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27/10/2010

"Lancar ? Foutez-le au placard"

- Une fois de plus, il aurait mieux fait de la fermer. Me comparer à Pierre Laval ! Non mais ça va pas. Il a débloqué. Il va finir par me causer du tort, avec ses conneries. Déjà que je suis pas très populaire en ce moment, que mes sondages ne sont pas bons, alors si en plus il en rajoute une couche. Non j'avais vraiment pas besoin de ça en ce moment.

- ...

- Mais qu'est-ce qu'il a dans la tête, ce jeune con ? Qu'est-ce qui m'a foutu un clown pareil à la tête des Jeunes pop ? A son âge, je disais pas autant de conneries (j'en disais, mais pas autant).

- ...

- Dis-moi, Brice, y aurait pas moyen de le virer ?

- Il vient d'être réélu.

- Et alors, y'a qu'à organiser une autre élection. Et s'arranger pour que ce soit un autre à sa place. Vous z'avez qu'à bourrer les urnes avec le nom de son adversaire.

- Tu penses à quelqu'un en particulier ?

- Je pense à Jean, mais ça n'ira pas, on va encore parler de piston. Non, la petite Aurore Bergé (je n'invente rien, elle existe), elle est pas mal, non ?

 

 

aurore-berge.jpg

 

 

Je me la ferais bien. Elle est arrivée 2e, juste derrière Benji. Ben y'a qu'à la faire arriver première.

- Pas juste derrière, Nico.

- M'appelle pas Nico, tu sais que j'aime pas ça.

- Ok, ok, excuse. Pas juste derrière. Benji a gagné avec plus de 78% des voix, il a fait un score de dictateur africain.

- Je m'en fous. Vous z'avez qu'à vous débrouiller pour que cette fois elle arrive première. C'est son adversaire le plus sérieux, tout le monde trouvera ça normal.

- Et Benji, on en fait quoi ?

- Mais j'en sais rien, et je m'en fous. Mettez-le à la circulation. Foutez-le au placard. Qu'il débarrasse le plancher. Casse-toi, pauv'con.

- Le chef, c'est Xavier je te rappelle. Il faudrait peut-être lui en parler ?

- Xavier, je m'en occupe. De toute façon il a rien à dire. C'est moi qui décide. Et puis si tu crois que le sort de Lancar l'intéresse. Il s'en fout comme de sa première chemise. Tout ce qu'il veut, c'est battre Copé en 2017.

- On l'organise quand, l'élection ?

- Ben le plus vite possible, hein. 2012, c'est dans un an, et d'mi (bordel, ça passe vite). On est déjà presque en période électorale. Alors il faut le stopper, ce con. Sinon il va me bousiller ma campagne, en sortant encore des trucs dont il a le secret.

 

Tiens, j'appelle Xavier, ça urge trop.

Dring, dring...

- Allô !

- Xavier ? C'est Nicolas. Je te dérange, j'espère. Bon dis-moi, le Lancar là, c'est plus possible, hein, faut faire quelque chose. Il dit trop de conneries.

- Quelque chose ? Mais quoi ?

- Faut m'organiser une nouvelle élection, élire un nouveau président.

- Mais.

- Y'a pas de mais. Faut faire ça. Et vite. Avant que ce crétin me compare à Pétain. Et alors là, je peux dire adieu à 2012. C'est même pas la peine de me présenter. Non, le Lancar, il est incontrôlable, ça peut déraper à n'importe quel moment. Faut le stopper, Xavier. Tu m'entends ? Le STOPPER.

Et vite.

 

02:26 Écrit par marronnier dans Politique-fiction | Tags : benjamin lancar, nicolas sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |