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14/01/2012

Flaubert vote Bayrou

Le discours solennel empreint de gravité de François Bayrou après l'annonce de la perte de la dégradation de la note. au-dessus de la mêlée, n'accusant pas le seul Sarkozy, renvoyant tout le monde dos à dos, rejetant la faute sur tout le monde, la responsabilité de cet échec sur tous les gouvernements successifs sans exception. Appelant à l'union nationale, derrière un homme capable de rassembler, de fédérer, de réaliser une synthèse, de recoller les morceaux, de rabibocher les gens, de réconcilier tout le monde, de mettre une claque aux récalcitrants, aux insolents, et cet homme, de crise et de dette, c'est lui. l'homme de la grammaire des mots, du terroir. C'est peut-être un dictateur, un mégalo égo, unégoïste, unambitieux. Mais c'est son heure, il a l'Histoire avec lui, le vent de l'histoire dans le dos. Le contexte circonstances clignotants au vert, victoire. essai,             and et Chi

En outre, ce ne serait que justice et logique. Car élire un agrégé de lettres à la présidence de la France, c'est une tradition française. Une spécificité française. Une sorte d'exception culturelle que les Etats-Unis ne nous envient même pas, tant ils sont arriérés et incultes. François Bayrou, le nouveau Pompidou, agrégé lui aussi de lettres classiques.

gument

J'ai eu Marcel Proust hier au téléphone, il m'a affirmé vouloir apporter son précieux suffrage à François Bayrou, en raison de ses études de lettres, car, dit-il, il faut à la France, un président lettré.

Je suis d'accord avec Marcel Proust. Même Céline, qui n'est pourtant pas un modéré, dont les positions n'ont rien de molles, m'a avoué cette fois avoir l'intention de voter Bayrou. Car, dit-il, faut arrêter tous ces

roman, une ligne du Voyage, de Mort à crédit, ou qui le font croire grâce à des fiches astucieusement rédigées par d'éminents conseillers.

ploucs

 

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05/12/2010

Bayrou, le leader maximo

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"Pas facile de faire vivre une famille politique quand il n'y a pas un leader affirmé ni de ligne commune." Petite phrase de François Bayrou, sur le PS, lâchée au détour d'une conversation dans l'émission dominicale du gentil Drucker sur France 2. Pas vu l'émission, mais lu la phrase sur un blog centriste.

Bayrou n'a pas tort. Il a même raison. Au PS, y a pas de leader mais un parti. Au MoDem, c'est le contraire. Un leader, et pas de parti. Vaut-il mieux un parti sans leader, ou un leader sans parti ? Pour l'élection présidentielle, vaut mieux un leader avec un petit parti qu'un gros parti sans leader. Bayrou a fait 18,5 % avec un parti mineur, minuscule, maigre comme un yaourt allégé. Ségolène Royal a fait à peine mieux avec le gros PS. Moralité : la présidentielle, c'est une question de personne, et le problème, c'est qu'il n'y a personne au PS.

C'est l'avantage du petit parti. Pas besoin de primaires. Vous imaginez des primaires au MoDem ? Bayrou contre Bayrou. Au moins, il est sûr de gagner ! C'est pour ça que Bayrou a créé son parti. Ca flatte son ego. Personne pour l'emmerder, pour contester son leadership. Le MoDem est un parti totalitaire. Le culte du chef. C'est pire que l'UMP. Pire que le NPA. Pire que Lutte Ouvrière. Bayrou est un dictateur. Bayrou est le Laurent Gbagbo français. C'est le plus africain des centristes. Et impossible de savoir si le MoDem est de centre droit ou de centre gauche. Il y a des dictateurs de gauche comme de droite. Communistes ou fascistes. Bayrou lui est le premier dictateur centriste. Tous ceux qui n'adhèrent pas à la ligne politique molle du parti en sont exclus. Ils n'ont pas droit à la parole. Juste le droit de se taire. Ou de partir. La rupture est douloureuse, mais définitive. Comme dans un couple. Les anciens sont ostracisés, dénigrés dans les journaux. Comme en témoigne cette déclaration de Bayrou sur ses anciens amis centristes qui ont rejoint la majorité sarkozyste : "Ils sont morts, absorbés, digérés, évacués." Il n'y va pas de main morte. Il n'y va pas avec le dos de la cuillère centriste. Avec Bayrou, ça rigole pas. Kadhafi à côté, c'est du pipi de chat. Tous ceux qui émettent le moindre doute, la moindre critique, à l'égard du chef, sont jetés à la poubelle comme des tomates pourries. Tous ceux qui ne sont pas pour Bayrou sont contre Bayrou. L'UMP, à côté du MoDem, c'est le pays des Bisounours. C'est l'île aux enfants.

Il est allé chez le gentil Drucker pour faire croire qu'il est gentil. Alors qu'il a un ego démesuré, qu'il n'est gentil qu'avec ses chevaux, qu'il ne fait confiance à personne, et qu'il est le centre de ses préoccupations. Ne vous laissez pas avoir. Ne votez pas pour lui en 2012. Ce centriste du Béarn est un dictateur mou, mais un dictateur quand même. Il supprimerait la gauche et la droite, et placerait le centre au centre de tout. Il mènerait une politique ni de gauche, ni de droite. Mais une politique du centre mou. Bayrou est tellement égocentré qu'il supprimerait le poste de 1er ministre. Et il formerait un gouvernement tellement resserré qu'il n'y aurait plus que 2 ou 3 ministres. Marielle de Sarnez, ministre de la Justice. Robert Rochefort, ministre du Travail. Et c'est tout. Le reste, c'est Bayrou qui s'en occuperait.

Bayrou Président, ce serait aussi un formidable retour en arrière. Bayrou réhabiliterait la Garde républicaine à cheval. Il supprimerait les Renault Safrane et autres Peugeot 607, et les remplacerait par des carrosses tirés par 600 chevaux.

Il supprimerait les mails. Les lettres mettraient de nouveau 6 jours avant de parvenir à leur destinataire. On rouvrirait des bureaux de poste en province, et les facteurs retrouveraient du travail.

En bon dictateur, il se maintiendrait longtemps au pouvoir, jusqu'au jour où il serait assassiné de plusieurs coups de couteau dans la poitrine comme Henri IV.

L'assassin serait vite maîtrisé et démasqué par les gendarmes à cheval. Il s'agirait d'Olivier Besancenot, anarchiste bien connu des services de police, facteur au bout du rouleau, épuisé par une surcharge de travail due au regain d'activité de la Poste...

 

Ce billet ne devrait pas plaire à l'Hérétique, à Balle au centre, et à Marianne République.

 

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