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13/07/2011

Il y a un truc entre Olivier Truchot et Sophie de Menthon

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Ils ont peut-être déjeuné une fois ensemble à la Coupole ou dans un restaurant de poissons de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Ils ont peut-être pris un verre de grenadine au bar du Negresco à Nice. A moins qu'ils aient bu un Perrier chez Sénéquier sur le port de Saint-Tropez en juillet 2001. Peut-être qu'ils se sont dit bonjour un jour dans une boulangerie de la rue des Abbesses. A moins qu'ils aient fait une folie, et qu'ils aient osé boire un Schweppes à la terrasse d'un bistrot du boulevard Voltaire, ou déjeuner d'un steak au poivre dans un petit restaurant de la rue d'Aboukir.

Peut-être qu'ils se sont croisés un jour avenue des Ternes, ou place Emile-Goudeau à Montmartre. Peut-être qu'un jour Sophie montait dans le 52 avenue Victor-Hugo au moment même où Olivier sortait de la librairie Fontaine ou entrait chez Béchu pour s'acheter un chausson aux pommes et une tarte au sucre, et qu'il a senti son parfum à la lavande et elle son eau de Cologne. Peut-être qu'ils se sont croisés un jour à l'aéroport de Francfort et qu'Olivier n'oubliera jamais la petite robe jaune que Sophie portait ce jour-là.

A moins qu'ils aient déjeuné ensemble en avril 2004 dans un restaurant japonais. Si ça se trouve, ils se sont croisés une fois à la Fnac des Ternes, et depuis ils se voient clandestinement tous les jeudis soirs dans un hôtel du boulevard Haussmann.

Ils passaient peut-être leurs vacances d'été au Cap-Ferret quand ils étaient petits. Le petit Olivier était peut-être amoureux de la grande Sophie qui n'avait d'yeux que pour les garçons de son âge. Ou peut-être que Sophie a déniaisé Olivier. Peut-être qu'elle a accepté de lui montrer ses seins. Il l'a peut-être sautée dans une cabane de pêcheurs. Mais ils passaient peut-être leurs étés sur la Riviera, et ils ont peut-être fait l'amour dans la piscine de la villa du père de Sophie sur les hauteurs de Menton le 6 août 1987 en début d'après-midi pendant que les parents faisaient la sieste dans le living-room.

Peut-être que Sophie attend qu'Olivier quitte sa femme pour refaire sa vie avec elle. Il lui a peut-être dit qu'il l'aimait mais qu'il avait besoin de temps, qu'il ne pouvait pas quitter sa femme du jour au lendemain. Elle lui a peut-être lancé un ultimatum. Si Olivier n'a pas quitté sa femme avant le 2 décembre 2011, elle le quittera pour un autre journaliste, pourquoi pas David Pujadas qui est petit mais moins fourbe qu'Olivier.

- Tu ne vas quand même pas me quitter pour ce nabot ?

- Pourquoi pas ? Il est gentil et il gagne deux fois plus que toi.

Ils se sont peut-être croisés au casino d'Aix-les-Bains en août 1990. Il l'observait peut-être jouer à la roulette en robe du soir noire fendue sur le côté. Ou elle lui a prêté 5000 francs qu'il a claqués à la roulette en échange d'une nuit d'amour dans la plus belle chambre de l'hôtel Astoria, un ancien palace Art déco où Sophie passe tous ses étés depuis 1969.

Ils habitent peut-être tous les deux rue de Vaugirard, dans le XVe arrondissement. Et ils font peut-être leurs courses dans le même Monoprix le jeudi soir. Et même, ce qui serait proprement incroyable, ils achètent peut-être la même marque de biscottes.

Peut-être que Sophie ressemble à la mère d'Olivier, et Olivier au premier mari de Sophie. Olivier est peut-être le fils caché de Sophie qu'elle aurait eu avec le palefrenier dans les écuries du château de Rambaud, propriété de la famille de Menthon depuis le XVe siècle, aujourd'hui une ruine dont il ne subsiste que la chapelle.

Ils se sont peut-être croisés une fois sur les planches de Deauville, ou à cheval sur la plage de La Baule.

Ils se sont peut-être vus pour la première fois dans une partouze organisée par Jacques Chancel dans un des nombreux châteaux qu'il possède en France, dans le Périgord, en Espagne, en Pologne, en Basse-Saxe, à quinze kilomètres de Hanovre, en Rhénanie-Palatinat, à dix kilomètres de Mayence, et en Italie, dans la vallée d'Aoste.

Ils ont peut-être pris un café ensemble dans la voiture-bar du TGV 8849 à destination de Rennes en avril 2002, trois jours avant l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle.

Olivier a peut-être ramassé le mouchoir de Sophie dans le TGV Paris-Bordeaux, et pour le remercier, elle l'a invité à dîner dans une pizzeria de Biarritz.

Ils ont peut-être le même dentiste, et ils se croisent souvent dans la salle d'attente.

Ils s'envoient régulièrement des piques en direct. Elle se moque souvent de lui, et il raille son côté bourgeoise libérale, chef d'entreprise dynamique, qui n'a que les mots "boîte" et "bosser" à la bouche. Elle l'énerve. Il lui reproche sûrement de passer tous ses week-ends au château de Lacoste, propriété de Pierre Cardin où il donne des soirées au cours desquelles elle se permet de boire, de danser et de rire au bord de la piscine fluorescente. Peut-être qu'il lui reproche aussi de jouer au tennis avec des jupes longues et des raquettes en bois comme en 1930. Peut-être qu'il ne lui pardonne pas d'avoir assisté une fois au Grand Prix de Monaco.

Ils sont peut-être amis depuis longtemps, mais leur amitié menace de s'effondrer à tout instant et de se transformer en histoire de cul voire d'amour.

Il a peut-être un faible pour les aristocrates. Il est sensible aux filles à particule. Par exemple il n'a jamais lu aucun de ses livres, mais il aime beaucoup l'écrivaine Camille de Peretti. Il aimerait bien que Victoire de Castellane intègre l'équipe des GG, mais Alain Marschall n'est pas d'accord. Il rêve sûrement de coucher avec une baronne ou une comtesse. Moi-même je rêve d'enculer une princesse.

Peut-être que des noms comme Agathe de La Boulaye et Tatiana de Rosnay le font bander. Il est peut-être marié avec la baronne de Merteuil.

Peut-être que lui-même s'appelle Olivier Truchot de Sainte-Foix. Peut-être que son père Gaston Truchot de Sainte-Foix a épousé en 1952 Marie-Louise de Rodez. Il a peut-être un lien de parenté avec le marquis Alexis de Lespinay. Il compte peut-être parmi ses ancêtres Charles de Crussol, vicomte d'Uzès. Ce qui expliquerait l'intérêt que lui porte Sophie dont l'attirance pour les têtes couronnées n'est plus à démontrer.

Sophie a peut-être une fille, Mathilde. Et Olivier est peut-être son mari. Olivier serait donc le gendre de Sophie, ou son frère, si Sophie est sa soeur. Ou alors, et je pencherais plutôt pour cette hypothèse, Sophie et Olivier sont unis par les liens du mariage. Et ils vivent avec leurs quatre enfants à Versailles, dans un manoir XVIIIe ayant appartenu à un descendant en ligne directe de Louis-Philippe.

Ils possèdent aussi une vieille demeure à Gordes, dans le Luberon, où ils reçoivent chaque été tout le gotha européen autour de la piscine en forme de U.