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16/11/2010

Fillon 3

A la manière du blogueur politique Authueil (ses billets sont balèzes, très haut niveau), je reprends la liste du nouveau gouvernement et ajoute un commentaire en face de chaque nom. Mais à ma manière (avec 12 mots maximum - ou 13)...

 

M. Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de la défense et des anciens combattants. Il devait vraiment s'emmerder à Bordeaux pour accepter la Défense. Mais bon, il est au gouvernement. Et en plus n°2.

Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes. Elle est indéboulonnable. Ministre depuis 2002, elle a connu deux Présidents et trois Premiers ministres. Cette fois, pourtant, on a cru que son compte était bon. Ben non.

Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement. Elle a 37 ans, elle est rousse, et elle est déjà ministre. C'est trop !

M. Michel Mercier, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés. Il fallait bien caser un centriste à un gros ministère, vu que Borloo...

M. Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration. Il reste en place. Il a la gueule de l'emploi.

Mme Christine Lagarde, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie. On ne change pas une ministre compétente. On la garde.

M. Xavier Bertrand, ministre du travail, de l'emploi et de la santé. Retour à la case départ. Un faux sympa. Un faux mou. Moins miel que Copé.

M. Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative. Son ministère s'élargit. Mais il n'est plus porte-parole. A part ça, rien. Qu'est-ce que vous voulez dire sur Luc Chatel ? 

M. François Baroin, ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, porte-parole du gouvernement. Il prend encore de l'importance. On n'arrête plus les RPR (Juppé, MAM, lui).

Mme Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Elle fait du surplace. C'est une bonne élève, voilà. 14/20. C'est une petite ambitieuse, mais elle n'a pas le charisme d'une NKM.

M. Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire. RAS. Un villepiniste converti au sarkozysme.

M. Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication. Il est crédible à la culture. Et il a un nom (et, en plus, ça fait plaisir à Carla...).

Mme Roselyne Bachelot, ministre des solidarités et de la cohésion sociale. Va-t-elle obliger tous les vieux à se faire vacciner contre le grippe A ?

M. Maurice Leroy, ministre de la ville. Encore une caution centriste.

Mme Chantal Jouanno, ministre des sports. Une sportive aux Sports. Ca change de Rama Yade. Qui s'y connaissait autant en sport que moi en tricot...

M. Patrick Ollier, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement. Il en rêvait, Sarko l'a fait.

M. Eric Besson, ministre auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique. Il est plus là à sa place qu'à l'immigration. A noter un léger recul dans la hiérarchie. Besson baisse.

M. Henri de Raincourt, ministre auprès de la ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération. Franchement, qui connaît M. de Raincourt ?

M. Philippe Richert, ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, chargé des collectivités territoriales. Il est président de la région Alsace. Il va bouffer de la choucroute avec Brice ?

M. Laurent Wauquiez, ministre auprès de la ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes. Rien à dire. Les affaires européennes ne m'excitent pas, et Wauquiez non plus.

Mme Nadine Morano, ministre auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de l'apprentissage et de la formation professionnelle. Elle, par contre, elle m'excite. Je sais pas, elle a un truc dans l'oeil, à mon avis, c'est une coquine...

Mme Marie-Luce Penchard, ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, chargée de l'outre-mer. Oui bon, une Guadeloupéenne à l'Outre-Mer, c'est logique. Mais qu'en pensent les Martiniquais ?

M. Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce extérieur. J'aime pas ce type. Je le sens pas. J'aurais bien aimé que Sarko le vire. Ce type est antipathique.

Mme Nora Berra, secrétaire d'Etat auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé. Sarko ayant viré Rama et Fadela, il fallait bien en garder une. C'est la plus discrète des trois. Elle au moins ne fait pas de vagues.

M. Benoist Apparu, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement. Il a du bol de travailler avec NKM.

M. Georges Tron, secrétaire d'Etat auprès du ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, chargé de la fonction publique. Il s'incruste au gouvernement. Et s'éloigne de Villepin.

Mme Marie-Anne Montchamp, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale. Une villepiniste, histoire d'emmerder Villepin.

M. Thierry Mariani, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports. M. "ADN" aux transports, je vois pas le rapport...

M. Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation. Après avoir été son porte-flingue pendant 3 ans 1/2, Sarko lui devait bien ça...

Mme Jeannette Bougrab, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, chargée de la jeunesse et de la vie associative. J'entends partout que c'est la fin de la diversité. C'est des conneries. La preuve avec cette nomination...


12/11/2010

Mais pourquoi Matignon les fait autant bander ?

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C'est vrai quoi. Qu'est-ce qu'ils ont tous avec Matignon ? D'accord, Matignon, c'est bandant pour un homme politique. Mais pourquoi un tel acharnement ? Pourquoi Borloo a tout fait pour y aller, et pourquoi Fillon s'est accroché à ce point à son fauteuil ?

C'est en écoutant un débat hier sur i-Télé que j'ai eu la réponse à une question que je ne me posais même pas (pour moi, ils voulaient Matignon, un point c'est tout). Au cours du débat, donc, un journaliste du Figaro a donné une explication que je vous donne à mon tour (bande de veinards).

C'est tout con, en fait.

Si Sarkozy ne se présente pas en 2012, c'est le Premier ministre qui s'imposerait comme le candidat naturel de la droite.

Et si Sarkozy est battu, c'est le Premier ministre qui mènerait la bataille de la droite pour les législatives. C'est lui qui deviendrait le chef de file de la droite. J'ajouterais qu'en cas de victoire (aux législatives), c'est lui qui serait nommé Premier ministre. Et en période de cohabitation, le Premier ministre prend une autre dimension. C'est une sorte de Président bis.

Du coup Matignon c'est un peu le jackpot. On comprend mieux pourquoi ils veulent tous le poste. Matignon n'est pas important pour aujourd'hui, c'est important pour 2012.

Et si Sarko gagne ? Même dans cette hypothèse, c'est bon à prendre. En restant 5 ans à Matignon (comme Jospin), Fillon entrerait dans le livre des records. Quant à Borloo, l'occasion est trop belle. Le train de Matignon ne repassera pas. Alors même 2 mois, il prend.

Et puis si Sarko gagne, il peut reprendre le même Premier ministre (vu qu'il aura gagné, et qu'il sera de bonne humeur...). On comprend mieux maintenant pourquoi Matignon les fait tous BANDER...

En allant à Matignon, tu gagnes au tirage et au grattage...

 

06/11/2010

"Fillon a des burnes"

"Il faut surtout pas changer de Premier ministre. C'est un bon capitaine d'équipe, Fillon. Faut pas changer en pleine bataille. Parce que là ils sont dans le coma, les mecs vont revenir dans la rue. Ils ont presque gagné. Tu balances pas un mec quand t'as le score pour toi. Ce serait dommage. Et puis de mettre Columbo avec son imper dégueulasse et la Peugeot coupée, ça fait pas sérieux... On est pas dans une république bananière, faut de la tenue... Ce type-là est bien, il fait de la mayol (...) il présente bien sur lui, et puis j'ai l'impression qu'il a des burnes... tout le monde s'est mis en levrette, on avançait tout le temps, on reculait de 10 mètres à chaque fois, Chirac n'a fait que ça... il s'est toujours excusé... dès qu'il y avait un mec dans la rue tout l'monde à plat ventre dans les bosquets, c'est fini ça, y'a plus d'oseille, faut faire une réforme, c'est lui qui prend les coups dans la gueule, mais il les assume, ne l'enlevons pas... Tu ne peux pas gouverner en distribuant des sucettes (...) Obama le grand messie il a pris 2 pipes dans le menton il a dégagé..."


Vincent Moscato, sur RMC, le 4 novembre.




 

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