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19/10/2012

Rapprochements

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Brice Teinturier

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Brice Couturier

18:00 Écrit par marronnier dans Cinécinéma, Livres, Médias | Tags : bricecouturier, bicyclette | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/08/2012

Mon dîner avec Amélie Nothomb

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France Inter, Dieu seul sait pourquoi, organise le concours du meilleur haïku. A la clé : un dîner aux chandelles avec Amélie Nothomb. Adorant les dîners, et adorant Amélie Nothomb (en fait, je la hais), j'ai décidé de participer à ce concours, ici même. Et, pour être sûr de gagner, j'ai décidé de recopier un haïku d'Olivier Cadiot - tiré de son roman Un nid pour quoi faire (POL) -, le meilleur haïkiste du monde, et de l'univers, et de la planète.

 

Oxygène blanc

Je vole

air

Pensées hachées

239 m/s

On dure en l'air.

 

Alors, Amélie, qu'est-ce que tu dis de ça ?

J'ai gagné, hein ?

Alors, on dîne où ? tu m'invites, au moins ? Tu es riche, tu peux bien m'inviter. Dans un grand restaurant, j'espère ? tu viendras avec ton chapeau ? tu m'embrasseras, au dessert ? sur la bouche ? tu m'inviteras à boire un dernier verre chez toi, après ? Chez moi, si tu veux. Je t'offrirai un verre d'eau.

Ah je sens qu'on va passer une bonne soirée, Amélie et moi, j'aurais préféré gagner un dîner avec une autre écrivaine, plus jolie, plus femme, plus érotique, avec Anaïs Nin, par exemple, mais Anaïs Nin n'est plus de ce monde, hélas, je ne dînerai jamais avec elle.

Je dînerai avec Amélie Nothomb, c'est déjà bien, j'espère qu'elle viendra avec son chapeau (et sans culotte).

 

(photo)

26/07/2012

Coups de foudre

Mon grand appartement, de Christian Oster, aurait tout aussi bien pu s'appeler Coup de foudre, d'Eric Laurrent. Coup de foudre, comme le premier roman d'Eric Laurrent, je veux dire. Car il s'agit bien d'un coup de foudre. Mon grand appartement, c'est l'histoire d'un coup de foudre. Coup de foudre aussi, d'ailleurs, forcément. Dans Coup de foudre, Chester a le coup de foudre pour une femme mariée. Dans Mon grand duplex, Gavarine a le coup de foudre pour une femme enceinte. Ils auraient pu avoir le coup de foudre pour une femme seule, sans enfant(s), sans mari, sans problèmes. Mais non. Il fallait qu'elle fût mariée, et donc pas libre, ou enceinte, et donc normalement pas libre. Il faut toujours que les écrivains en rajoutent des problèmes là où n'y en a pas. Ils chipotent, quoi. Ah ils sont chiants ces écrivains ces deux-là

tu te trompes, ce n'est pas Catherine Matausch, qui a écrit la vie sexuelle de Catherine M.

13/06/2012

Et le journalisme d'opinion, bordel ?

Je ne dis pas que Valérie Hollande est une journaliste d'opinion, ou une éditorialiste, en l'occurrence ce serait plutôt une journaliste jalouse, je dis qu'il existe bel et bien des journalistes d'opinion, qui analysent l'actualité politique tout en défendant un point de vue et un camp, et ce sont, bien entendu, les plus intéressants, les moins journalistes, si on considère que le journalisme politique consiste d'abord à donner une information - François Hollande a été élu avec 68% des voix -, et les plus journalistes, si on considère que le journalisme politique consiste surtout à commenter l'actualité politique, à l'analyser, et donc à s'engager, c'est-à-dire à donner son opinion afin que les autres puissent se faire leur propre opinion. On appelle ça aussi donner à réfléchir, et ça, mes canards, ce n'est pas à la portée de n'importe qui, du premier Patrick Cohen venu - qui lui en l'occurrence est un simple informateur.

Vous voulez des noms (de journalistes qui n'informent pas mais donnent leur putain d'avis) ? Je ne sais pas, il y en a pléthore. Zemmour Eric, Bercoff André, Brézet Alexis, Joffrin Laurent, Kahn Jean-François (qui a appelé à voter Hollande), Rioufol Ivan, Cabanes Claude et, avec son début de calvitie et ses cheveux longs, Thréard Yves.

Et François d'Orcival, éditorialiste à Valeurs actuelles et au Figaro Magazine, journaliste très engagé à droite (et même, dans sa jeunesse, très à droite), qui a appelé en 2007 à voter Sarkozy, et qui fut, jusqu'à mai 2012, président du Syndicat professionnel de la presse magazine et d'opinion (SPPMO), ce qui prouve bien, n'est-ce pas, que la presse d'opinion existe, que le journalisme d'opinion existe et a toujours existé, n'est-ce pas, en France - pas à Cuba ni en Chine, bien sûr, mais en France.

Un journaliste ne doit pas prendre parti pour un candidat, ai-je entendu dire hier toute la journée, après l'affaire du tweet de Valérie Hollande (oui, moi je l'appelle Valérie Hollande), d'ailleurs Trierweiler n'est pas son nom, mais celui de son ex-mari dont elle a gardé le nom. Ce ne serait donc pas journalistique de soutenir un camp plutôt qu'un autre, de prendre clairement parti pour tel ou tel candidat, comme l'a fait Valérie Hollande. Ah bon ? Mais alors, les journaux d'opinion n'existeraient pas dans ce pays ? L'Humanité ne serait pas un journal clairement communiste et n'aurait jamais clairement pris parti pour la gauche, Libération n'aurait pas clairement soutenu Hollande pendant la campagne présidentielle, et Le Figaro clairement Sarkozy ? Ah bon ? Eh bien alors c'est que quelque chose a dû m'échapper, ou que je n'ai pas tout compris, ou tout bien suivi, ou que je ne comprends décidément rien au journalisme - ce qui n'est pas à exclure.

C'est que, me semble-t-il, l'on confond deux formes de journalisme, et donc deux sortes de journalistes. Mais je peux me tromper. Le journaliste qui donne l'information - le présentateur du journal de 20 heures par exemple - et le journaliste qui la commente - l'éditorialiste à la radio par exemple. Les informateurs, je dirais, et les commentateurs. David Pujadas et Alain Duhamel. Parmi les informateurs, il y a une catégorie un peu à part, les journalistes d'investigation, qui font de longues enquêtes - je ne parle pas des enquêtes qui donnent des reportages d'une minute trente à la radio ou à la télé -, qui sortent des informations, qu'on appelle aussi fouille-merde, mais je peux me tromper, que l'on confond les informateurs et les commentateurs, quand on parle des journalistes, et du journalisme en général. Car, me semble-t-il, il n'y a pas un journalisme, mais des journalismes. Et parmi les commentateurs, je distinguerais deux catégories : les commentateurs classiques, qui se contentent de commenter et d'analyser (Arnaud Leparmentier par exemple ou Bruno Jeudy), et une race bien particulière de commentateurs, qui sont les éditorialistes, qui font, justement, du journalisme d'opinion, ou disons engagé.