

J'aurais voulu faire croire à un crime de rôdeur, mais il n'y avait pas de traces d'effraction. On avait pourtant laissé la fenêtre du séjour ouverte, pour faire croire que le voleur était passé par là. Mais l'appartement est au troisième étage. Du coup la police à qui on ne la fait pas a écarté la piste du rôdeur, et privilégié la piste familiale. Les soupçons se sont portés sur les proches et la famille. Et donc sur moi. Au début, j'ai nié tout en bloc. Et puis finalement j'ai avoué être le commanditaire de ce crime horrible. Je n'ai pas dénoncé mon complice, mais ils n'ont pas eu de mal à retrouver sa trace, et à lui mettre la main dessus. Il s'est fait avoir comme un bleu. Ils l'ont alpagué un matin dans son appartement de banlieue où il vivait avec une mineure. Quand ils ont débarqué, il devait être au lit avec sa pouffe. Ils lui ont mis les menottes, et l'ont ramené au poste dans le panier à salade.

On ne tue pas son père à Noël. Mais vous êtes marrant, vous. Je ne m'entendais pas avec lui. Et j'avais besoin de fric.