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15/02/2012

La Saint-Valentin, mon cul

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Vous connaissez la maxime de La Rochefoucauld. "Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour." Alors arrêtons avec ce sentiment inconnu, cette fausse impression, ce prétexte pour offrir des fleurs, des voyages, des larmes, des sourires, des restaurants, et un coup de bite en guise de dessert. Arrêtez de vous gargariser de ce faux sentiment. Vous me faites rire, avec la Saint-Valentin. Cette fête ne veut rien dire. Cette fête est une énorme plaisanterie. Un gigantesque foutage de gueule. Une opération marketing de plus. La tristesse, la joie existent, mais l'amour est une illusion.

- Un faux sentiment.

Comme il y a des faux tableaux, des faux bijoux. Deux siècles qu'on essaye de nous vendre une bague en toc au prix d'un diamant brut. De nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Ca suffit. Quand est-ce que vous comprendrez qu'on essaye de vous enfumer avec ce sentiment fugace, qui ne repose sur rien, aucune statistique, aucune donnée objective, scientifique, aucun savant calcul. L'amour est une escroquerie. Un concept inventé de toutes pièces par des gens en mal d'amour. Une ruse des hommes pour coucher avec les femmes, une excuse toute trouvée pour justifier une envie de baiser, une érection intempestive. Dans Asiles de fous, Régis Jauffret fait dire à un de ses personnages que c'est un sentiment "inventé par un moine médiéval pour s'excuser du viol et du meurtre d'une pucelle à la coiffe provocante". Une bonne idée récupérée par des marchands sans scrupules qui y ont vu un bon moyen de se faire des couilles en or, en vendant des coeurs en chocolat. Fête des mères, des pères, des grands-mères, des amoureux. Il faudrait interdire toutes ces fêtes commerciales qui ne sont faites que pour enrichir des commerçants sans scrupules, prêts à toutes les bassesses, tous les mensonges, pour remplir leur tiroir-caisse, augmenter leurs bénéfices, et doubler leur misérable chiffre d'affaires de petit commerçant minable du centre de Compiègne. C'est la fête de l'argent, pas de l'amour. C'est la Saint-Bernard, la Saint-Valentin. Pourquoi Bernard ? Parce que Bernard Tapie.

Qu'on invente une fête du sexe. Mais la société est trop hypocrite, trop puritaine, elle n'osera jamais. La Saint-Rocco. Parce que le sexe existe, lui, le sexe est réel, le sexe est concret, on peut le toucher du doigt, et même le mesurer. Le sexe est épais comme un steak de 500 grammes, réel comme un orgasme, dur comme un bout de bois. Alors que l'amour est transparent comme une pochette en plastique. L'amour est une illusion, un mirage, une hallucination collective. Arrêtez de vous faire du cinéma. Il n'y a pas plus d'amour dans vos têtes que de flaques d'eau dans le désert.

- Au lieu d'aimer, vous feriez mieux de baiser.

 

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21/10/2011

Il vous reste une rousse en magasin ?

jolie femme rousse yeux verts mode paris street style 1723.jpg

J'ai toujours rêvé d'épouser une vraie rousse. Avec des taches de rousseur, les cheveux roux, et une peau blanche. Très blanche. Je pourrais coucher avec elle plusieurs fois par jour.

- Et par nuit.

Je me contente d'une fausse blonde avec une peau blanche mais une toison noire. Ni taches de rousseur sur le visage, ni sur les bras, et si elle n'allait pas chez le coiffeur, elle serait châtain clair. Elle a les yeux noisette, ce qui pour une blonde est la pire chose qui puisse arriver. Les yeux noirs, c'est encore pire, mais c'est extrêmement rare. On rencontre aussi peu de blondes aux yeux noirs, que de brunes aux yeux violets. Alors que les blondes aux yeux noisette sont légion. On en rencontre un peu partout. Sur les boulevards, dans les cafés, les files d'attente des cinémas, aux caisses des supermarchés, à la sortie des usines, des écoles, dans les agences de voyage, dans les campings. On peut même en croiser sur l'autoroute. Il n'empêche, il y en a moins que de blondes aux yeux bleus. Il y a des millions de blondes aux yeux bleus sur cette planète qui part en vrille, et moi il a fallu que je complique les choses en allant chercher une blonde aux yeux noisette. Non seulement je n'ai pas eu de rousse, mais j'ai été incapable d'avoir une blonde aux yeux bleus.

Elles sont pourtant majoritaires, les salopes, et pas seulement aux Pays-Bas. Comme si les yeux marron étaient un défaut de fabrication. Comme si on mettait des yeux marron quand il ne reste plus assez d'yeux bleus en stock.

- On ne les a plus en bleu, mais il nous en reste en marron.

Les blondes aux yeux marron seraient des blondes au rabais. Un produit soldé, bradé, liquidé avant fermeture du magasin. On a du mal à les vendre. Dans les ventes, les enchères ne décollent pas, pour une blonde aux yeux marron, alors que pour une aux yeux bleus, les prix flambent. Ce n'est pas la rareté qui fait son prix. Mais un saphir aura toujours plus de valeur qu'un marron, ou une noisette.

Contrairement aux blondes merdiques, les rousses n'ont pas de prix. Si j'en avais épousé une, aujourd'hui je serais riche. Une rousse a la même valeur qu'une toile de maître. Un Degas ou un Rembrandt. Une belle rousse vaut même plus cher. En cas de divorce, j'aurais pu la revendre à un collectionneur au prix fort. Même une blonde aux yeux bleus, j'aurais pu en tirer un bon prix. Mais une blonde aux yeux noisette ne vaut pas un clou. Au prix où est le kilo de noisettes, et en admettant que chaque oeil pèse 500 grammes, j'en tirerais trois euros, quatre au maximum. Et si on fait le calcul au prix du marron, ce n'est guère mieux.

- Ma femme est invendable.

A part ses charmes, et sa peau blanche, qui a une certaine valeur à une époque où les peaux foncées envahissent les écrans, je ne vois pas ce qu'elle pourrait vendre. J'espère quand même pouvoir la refourguer à un amateur de gros seins. Avec l'argent, plus le crédit contracté à la banque, je n'arriverai même pas à m'acheter une rousse. En tout cas pas une rousse avec des taches de rousseur et des yeux verts ou bleus. A la limite, une rousse aux yeux marron, avec airbag en option. Ou une rousse d'occasion, qui a déjà beaucoup servi.

Je vais procéder par étapes. Je vais d'abord acquérir une blonde aux yeux bleus avec la vente de ma femme et le crédit de la banque. Et si un jour je fais fortune, j'achèterai Susan Sarandon ou Rita Hayworth si elle n'est pas morte. Ensuite je l'échangerai contre Sandrine Kiberlain.

Sinon j'irai dans une agence de comédiens, et je choisirai une figurante rousse sur photo.

 

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08:00 Écrit par marronnier dans Fiction, Littérature | Tags : rousse, couple, susan sarandon | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

25/09/2011

Et n'oublie pas de fermer la porte en partant

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Ma décision est prise, je te quitte. Tu peux faire ta valise. Tu n'es plus ma compagne, je vais en trouver une autre. Une plus jolie que toi, ce qui ne sera pas difficile, car tu n'es pas loin s'en faut un prix de beauté. J'avais cédé à tes avances, car à l'époque je n'avais personne d'autre sous la main, et j'étais dans le besoin, aussi bien sur le plan affectif que sexuel. Je peux te le dire aujourd'hui.

- Je t'ai choisie par défaut.

De ton côté tu n'étais pas non plus très emballée. J'ai servi de bouche-trou. Si j'avais eu le choix, tu penses bien que j'aurais jeté mon dévolu sur quelqu'un d'autre. Tu n'es pas laide, mais tu n'es pas belle. De plus, tu as quarante-cinq ans, et tu n'es pas millionnaire.

- Qu'est-ce que tu me reproches au juste ?

Rien en particulier. Et un peu tout. J'aurais pu m'accommoder de ton intelligence moyenne, et de ta culture limitée. Je dirais même que ça faisait partie de ton charme, les intellectuelles ne m'attirent pas. Je n'ai rien contre les secrétaires. Au contraire, je dirais qu'elles ont plutôt tendance à m'exciter avec leurs lunettes et leur stylo à bille. Mais c'est le physique qui ne va pas. Tu as l'air en bon état, mais en te regardant de plus près, en t'examinant à la loupe, on découvre des bosses et des rayures qui feraient baisser ta cote sur le marché des femmes s'il existait. Tu es comme un studio dont il faudrait refaire les peintures et changer la moquette. Et ce n'est pas qu'une question d'âge. Il y a quelque chose qui cloche dans ton visage. On ressent un malaise en te regardant. Une gêne. Un peu comme quand on croise un infirme dans un fauteuil roulant. Ou quand un estropié s'assoit en face de vous dans le métro. Ou qu'on se retrouve seul dans un ascenseur avec un nain. Je me demande quelle en est la cause. C'est sûrement un détail physique. C'est peut-être ton nez, ou ton front trop haut ou l'alignement de tes dents. Ou la combinaison des trois. C'est peut-être la forme de tes oreilles, ou l'écart entre tes yeux. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il y a un problème. Comme un défaut d'origine. Une malfaçon. Tu ressembles peut-être à ton père. Ou tes parents t'ont conçue dans la hâte, un matin avant de partir au travail. Tu es née en hiver. Ta mère a peut-être couché au printemps avec un étudiant qui s'y est mal pris, ou qui a éjaculé trop vite. Ou à côté.

- Tu es cruel.

- Non, je suis lucide.

Et furieux d'avoir gâché un an de ma vie avec toi. De plus, tu as voté une fois pour les Verts, tu es allée plusieurs fois à Disneyland avec ta soeur, et j'ai trouvé dans tes affaires la biographie d'un joueur de football. De plus, tu m'avais dit que tu habitais Paris, alors que tu habites Saint-Cloud. Je t'avais pourtant prévenue.

- Seules les Parisiennes m'excitent.

 

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08:00 Écrit par marronnier dans Fiction, Littérature | Tags : couple, kiraz | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/09/2011

Marie-Chantal et Jean-Paul

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- Marie-Chantal, c'est le jour.

- Oui, Jean-Paul. Je suis prête. Mais avant il faut que je fasse une lessive.

- Très bien. Je vous attends dans le boudoir. Je vous prendrai sur le canapé.

- Oui, c'est une bonne idée. A tout de suite.

Elle s'est pointée dix minutes plus tard dans une nuisette bleu nuit. On devinait ses tétons, et sa toison noire et fournie. J'aime les chattes poilues, elles réveillent la bête qui sommeille en moi. A ma demande express, elle ne s'épile pas. Elle doit rester naturelle. Une femme de cinquante ans qui joue les minettes en se rasant ne trompe personne. Une femme mûre se doit d'avoir des poils. Avec elle je suis servi de ce côté-là. Elle est brune, originaire du sud de l'Espagne. Elle a une forte pilosité, et une forte odeur. Il lui est formellement interdit de se raser sous les bras. Elle se rase vaguement les jambes, pour ne pas ressembler à un homme déguisé en femme. Mais c'est tout. Elle portait un masque sur le visage, car elle est pudique et ne veut pas que je la voie grimacer au moment de l'orgasme. Et des gants de chirurgien, car elle considère que les mains d'une fille de banquier ne peuvent entrer directement en contact avec le sexe d'un homme, fût-il celui de son mari.

- La fille d'un notable ne peut branler un sexe à main nue.

Le masque est aussi là pour éviter la fellation. Elle est contre, jugeant cette pratique dégradante pour une femme de sa condition. Elle a déjà du mal à prendre un sexe dans sa main, ce n'est pas pour le prendre dans sa bouche. Elle m'a masturbé en levant le petit doigt et en regardant un tableau de Delacroix accroché au mur. Ses manières m'ont toujours excité et énervé à la fois. Au bout de trois ou quatre mouvements, elle a arrêté. Car même si je ne suis pas un éjaculateur précoce, je pars vite. Elle ne voulait pas que je tache la moquette qu'elle avait fait poser le mois dernier.

Elle m'a demandé quelle était la suite du programme. Je lui ai dit que j'allais la sauter sur le divan comme la première domestique venue. Elle s'est mise en position horizontale, tout en gardant les cuisses fermées. Comme un magasin pour cause d'inventaire.

- Ecartez les cuisses, je vous prie.

Elle les a écartées, et une forte odeur de cuisine a envahi la pièce. A ma demande, elle ne se lave qu'une fois par mois. Ses mauvaises odeurs sont pour moi le plus puissant des aphrodisiaques. C'est mieux que le gingembre. J'attends une semaine après son bain pour avoir un rapport avec elle. Ensuite on a des rapports pendant trois semaines. Et plus les jours passent, plus on en a. L'apothéose intervenant la veille de sa toilette mensuelle. Ce jour-là, les coïts se succèdent à un rythme infernal. Sans la petite pilule bleue, je ne tiendrais pas le rythme.

J'ai plongé mon nez entre ses cuisses. L'odeur n'était pas si forte car le dernier bain remontait à huit jours. Son sexe sentait l'ail, et ses poils avaient un goût de paprika. Tandis qu'au bout de trois semaines, son sexe sent le fromage, et ses poils ont un goût d'algue brune. J'ai introduit un doigt, puis deux, puis toute la main. Puis mon gros sexe. Si elle veut tenir sa bouche à distance de tout ce qui touche à l'amour au point de ne pas m'embrasser, elle me laisse avec son sexe une grande liberté d'action. Je peux y entreposer ce que je veux comme dans un placard ou une cave. Une main, un bras, une lampe, un parapluie.

- Même la bite du voisin.

 

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18:00 Écrit par marronnier dans Littérature, Sexe | Tags : couple, sexualité, gustave courbet | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |