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22/07/2011

Docteur Jean-Louis et mister Borloo

jean-louis borloo

Jean-Louis Borloo n'est pas fait d'un seul bloc. Jean-Louis Borloo est un disque, un 45 tours avec une face A et une face B. C'est une mixture.

- Un milk-shake vanille-fraise.

Un mélange entre Bernard Tapie et Alain Minc. C'est un avocat qui aurait lu Levinas, un trader qui aurait lu Spinoza. Borloo, c'est un footballeur qui aurait lu Hegel, un PDG qui aurait lu Modiano. C'est une tête de cadre sup dans un corps de philosophe, ou une tête d'écrivain dans un corps de directeur commercial. L'enfant de Jacques Séguéla et de Marguerite Duras. Il a une allure de clochard et de banquier.

- On dirait un SDF qui travaille à la BNP.

Il n'est pas net. C'est une créature complexe, étrange, mi-ange mi-démon, mi-clochard mi-cadre sup. C'est un commercial qui en veut, un animateur qui veut gagner du fric, des dollars, du pétrole, un patron qui veut faire du chiffre. Et en même temps c'est un clodo qui boit du vin et dort sur un banc gare de Lyon. C'est un vendeur et un sociologue. Un mélange de Columbo et de Sarkozy.

Il me fait penser à un directeur de supermarché pour qui tous les moyens sont bons pour augmenter le chiffre d'affaires de son magasin. Et en même temps à un chercheur au CNRS.

Il est à mi-chemin entre Aristote et François Pinault. Il ne sait plus où il habite. Il ne sait pas s'il habite Valenciennes, Paris ou Bordeaux. Il ne sait plus s'il s'appelle Jean-Louis ou Jean-Paul. S'il est marié avec Béatrice Schönberg ou Claire Chazal. S'il possède une Renault Laguna ou une Peugeot 607.

Il est tiraillé entre son envie de créer une boîte qui comptera au bout de 5 ans 15 000 salariés et sera cotée en Bourse, et son envie d'écrire un essai sur Descartes. Il veut faire du business, gagner des parts de marché, et en même temps rester allongé sur un banc tout l'après-midi dans les jardins du Palais-Royal ou sur l'herbe sur l'Esplanade des Invalides. Il veut tout écraser sur son passage, et en même temps, il s'en fout, il préfère boire un coup dans un bar de Pigalle.

D'un côté il veut être président de la République, et de l'autre président de l'amicale des buveurs de Suze. Il ne sait pas qui il est. C'est un winner, et en même temps un fumeur de joints à Amsterdam. Il passe des heures dans son bureau à potasser ses dossiers et à boire de la bière.

Il a embrassé NKM dans la cour d'honneur du ministère de l'Ecologie, boulevard Saint-Germain, pour la remercier de prendre sa place. Il a sabré le champagne quand il a appris que Fillon était nommé à Matignon à sa place. Il éclatera de joie s'il se présente à la présidentielle et qu'il est laminé au premier tour. Borloo fera la gueule, mais Jean-Louis poussera un ouf de soulagement. Borloo voulait aller à Matignon, mais pas Jean-Louis. Jean-Louis lui veut aller à Rio. Il veut vendre des Esquimaux sur la plage et baiser avec des Brésiliennes.

Il est perdu. Il est coupé en deux comme un court de tennis. Comme l'assistante d'un magicien. Borloo est écolo, et Jean-Louis alcoolo. Pendant que Borloo travaille huit heures par jour, Jean-Louis est à la buvette. Borloo est organisé et travailleur, Jean-Louis bordélique et paresseux. Jean-Louis Borloo est un mélange de Jean-Louis et de Borloo. Ce cocktail explosif rend les choses très compliquées dans sa tête. Borloo le pousse à se présenter, tandis que Jean-Louis le freine. Borloo est sarkozyste, Jean-Louis communiste. Du coup Jean-Louis Borloo est centriste. Poète libéral, socialiste de droite, gaulliste révolutionnaire. Catholique et athée. Clochard fortuné. Jean-Louis Borloo est une énigme qu'il n'a jamais réussi à résoudre. Un mystère qu'il n'a jamais réussi à percer.

Il lui arrive de réserver une chambre d'hôtel, et puis il décommande au dernier moment. Il change d'hôtel, comme d'autres de chemise. Il réserve un billet d'avion pour Bordeaux, et puis finalement il prend un train pour Lille. Il entre dans une boulangerie pour acheter une baguette, et il ressort avec un gâteau.

Une fois il a hésité pendant trois heures entre deux costumes Armani aux Galeries Lafayette. Finalement il est reparti avec une cravate Gucci. Il change plusieurs fois de portable par an, tant il ne sait pas quel modèle il préfère. Il lui arrive de changer de restaurant au milieu d'un repas. De changer d'avis entre le moment où il a repéré une chemise dans une vitrine et le moment où il entre dans le magasin. Des forces contradictoires cohabitent en lui. Il ne sait pas s'il préfère le bleu ou le vert. La politique ou la pêche. Il réserve un court de tennis au Racing, et il va jouer au squash à l'Aquaboulevard. Jean-Louis Borloo est un homme libre. Dont les convictions varient en fonction de la météo et du contexte.

Il peut très bien être candidat à la présidentielle, et se retirer deux jours avant le premier tour.

Quand il s'est marié avec Béatrice Schönberg, il a dit non au dernier moment. Il a fallu recommencer la cérémonie le lendemain.

 

 

(photo)

12/11/2010

Mais pourquoi Matignon les fait autant bander ?

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C'est vrai quoi. Qu'est-ce qu'ils ont tous avec Matignon ? D'accord, Matignon, c'est bandant pour un homme politique. Mais pourquoi un tel acharnement ? Pourquoi Borloo a tout fait pour y aller, et pourquoi Fillon s'est accroché à ce point à son fauteuil ?

C'est en écoutant un débat hier sur i-Télé que j'ai eu la réponse à une question que je ne me posais même pas (pour moi, ils voulaient Matignon, un point c'est tout). Au cours du débat, donc, un journaliste du Figaro a donné une explication que je vous donne à mon tour (bande de veinards).

C'est tout con, en fait.

Si Sarkozy ne se présente pas en 2012, c'est le Premier ministre qui s'imposerait comme le candidat naturel de la droite.

Et si Sarkozy est battu, c'est le Premier ministre qui mènerait la bataille de la droite pour les législatives. C'est lui qui deviendrait le chef de file de la droite. J'ajouterais qu'en cas de victoire (aux législatives), c'est lui qui serait nommé Premier ministre. Et en période de cohabitation, le Premier ministre prend une autre dimension. C'est une sorte de Président bis.

Du coup Matignon c'est un peu le jackpot. On comprend mieux pourquoi ils veulent tous le poste. Matignon n'est pas important pour aujourd'hui, c'est important pour 2012.

Et si Sarko gagne ? Même dans cette hypothèse, c'est bon à prendre. En restant 5 ans à Matignon (comme Jospin), Fillon entrerait dans le livre des records. Quant à Borloo, l'occasion est trop belle. Le train de Matignon ne repassera pas. Alors même 2 mois, il prend.

Et puis si Sarko gagne, il peut reprendre le même Premier ministre (vu qu'il aura gagné, et qu'il sera de bonne humeur...). On comprend mieux maintenant pourquoi Matignon les fait tous BANDER...

En allant à Matignon, tu gagnes au tirage et au grattage...

 

03/11/2010

Borloo à Matignon, c'est pas fait

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Borloo n'en fait-il pas trop ? Pas seulement dans son allure, mais aussi dans son attitude. C'est la question que je me pose. D'accord il est favori pour Matignon, mais son omniprésence dans les médias ne risque-t-elle pas de se retourner contre lui ? A force de squatter les médias, et d'être partout, ne risque-t-il pas d'énerver Sarkozy ? Il se comporte comme s'il était déjà Premier ministre, or Sarko, jusqu'à preuve du contraire, ne l'a pas encore nommé ! On a l'impression que c'est fait, que Sarkozy n'a même plus à choisir, puisque le nouveau Premier ministre est déjà là ! Mais Sarkozy a peut-être son mot à dire, non ? C'est pas lui le chef ? Et puis en plus il aime bien créer la surprise, être là où on ne l'attend pas (cf ses choix "controversés" de Kouchner, Hirsch, Fadela Amara au gouvernement...). Or, s'il nomme Borloo, ce sera tout sauf une surprise !

C'est pourquoi je me demande si Borloo, en se comportant comme un Premier ministre, en faisant comme s'il était déjà en fonction, n'est pas en train de se tirer une balle dans le pied. Si tout ça ne va pas se retourner contre lui. S'il ne va pas être victime du syndrome Bompard.

Le syndrome Bompard ? Oui, souvenez-vous. Il était le GRAND favori pour France Télévisions. Sarkozy l'avait choisi (comme Borloo), c'était fait, y avait plus qu'à signer en bas à droite. Dans l'équipe Bompard, on avait déjà sabré le champagne. Bompard avait même déjà constitué son état-major ! Et puis son nom a "fuité" dans la presse (grâce à Alain Minc), l'information a été reprise sur Internet, et Sarkozy s'est énervé. Agacé par tout le ramdam fait autour de lui, il l'a sacrifié au dernier moment au profit de... Rémy Pflimlin (que personne n'attendait).

Je ne dis pas que Borloo va subir le même sort que Bompard. Mais Bompard était lui aussi déjà président de France Télévisions... jusqu'au jour où un autre a été nommé.

Borloo ne se voit-il pas trop beau ? Déjà cet été il a cru son heure arrivée. L'Express raconte que, convié par le chef de l'Etat à un dîner au cap Nègre, Borloo était venu seul. "Tu es venu seul ?", lui a demandé Sarkozy, surpris que le ministre se soit déplacé sans son épouse. Sarkozy avait prévu un moment de détente, alors que Borloo lui voulait parler politique.

Non, Borloo a tendance à se voir trop beau. Il nous la joue : "Je m'voyais déjà en haut de l'affiche". Mais Sarkozy est-il d'accord ? Va-t-il écrire BORLOO en gros sur la nouvelle affiche du gouvernement ?

On va vite être fixé...

 

(Sources : L'Express N° 3079, N° 3088)

22/10/2010

Le brushing de Borloo

Matignon, Matignon pas ? En tout cas, sur RTL, Jean-Louis Borloo a dit que non, Sarkozy et lui n'en ont jamais parlé. Peut-être. En tout cas, depuis quelque temps, il soigne son image, Borloo. On pourrait faire un avant/après, comme dans les magazines féminins.

Avant, quand il n'était pas encore question de lui à Matignon. Quand il s'en foutait comme de son premier verre d'alcool.

C'était il y a 6 mois (le 20 avril).

Regardez (30 secondes) :

 

Vous avez vu les cheveux en pétard et les doigts dans le nez ? Bonjour la dégaine, et le costume. Et cette cravate bleue à pois... Pas vraiment le costume d'un Premier ministre. Et puis il a l'air fatigué...

Et maintenant regardez-le hier matin, sur RTL :

 

Vous trouvez pas qu'il a changé ? Chevelure impeccable (raie sur le côté à la... François Fillon !), chemise blanche classe, cravate, veste bien coupée... Impeccable, quoi.

Alors il en a peut-être pas parlé avec Sarkozy, mais il y pense, même en se rasant - parce que maintenant il se rase, Borloo, il paraît même qu'il a arrêté le pinard, et qu'il s'est mis à la muscu, lui, à la muscu ? ah ah ah, elle est bien bonne, celle-là...

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pourquoi cette photo ?

c'est juste un test, pour voir si je peux mettre des photos, je vois que oui...

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