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27/11/2011

Goal !

jacques vendroux,eugène saccomano,thierry roland,françois bayrou,france info

Danielle Mitterrand est morte à l'hôpital Georges-Pompidou. Son mari n'a même pas été foutu de donner son nom à un hôpital.

 

Je ne débarrasse plus la table, je ne sors plus les poubelles, et d'une manière générale, je ne participe à aucune tâche ménagère. Résultat, hier matin, ma femme m'a annoncé qu'elle me retirait mon triple A.

 

François Bayrou se croit au centre de toutes les conversations.

 

Jacques Vendroux a 88 ans, et il présente le multiplex de Ligue 1 sur France info le samedi soir. Il dispute avec Thierry Roland et Eugène Saccomano le concours du plus vieux commentateur de foot de l'histoire. Celui dont la voix s'éteindra en dernier, se verra offrir un abonnement à vie à France Football. Le moins résistant, celui qui claquera le premier en direct, rejoindra Roger Couderc en enfer. Quant au deuxième, il gagnera un maillot de Michel Platini. 

- J'ai 64 ans.

- En tout cas, vous avez passé l'âge de crier dans un micro.

 

(photo)

10/05/2011

L'enregistrement que Mediapart n'a pas eu

laurent blanc

- Trop de Blacks, Jack. Trop de grands Blacks costauds et puissants. Je n'ai rien contre les grands Blacks, hein. Mais on a besoin d'un autre format. Le petit joueur blanc. Il faut revenir à l'ancien format.

- C'est la mode du vintage, c'est ça ?

- Oui. En foot c'est le retour des petites tailles. Loïc Amisse revient à la mode. Les gosses ressortent des posters de Raymond Kopa. C'est la Kopamania.

- Il était pas grand, Raymond.

- Non. Le grand Black puissant et costaud. Il faut changer de standard. Il faut faire exploser le standard.

- Oui, il y a trop d'appels.

- Il faut rendre le jeu plus technique. Jouer comme l'Espagne. Il y a trop de Blacks chez les Bleus. Trop de Blacks tue le Black.

- Tu vas te mettre à dos Thuram.

- Il faut faire une lessive. Les grands Blacks ne sont pas de grands techniciens. Aucune équipe africaine n'a jamais gagné la Coupe du Monde. Pas un hasard. Le jeu stéréotypé des Africains. Leur jeu en stéréo. Leur jeu est trop basé sur le physique. Le jeu physique des équipes africaines est limité. Pas avec ça qu'on est champion du monde.

La seule Coupe qu'une équipe africaine ait gagné, c'est la Coupe d'Afrique des Nations.

- C'est quoi ton projet au juste ? Virer tous les négros, c'est ça ?

- Non, Jack. Remettre de la technique au coeur du jeu de l'équipe de France. C'est facile à comprendre, ça. Ca n'a rien de raciste, la technique. C'est un débat technique. Une affaire de dribbles, de passes, de une-deux. Une affaire de spécialistes. Un débat sur le jeu. Il faut réhabiliter Alain Giresse. L'ère de Desailly est révolue.

- Et le petit Noir ?

- Si le joueur est petit et noir comme Pelé, Abedi Pelé, on le prend. Le petit Noir est très demandé mais il est rare comme une perle. Une perle noire. Le petit Blanc, il n'y a qu'à se pencher pour le ramasser, il y a des Giresse partout, les petits Blancs sont légion, les petits Suisses sont bons, mais il n'y a qu'un petit Noir, Makelele, et il n'est même pas technique.

- Tu veux une équipe de Schtroumpfs.

- Il faut rétrécir les joueurs. Il faut changer de football, moins de duels, plus de feintes. Il faut éviter l'adversaire. Olé. Comme les Espagnols. Olé. Comme les toréadors. Olé.

Milan AC. Barça. Franco Baresi. Où sont les grands Blacks ?

L'ère des bourrins est révolue. Il faut tacler les défenseurs, virer les joueurs qui jouent défensifs. Défense de défendre. Moins de tacles, plus de dribbles. L'équipe de France est trop sénégalaise, et pas assez espagnole. Pas assez portugaise. Il faut redonner leur chance aux Portugais. Trop d'Afrique tue l'Afrique. La parole est à la défense italienne.

- Tu es pour le foot européen.

- Pas forcément. J'aime pas les grands Blacks, mais j'aime les petits Beurs.

- Ils sont bons.

- Il faut alléger l'équipe de France. Il faut des footballeurs light. Les Noirs sont lourds, ils ralentissent le jeu, ils cassent l'ambiance. Il faut casser les casseurs. Fin des casseurs. Les grands, costauds, puissants, n'ont qu'à faire de la boxe. Le foot est un sport de Noirs en France, et en Afrique. Pas en Espagne. Ni en Italie. La France doit retrouver son jeu italien. La France, c'est l'Italie du Nord. Le Blanc est in, et le Black est out. Le black power est derrière nous. La France doit se mettre au diapason du jeu latino-espagnol qui lui a toujours collé aux basques. C'est fini, l'Afrique. La France est out of Africa.

Tu comprends, Jack ?

- Mais oui, Laurent. Continue, tu fais bouger les lignes.

- Quand on revoudra du football viril, on reprendra du grand Black. En attendant, on veut du petit Blanc, on veut que ça tricote au milieu du terrain. On veut des passes dans les intervalles, dans le dos des défenseurs. On veut des transversales à la Platini. Des passes de 150 mètres, des buts de 80 mètres. Des une-deux, dans un mouchoir de poche. On veut des meneurs de jeu, des distributeurs de café crème.

Des machines à café.

On s'en tape, qu'ils soient jaunes, noirs, ou verts, les joueurs, on veut des joueurs techniques, des dribbleurs, des passeurs, pas des jongleurs, on n'est pas au cirque, et il se trouve, Sire, que les Noirs ne sont pas techniques, on n'a rien contre les Noirs, on a contre leur faiblesse technique. D'ailleurs, un petit Noir, genre Tigana, on prend tout de suite, on n'est pas sectaire, mais pour un Tigana, tu as cinquante Desailly, les Noirs à la Tigana, c'est fini, c'était à la mode dans les années 80, on en trouve de moins en moins dans les vestiaires et les centres de formation, il y a une pénurie de Tigana en France, c'est pas la faute de Laurent Blanc.

- C'est comme quand il y a une pénurie de carburant. C'est pas ta faute.

- Quel est le plus grand attaquant de toute l'histoire ?

- Par le talent, ou par la taille ?

- Par le talent.

- Van Basten ?

- Non, Gerd Müller. Et il était petit, Gerd Müller. Il avait des jambes courtes, et il pouvait tirer dans toutes les positions.

- C'était un bon tireur.

- 255 buts. Bernard Lacombe a planté 255 buts. Dans le championnat de France. Encore un petit. 1m71. Les grands attaquants sont petits. Les grands joueurs sont petits.

- Tu veux faire une razzia sur les petits ?

- Oui. On ne pourrait pas nationaliser Messi ?

- Mais non voyons. Allons allons. Tu sais bien que c'est impossible. Il joue pour l'Argentine. Il est argentin.

- Alors il faut en fabriquer un dans les usines françaises.

- Tu veux dire dans les centres de formation ?

- C'est ça, oui. Il faut fabriquer des Messi à la chaîne, dupliquer Alain Giresse, cloner Maradona, photocopier Iniesta.

- Ca va pas être évident.

- On ne peut plus continuer comme ça. Dans le groupe des 30 de Domenech, en 2010, il y avait 15 grands Blacks. Des joueurs puissants avec un gros physique. Tu veux la liste ?

William Gallas, Eric Abidal, Bacary Sagna, Rod Fanni, Patrice Evra, Gaël ClichyAbou Diaby, Alou DiarraYann M'Vila, Florent Malouda, Nicolas Anelka, Jimmy Briand, Djibril Cissé, Sidney Govou, Thierry Henry.

Plus un Beur, Adil Rami, 1,90 m pour 90 kilos !

Seulement un petit blanc, Valbuena. Tu trouves ça normal ? Il faut redonner leur place aux petits. Sinon on est foutu. Regarde le Barça. C'est une équipe de nains. C'est que des Valbuena. Et c'est la meilleure équipe du monde.

Il faut revoir le schéma de jeu. Il y a toujours eu des petits en équipe de France. Même en 98 il y avait des petits. Deschamps, Lizarazu, Djorkaeff. Il y a toujours eu des petits célèbres.

- Manu Petit.

- Tu rigoles, mais pas moi. C'est sérieux. On n'est pas là pour rigoler.

- Dans les petits, tu oublies Bruno Bellone en 84.

- Oui il était surnommé Lucky Luke, en raison de sa rapidité. C'est de ce genre de joueur vif et rapide dont on a besoin. Dont l'équipe de France manque cruellement.

Le petit blanc a été injustement sorti du terrain. Il ne méritait pas d'être mis sur la touche. Il n'y avait pas faute ! Il a pris un carton rouge injustifié. Il faut le faire rentrer en jeu. Aux chiottes, l'arbitre !

- Calme-toi, Laurent.

- Et Manuel Amoros. Encore un petit. 82 caps en équipe de France. Il était d'origine espagnole. A l'époque, il y avait pas mal d'Espagnols.

- Ils ont disparu. On peut lancer un avis de recherche.

- Oui, il faudrait. Il y a aussi le football asiatique. Ils sont petits et techniques, les Asiatiques. Il faudrait des quotas de Chinois, de Coréens, et de Japonais. C'est l'avenir du football, le Japon.

- Et on fait des quotas de Blacks ?

- Oui, 0% de Blacks. Comme ça ils peuvent jouer pour leur pays d'origine.

17:00 Écrit par marronnier dans Foot | Tags : laurent blanc, fff, quotas | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10/12/2010

Eric le Rouge

cantona.jpg

Que Cantona ait retiré ou non son argent, ce n'est pas important. On s'en fout. Je m'en fous comme de mon premier flirt avec une Espagnole sur un banc du jardin des Tuileries par une belle nuit d'été 1983. D'autant que ce n'est pas lui qui a appelé à retirer l'argent des banques le 7 décembre. On a repris son idée et fixé la date du 7 (7 comme le maillot de Cantona à Manchester United). Le but de Cantona c'était de dénoncer le système, pas d'aller retirer l'argent de son compte. D'abord c'est impossible, on ne retire pas 750 000 euros en liquide comme ça (même avec une carte Gold). Ensuite, pour que ça marche, pour que les banques s'écroulent comme un château de cartes, il aurait fallu que tout le monde retire son argent au même moment. Or certains n'ont aucune envie de vider leur compte plein comme un oeuf. Ils auraient même plutôt envie de le remplir encore davantage si c'est possible, ou d'en ouvrir d'autres. Vider son compte, ça fait peur. Tout le monde n'est pas Nan Aurousseau qui se promène en permanence avec 12 000 euros en liquide sur lui (6000 euros dans chaque poche). Tout le monde n'est pas fan des liasses de billets. Les gens ont trop peur de se faire dépouiller par une bande de jeunes un soir dans une ruelle mal éclairée de Saint-Ouen ou de Corbeil-Essonnes.

Non, il voulait ouvrir un débat, lancer une polémique, dénoncer un système pourri jusqu'à la moelle, dénoncer les agissements des banques, la spéculation, les marchés financiers, les paradis fiscaux, et en ce sens c'est réussi.

Cantona n'est qu'un pion dans cette affaire. Il a servi de détonateur. Sa phrase est une bombe, une piqûre de rappel. Et pas un délire comme j'ai pu l'entendre ici ou là. Comme Eric Naulleau a pu le dire (j'aime bien Naulleau, mais des fois c'est lui qui délire). Sa déclaration avait un sens. Si elle avait été complètement farfelue, elle n'aurait pas fait autant de bruit. Elle n'aurait pas fait réagir Mme Lagarde et M. Baroin. Il a visé juste. Il a touché un point sensible.

Son mérite, c'est d'avoir tiré le signal d'alarme. Il a donné l'alerte comme quelqu'un appelle les pompiers pour signaler un incendie ou une explosion au gaz dans l'immeuble d'en face ou le studio de la voisine. Il a interpellé les responsables politiques. Il a décoiffé Christine Lagarde. Il a dénoncé les banquiers pyromanes. Ceux qui ont mis le feu à l'économie mondiale. Et qui continuent à jouer avec le feu comme si de rien n'était.

Il a jeté un pavé dans la mare financière. Il a pointé du doigt les requins de la finance. Il a désigné un coupable : les banques, et leurs pratiques douteuses. Leurs filiales dans les paradis fiscaux. Il nous a rappelé que les banques continuent à jouer au casino avec notre argent, à la roulette, au poker, contrairement à ce qu'elles ont essayé de nous faire gober.

Il est vrai que sa démarche peut paraître un peu faux-cul. Il est vrai qu'il n'a retiré que 1500 euros d'une agence BNP de la Somme avec sa carte Gold, pendant qu'au même moment, un homme chauve et fatigué de 52 ans ne pouvait même pas retirer 10 euros au Crédit Mutuel d'Enghien-les-Bains avec sa carte bleue. Il faut dire que lui les 1500 euros, il ne les gagne même pas en un an.

Il est vrai qu'il a tourné dans des publicités pour ramasser un maximum de pognon.

Mais sa révolte n'est pas feinte. Il a toujours été révolté. Il est toujours parti en guerre contre tout. Contre les joueurs, contre les supporters, contre les arbitres, contre les entraîneurs, contre la Fédération française de football, contre le pape, contre les journalistes. Et maintenant contre les banques. Milliardaire ou pas, Cantona est et restera un rebelle, un écorché vif. Au fond, le fric, il s'en fout. Il ne court pas après l'argent comme Zidane. Et puis on ne va quand même pas lui reprocher de s'intéresser aux pauvres, sous prétexte qu'il est pété de thunes ?

Cantona est un ancien footballeur communiste. Il a réussi dans un club riche mais populaire, dans une ville ouvrière, et non pas dans un de ces clubs huppés de Londres comme Chelsea ou Arsenal.

 

(Photo)

01:37 Écrit par marronnier dans Foot, Politique | Tags : éric cantona, banques, révolution, anarchisme | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |