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21/12/2011

Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?

céline,dominique de villepin

Dominique de Villepin ne passe plus entre les portes. Il se prend pour Napoléon, De Gaulle et Louis XVI réunis.

 

C'est parce qu'il est Céline qu'on se souvient qu'il n'a pas eu le Goncourt, alors qu'il y en a qui l'ont eu et dont on ne se souvient pas.

 

Voilà que je lis sur le blog d'Alfred que Pierre Arditi, qu'au demeurant j'aime bien, n'a que mépris pour le net et les cons qui y sévissent. Comme je me suis senti un peu visé, j'ai décidé de bouder tous ses spectacles, films et téléfilms, jusqu'en 2017.

 

Chirac condamné à deux ans de prison avec sursis. Je ne ferai aucun commentaire sur cette condamnation que je trouve sévère, injuste et parfaitement dégueulasse. Et je ne suis pas chiraquien. En 1974, j'ai voté Giscard, et en 2007 Bayrou. Je n'ai voté Chirac qu'en 2002 en me bouchant le nez. C'est dire si je ne suis pas chiraquien. D'ailleurs, en 1995, je n'ai pas voté pour lui, mais contre Balladur.

 

Il y a des pédophiles sur Internet. Par exemple MM. (bip) et (bip).

 

Toutes les femmes m'intéressent, même les brunes.

 

Inès de La Fressange et Mimie Mathy sont nées la même année, en 1957. C'est vraiment tout ce qu'elles ont en commun. La grande brune a tout pour elle. La beauté, la taille, le nom. Elle aurait pu lui laisser la jeunesse, avoir l'élégance de naître quelques mois ou semaines avant l'autre. Eh bien non. Elle n'aura rien épargné à Mimie, choisissant de venir au monde, un mois après elle. Histoire de l'emmerder jusqu'au bout.

 

Une orgie de livres.

 

(photo)

25/02/2011

Bleu de chauffe

sexualité

Je suis née à Périgueux. Je suis issue de la moyenne bourgeoisie. Mon père était médecin de campagne. Il allait de lit en lit pour soigner des grippes et des angines. Quand le malade était une malade, et qu'elle avait attrapé froid, il se glissait dans son lit pour la réchauffer. Il couchait avec elle pour augmenter la température du corps. Il ajoutait la fièvre à la fièvre, il soignait le mal par le mal.

Dans le Périgord, les femmes s'ennuient. Les veuves, les divorcées attendaient la venue du médecin avec impatience et excitation. Les libertines, les femmes de marin, les femmes seules, également. Elles s'inventaient des maladies, des douleurs. Parfois il était obligé de se déplacer au milieu de la nuit, abandonnant ma mère en plein coït comme on abandonne un match de tennis au milieu du deuxième set. Elles l'appelaient quand elles avaient la migraine. D'habitude c'est une excuse pour ne pas coucher avec son mari. Là c'était une excuse pour coucher avec son médecin.

J'ai fait des études de lettres, mais j'ai arrêté avant la licence pour embrasser une carrière de journaliste. J'ai commencé par prêcher la bonne parole au journal La Croix, où je m'occupais des questions de religion, puis à L'Express, où j'étais chargée de suivre la droite, sous l'oeil vigilant et implacable de Françoise Giroud, qui me demandait de ne pas lâcher Jacques Chirac d'une semelle, ce qui n'était pas évident, car à cette époque il carburait au super. Ensuite j'ai quitté la presse écrite, pour faire de la radio.

J'ai été tour à tour chef du service politique de France inter, France info, et de la première radio de France. Aujourd'hui je dirige la rédaction d'une radio chrétienne.

Je suis une bourgeoise coincée, mais je participe de temps à autre à des orgies où je suis la seule femme entourée d'une dizaine d'hommes. Noirs de préférence.

En dehors de ces rares moments d'évasion, où j'oublie qui je suis, d'où je viens, où je lâche prise, j'écris des livres sur Georges Pompidou, Jacques Chirac, ou Nicolas Sarkozy. J'ai même écrit un livre sur Philippe Douste-Blazy.

Mais je dois avouer que malgré mon amour de la politique, j'éprouve plus de plaisir à me faire sauter sur un chantier par des travailleurs immigrés bien membrés, qu'à rédiger un ouvrage sur Edouard Balladur ou réaliser une interview de Pierre Méhaignerie.

J'ai été la maîtresse d'un homme politique marié. Je l'ai connu dans les couloirs de l'Assemblée nationale. J'ai couché avec lui pour obtenir des informations exclusives. Comme tout journaliste qui se respecte, j'aurais fait n'importe quoi pour un scoop. Et puis il était bel homme. Je n'ai pas eu à me forcer.

J'ai peut-être été très amoureuse de lui, ou peut-être pas. Il me plaisait physiquement, mais ne me baisait pas aussi brutalement et profondément que les ouvriers en bleu de chauffe dont je suçais la bite dans des immeubles en construction. Que les stewards que je faisais reluire dans les toilettes de Roissy. Que les boxeurs que j'astiquais dans les vestiaires après l'entraînement.

En avril 1981, un mois avant l'élection de François Mitterrand, nous avons passé un week-end inoubliable dans un Relais & Chateaux sur les bords du lac Majeur. Nous prenions le thé au bord d'un étang aux nénuphars jaunes. Nous faisions l'amour dans le spa de l'hôtel.

Une année on a assisté ensemble aux 24 Heures du Mans. On avait réservé une chambre dans un petit hôtel du centre-ville. Nous n'avons pas quitté la chambre du dimanche 16 heures au lundi midi. On a fait les 24 heures du sexe.

Une autre fois on a assisté au Jumping International de La Baule. Je l'ai chevauché après la compétition dans une suite de l'hôtel Majestic avec le cri des mouettes et le bruit des vagues en fond sonore.

Je l'ai trompé une fois avec un député PS du Loiret. Même s'il était bel homme, je n'ai pas joui dans ses bras, car les socialistes ne me font pas jouir. Je ne suis qu'une bourgeoise attirée par les bourgeois. Je serais née dans une famille communiste, je me taperais des communistes. J'ai le coeur et le cul à droite.

Si malgré mon éducation catholique j'accepte la double pénétration, si je baise avec des hommes de couleur dans des parkings, des caves, si j'avale leur sperme, c'est peut-être pour échapper à mon destin de bourgeoise coincée du cul. Je participe à des orgies pour transgresser un interdit, je suce des ouvriers pour échapper à ma condition.

- J'ai une voix de baryton.

Elle me joue des tours. A mes débuts à la radio, on me prenait pour un homme. De plus, je m'appelle Dominique, ce qui ajoutait à la confusion. Je suis pourtant une belle femme, mais je n'ai pas les traits fins, et je suis grande. (...) Avec ma mâchoire carrée et mes épaules larges, je ressemble à une nageuse est-allemande.

Je plais aux lesbiennes. Un jour, à l'issue d'une interview chez elle pour son roman Garçon manqué, Nina Bouraoui s'est ruée sur moi comme une furie et m'a embrassée sur la bouche. Si je n'étais pas partie en courant, elle m'aurait violée.

Quand j'attends le bus en hiver du côté de la porte de Saint-Cloud avec mon manteau de fourrure, les voitures ralentissent, et les conducteurs me dévisagent.

Je plais aux hommes qui aiment les travestis.

- Et les putes du Bois de Boulogne.