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03/03/2012

Eric Laurrent

Elle sourit, lui aussi. Station balnéaire. Cabourg, Deauville, Carnac. En tout cas il y a la mer, et les mouettes dans le ciel est jaune. Un autocollant. Sièges en gros cuir, tableau de bord en bois. Deux cadavres dans le coffre un revolver à gants. Grand sourire. en arrière-plan. Anglais vacances. Pigalle. Un bar. Un bar enfumé, comme la plupart des bars. Un comptoir, avec des types accoudés au comptoir. A l'étage, un type en costume-cravate. Un type en costume-cravate, derrière un bureau. Sûrement le patron du bar, ou le gérant. Il y avait un pistolet dans le tiroir du bureau, un pistolet chargé, avec des balles dans le chargeur. En bas, un air de jazz, un vieux disque, et la fumée des cigarettes. Les tables vides. Les tables vides, sauf une, où un homme au chômage à moitié saoul se disait qu'il aurait mieux valu, qu'à bien y réfléchir, il aurait mieux valu une avocate ou plutôt que cette caissière, une autre table, où une prof, Mais c'est que, nous le savons bien, de tout ce qui pourrait, autrement dit, attendu que

et, partant,

un terrain où bâtir une maison qui pousserait comme une plante et ferait à son tour un enfant qui se donnerait la mort le jour où il apprendrait que sa fiancée feraient des feux dans la cheminée et des gâteaux dans la cuisine un sapin et des cadeaux des oeufs dans le jardin en mai juillet le tour de France en regardant

 

08:00 Écrit par marronnier dans Fiction, Société | Tags : biscuits, car | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/02/2012

La Saint-Valentin, mon cul

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Vous connaissez la maxime de La Rochefoucauld. "Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour." Alors arrêtons avec ce sentiment inconnu, cette fausse impression, ce prétexte pour offrir des fleurs, des voyages, des larmes, des sourires, des restaurants, et un coup de bite en guise de dessert. Arrêtez de vous gargariser de ce faux sentiment. Vous me faites rire, avec la Saint-Valentin. Cette fête ne veut rien dire. Cette fête est une énorme plaisanterie. Un gigantesque foutage de gueule. Une opération marketing de plus. La tristesse, la joie existent, mais l'amour est une illusion.

- Un faux sentiment.

Comme il y a des faux tableaux, des faux bijoux. Deux siècles qu'on essaye de nous vendre une bague en toc au prix d'un diamant brut. De nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Ca suffit. Quand est-ce que vous comprendrez qu'on essaye de vous enfumer avec ce sentiment fugace, qui ne repose sur rien, aucune statistique, aucune donnée objective, scientifique, aucun savant calcul. L'amour est une escroquerie. Un concept inventé de toutes pièces par des gens en mal d'amour. Une ruse des hommes pour coucher avec les femmes, une excuse toute trouvée pour justifier une envie de baiser, une érection intempestive. Dans Asiles de fous, Régis Jauffret fait dire à un de ses personnages que c'est un sentiment "inventé par un moine médiéval pour s'excuser du viol et du meurtre d'une pucelle à la coiffe provocante". Une bonne idée récupérée par des marchands sans scrupules qui y ont vu un bon moyen de se faire des couilles en or, en vendant des coeurs en chocolat. Fête des mères, des pères, des grands-mères, des amoureux. Il faudrait interdire toutes ces fêtes commerciales qui ne sont faites que pour enrichir des commerçants sans scrupules, prêts à toutes les bassesses, tous les mensonges, pour remplir leur tiroir-caisse, augmenter leurs bénéfices, et doubler leur misérable chiffre d'affaires de petit commerçant minable du centre de Compiègne. C'est la fête de l'argent, pas de l'amour. C'est la Saint-Bernard, la Saint-Valentin. Pourquoi Bernard ? Parce que Bernard Tapie.

Qu'on invente une fête du sexe. Mais la société est trop hypocrite, trop puritaine, elle n'osera jamais. La Saint-Rocco. Parce que le sexe existe, lui, le sexe est réel, le sexe est concret, on peut le toucher du doigt, et même le mesurer. Le sexe est épais comme un steak de 500 grammes, réel comme un orgasme, dur comme un bout de bois. Alors que l'amour est transparent comme une pochette en plastique. L'amour est une illusion, un mirage, une hallucination collective. Arrêtez de vous faire du cinéma. Il n'y a pas plus d'amour dans vos têtes que de flaques d'eau dans le désert.

- Au lieu d'aimer, vous feriez mieux de baiser.

 

(photo)

12/12/2011

Fil

A quatre heures du jour

 

- Tu baises ?

- Frommage.

 

Zette

clope interlope

porte de la Villette

maison

 

Mais me plus qu'une tupe.

 

ez Giscard.

 

Pompidouze

 

08:00 Écrit par marronnier dans Aphorismes, Société | Tags : biscuits, biscottes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/08/2011

Ne pas jeter les Roms sur la voie publique

pelouse_interdite.jpg

Cet imbécile qui pleure parce qu'on a expulsé les Roms du dépotoir où ils avaient élu domicile au risque de polluer les alentours.

- Encore un défenseur des droits de l'homme.

Un responsable d'une association pour le droit au logement, le droit à la nourriture, le droit aux allocations, et j'en passe et des meilleurs. Et pourquoi pas le droit à pisser sur les pelouses pendant qu'il y est. Je suis d'accord avec lui. Ces gens ont tous les droits, y compris celui de quitter notre pays avec un coup de pied au cul. Je suis désolée, mais je n'ai pas le sens de l'hospitalité. Je ne reçois déjà pas ma belle-mère, ce n'est pas pour recevoir ces Romanichels.

Si vous êtes contre cette expulsion, que vous trouvez profondément choquante et particulièrement inhumaine, vous pouvez toujours les accueillir chez vous. Leur faire une grande place dans votre jardin. Les inviter à utiliser la douche, afin qu'ils sentent moins mauvais. Pour ma part, et même si je n'ai rien contre les Roms, ni d'ailleurs contre les Arabes, je n'ai pas envie qu'ils transforment mon jardin en porcherie. Et puis, je tiens à mes meubles. Je n'ai pas envie de rentrer un soir, et d'être obligée de m'asseoir par terre. De plus, je n'ai pas les moyens de me racheter une télé et une chaîne.

- Ils m'ont déjà volé des poules, alors pourquoi pas du matériel hi-fi.

Hier, à la caisse du Leclerc où je fais mes courses, il y avait un Gitan devant moi. Il a payé par chèque. Sûrement un chéquier volé, ou alors un chèque en bois. Pour une certaine population, on devrait exiger le paiement en liquide. Il y a toujours le risque que les billets soient faux, mais c'est peu probable. Car cet argent sera forcément le produit d'un vol. Ils l'auront piqué dans le sac d'une vieille, et les vieilles se baladent rarement avec des faux billets. On peut aussi leur interdire l'entrée du magasin. On interdit bien l'entrée aux animaux.

Je suis d'accord pour dire que l'expulsion ne sert à rien. Parce qu'ils vont revenir. On ne fait que les déplacer. Ils vont d'une déchetterie à une autre. On pourrait leur proposer de s'y installer définitivement. Ils seraient bien au milieu des ordures. Mais ils prendraient trop de place, et l'odeur serait encore plus insupportable. On ne peut même pas les balancer dans une benne avec les machines à laver, elles sont déjà pleines. En fait, il faudrait songer à une solution plus radicale, mais une fois qu'ils sont morts, qu'est-ce qu'on fait.

On ne peut pas les enterrer, aucun cimetière n'acceptera de les recevoir. Les jeter à la mer ? Ce serait prendre le risque de troubler l'écosystème et de polluer définitivement les fonds marins. Les brûler ? La fumée noire dégagée par la combustion des corps serait nocive pour l'environnement.

- On ne va pas se mettre les Verts à dos.

On pourrait les donner à bouffer aux requins. Mais il n'y en a pas sur les côtes françaises. Et puis rien ne dit qu'ils en feraient leur festin. Ils aiment la chair fraîche, ils leur trouveraient sans doute un goût bizarre. Ils les recracheraient après la première bouchée. Pour eux, rien ne vaut la viande blanche. Une bonne cuisse d'Américain, ou d'Australien. A mon avis, ils n'ont même pas touché à Ben Laden.

On ne peut même pas les vendre comme un joueur de foot, car ils n'ont aucune valeur marchande. Qui voudrait d'un gardien rom dans son équipe ? Qui voudrait d'un attaquant bohémien ? Non seulement il ne marquerait aucun but, mais en plus il volerait les tenues de ses coéquipiers dans les vestiaires.

Il va bien falloir trouver une solution. On n'a qu'à téléphoner à leurs parents. On téléphone bien aux parents quand leurs enfants ont volé dans un supermarché. Mais les Roumains ne voudront jamais venir les récupérer. Ils sont pourtant responsables de leurs déchets. C'est à eux de trier leurs ordures. Peut-être qu'en Roumanie ils n'ont pas encore entendu parler du tri sélectif. Qu'ils laissent traîner leurs poubelles n'importe où. Alors ils font pareil avec les Roms. Mais je suis désolée. La France n'est pas la poubelle de la Roumanie. Ni d'ailleurs les autres pays européens.

Vous trouvez que ma comparaison avec les ordures ménagères est un peu osée. Peut-être, mais je n'en ai pas trouvé d'autre. Vous jugez mes propos outranciers, et parfaitement dégueulasses. Vous n'êtes pas raciste comme moi.

- Comme mon père, mon grand-père, mon mari, et mes enfants.

Vous êtes un saint. Saint Pierre, saint Paul, saint Jean. Vous vous intéressez au sort des déshérités, et vous révoltez qu'on puisse encore dormir dehors et mourir de faim dans un pays comme la France au XXIe siècle. Mes propos vous dérangent comme la radio que votre voisin écoute à fond matin et soir. Vous voudriez me faire taire, me faire un procès. Vous n'aimez pas les jolies femmes qui crachent sur les sans-papiers. Vous estimez sans doute que la solution de la benne n'est pas la bonne, mais on y jette bien des frigos, des poussettes, des matelas, alors pourquoi pas des Roms.

- Les gens sont comme les objets, quand ils ne servent à rien, il faut s'en débarrasser.

 

(photo)

08:00 Écrit par marronnier dans Fiction, Société | Tags : roms, gitans, racisme, écologie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |