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18/09/2011

Monsavon au lait d'amande douce

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J'ai arrêté la drogue, mais je continue la télé. On ne peut pas se désintoxiquer en un mois, mais moi je l'ai fait. Deux semaines de cure, dans une clinique suisse, m'ont suffi. Je n'avais pas le temps de rester plus longtemps. Alors j'ai demandé un traitement spécial. On m'a placé à l'isolement, dans une chambre froide, obscure, au 6e sous-sol de la clinique, loin du bruit et de la fureur de la vie parisienne. On a confisqué mon portable, ainsi que mon oreillette. Ce placement avait aussi une vertu symbolique. Une manière de me dire que j'avais touché le fond, et que je ne pouvais que remonter. Ma remontée à la surface le jour de la sortie, a été chargée d'émotion. Elle m'a aidé à me convaincre que j'étais tiré d'affaire. Comme si j'avais réussi à sortir de l'enfer de la drogue. Après avoir sombré dans la nuit, je retrouvais le soleil.

Il fallait choisir entre la télé et la drogue. J'ai choisi la télé, car c'est une drogue moins dangereuse pour la santé. Que la coke. C'est une drogue douce comme un savon au lait. D'ailleurs, on pourrait dire que présenter une émission équivaut à fumer un joint. La lumière des spots grise autant qu'une bouffée d'herbe. Les deux donnent le vertige. Je préfère quand même la télé, car un joint n'a jamais rendu célèbre. Ce n'est pas parce que vous fumez qu'on vous reconnaît dans la rue. Et on n'achète pas une maison avec un joint. Ce n'est pas en fumant que vous gagnerez assez pour vous payer une villa à Biarritz ou un palais à Marrakech. Alors que la télé rend riche. Et célèbre.

- C'est comme le Nutella.

Quand on y a goûté, on ne peut plus s'en passer. On devient addict. On a besoin de sa dose quotidienne de noisettes. La télé m'a rendu fou. Il ne se passait pas un jour, une heure, une minute, sans que j'y pense. Ma boîte crânienne est un écran de télé qu'on peut allumer ou éteindre en appuyant sur un bouton. Je faisais mon footing au bois de Vincennes en sifflant les génériques de mes émissions et en criant les questions que j'allais poser le soir à mes invités. J'arrêtais les coureurs pour leur demander s'ils avaient vu l'émission de la veille. Je leur demandais de venir témoigner lors d'un prochain débat sur le divorce, alors qu'ils s'entendaient très bien avec leur femme. Ils avaient l'air joyeux, mais je leur proposais d'apporter leur témoignage sur la dépression. En fait, je voyais des témoins potentiels partout. Je demandais à mon boulanger s'il n'avait pas des tendances suicidaires, ou si sa femme n'avait pas déjà tenté de mettre fin à ses jours.

J'ai subi une cure de désintoxication pour la coke, mais pas pour la télé. Il est vrai que les centres pour soigner son addiction à la lumière des caméras, n'existent pas. Il y a des centres pour soigner sa dépendance à l'alcool ou au sexe. Il y en a même en Suisse pour les accros au chocolat et aux montres. Mais pas encore pour les drogués des jeux ou des caméras vidéo. Dans ces centres, il faudrait supprimer la télé et les consoles dans les chambres. Exactement comme on supprime le champagne dans les centres de désintoxication. Une clinique n'est pas un cabaret. Ou les horloges dans les centres de désintoxication à l'heure.

En fait, il existe un centre de soins pour les addicts de TF1 au Canada. Mais il fallait d'abord que je m'occupe de mon problème de cocaïne. Mon nez avait triplé de volume. Et je n'arrivais même plus à compter jusqu'à cent. Et puis je n'ai jamais travaillé sur TF1. C'est un centre pour Jean-Pierre Foucault, mais pas pour moi.

Moi il me faudrait un centre qui soigne les drogués de toutes les chaînes, car si je présente des émissions sur le service public, je travaille aussi sur des chaînes privées en tant que producteur. En fait, il faudrait un centre qui soigne toutes les addictions à la fois. Car je suis aussi un drogué du sexe, et un alcoolique notoire. Pour l'instant, je suis guéri de la coke. Il faut procéder par étapes. A chaque année suffit sa peine. L'année prochaine je soignerai mes problèmes d'alcool, et en particulier de whisky. L'année suivante ma dépendance au sexe et au crack. Et dans trois ans, mon addiction à la télé, et à la machine à café. Il faudra que je pense aussi à soigner mes pulsions criminelles, suicidaires, mes bouffées délirantes, et que j'arrête l'EPO. Si tout va bien, dans cinq ans, je serai un homme à peu près normal.

08:00 Écrit par marronnier dans Fiction, Télé | Tags : monsavon, drogue, cocaïne, france 2, tf1 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30/08/2011

Merci d'écouter France info, il est 16h30

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Tout est urgent. Le moindre événement est une information capitale qui mérite d'être signalée à l'antenne. L'info est permanente, elle ne s'arrête jamais. Notre devoir est de la communiquer le plus vite possible et de la manière la plus spectaculaire à la population mondiale. L'information la plus anodine peut se révéler destructrice. Vous croyez peut-être que le rhume de votre femme est une information secondaire, mais elle est peut-être de la plus haute importance. Il en va peut-être du sort de la planète. De la bonne marche du monde. Du bon fonctionnement des institutions. Le fait que votre boulangerie soit fermée du 23 août au 2 septembre, peut modifier le cours de l'histoire. La facette du monde peut s'en trouver changée.

Nous traitons un simple accrochage dans le métro avec le même sérieux qu'une guerre ou un tsunami. L'avantage des guerres modernes, c'est qu'on peut les suivre en direct, en temps réel, au point de pouvoir pratiquement donner le nombre de morts par seconde. Mais tout événement en apparence moins spectaculaire peut s'avérer tout aussi excitant. Une grève peut remplacer avantageusement une guerre. Une mise en examen d'une caissière qui a volé une pomme peut faire la une de l'édition de minuit.

- Tout est dans la manière de présenter le sujet.

Le décès d'un retraité dans sa maison de campagne deviendra le suicide d'un aristocrate dans son château. Jack Lang a dîné dans un restaurant de Marseille. En soi, l'info n'est pas capitale. Alors pour faire monter un peu la sauce, on dira qu'il a violé un poisson dans le port de Marseille. Puis qu'il l'a grillé avant de le dévorer.

- L'information est partout.

Et tout est information. Nicolas Sarkozy a pris un bain ce soir avant le dîner nous permet d'en savoir plus sur le président. On sait qu'il est propre. Edouard Balladur n'a pas pris le métro hier soir. Ca en dit long sur l'arrogance de cet odieux personnage. L'oubli d'un parapluie dans le métro à la station Maubert est une info urgente, si la météo a prévu de la pluie pour le lendemain. Les gens n'ont plus qu'à courir à la station pour avoir un parapluie gratuit. Le proviseur d'un lycée a été vu dans un magasin de chaussures. Information importante, car cela prouve que les fonctionnaires sont dépensiers. Et qu'ils ne foutent rien. Le ministre du Travail surpris en train de rire dans un café, alors que le chômage a augmenté le mois dernier. Encore une affaire d'Etat. Samedi soir, à Limoges, un médecin a dîné dans un Quick. Un scandale de plus, quand on sait qu'il faut éviter de manger trop gras. Votre mère, adjointe au maire, qui est rentrée chez elle à 18 heures. Les élus sont-ils payés à ne rien faire ? Reportage à Marseille. Une féministe a révélé dans un entretien au Monde qu'elle est enceinte de son compagnon. Ce qui prouve qu'elle a couché avec lui. Et qu'elle a menti. Contrairement à ce qu'elle raconte partout dans les médias, elle a besoin des hommes. Cette info sera donc un des gros titres de l'édition de 22h30.

Comme vous pouvez le constater, je suis shooté à l'info. Au point que j'appelle ma mère tous les soirs pour avoir des nouvelles de la famille. Je passe tous les matins chez la gardienne pour prendre des nouvelles de l'immeuble, et quand je vais chez les commerçants, je leur demande des nouvelles du quartier. J'arrête même des inconnus dans la rue pour prendre des nouvelles de leur santé.

Je veux tout savoir, aucune information ne doit m'échapper. Je dors avec la radio allumée, ou le casque sur les oreilles. Je sais tout ce qui se passe au moment où ça se passe. Rien de ce qui arrive en France et dans le monde n'échappe à ma vigilance. Je n'ignore rien du conflit israélo-palestinien, du braquage d'une bijouterie à la voiture bélier ce matin à Saint-Mandé, de la hausse inquiétante du chômage des seniors, et du classement du championnat de France de foot. J'ai des infos sur tout et tout le monde. Je sais où vous êtes parti en vacances, j'ai interviewé votre femme. Même si la concurrence est rude, j'essaye d'être le premier sur l'info. Je guette l'info comme un guépard une antilope. J'attends les dépêches avec angoisse. Je me jette sur elles comme un tigre sur un cerf. Dès qu'une tombe, je la balance à l'antenne. Je ne pourrai jamais m'arrêter. Je présenterai des journaux jusqu'à la fin de ma vie. J'annoncerai moi-même ma mort à l'antenne. Si le CSA me donne une fréquence, j'émettrai depuis mon cercueil. J'installerai un studio radio dans ma tombe. J'irai faire des reportages en enfer. J'interviewrai les morts.

- J'obtiendrai une interview exclusive d'Edith Piaf.

 

 

bfm tv,france info

16:30 Écrit par marronnier dans Radio, Télé | Tags : bfm tv, france info, actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

03/08/2011

Vis ma vie d'animatrice télé

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Je suis une animatrice de télévision qui ne travaille plus beaucoup depuis quelques années. A une époque, j'étais en couple avec un animateur célèbre dont les émissions cartonnent encore aujourd'hui et font à chaque fois au moins 40% de parts de marché. C'est excitant un homme dont les émissions font de l'audience. L'audimat est plus important que la taille du sexe pour m'exciter. Plus son émission de la veille avait marché, plus grande était mon envie de baiser, et plus ferme était son érection. D'ailleurs si son émission avait fait moins de 30% de parts de marché, ce qui était rare, on ne baisait pas. J'étais d'autant plus excitée que mes émissions cartonnaient aussi. Mes courbes d'audience étaient phénoménales. Nous étions un des couples les plus people et les plus en vue de France. Notre mariage a fait la une de Paris Match. Si ma cote de popularité s'est effondrée depuis notre divorce, pour lui ça marche toujours aussi bien. Il a continué sur sa lancée, alors que moi j'ai mal négocié le virage, et je me suis retrouvée dans le décor. Il y a dans ma trajectoire quelque chose de la chute d'une idole. J'ai connu la gloire, j'ai été tout en haut de l'affiche, portée au pinacle, et puis je me suis ramassée. La chute a été brutale, et douloureuse.

Vous l'avez peut-être oublié, mais à l'époque j'étais la grande vedette de la télévision, je travaillais sur la plus grande chaîne, je faisais la une de tous les magazines. Alors qu'aujourd'hui je n'ai droit qu'à des articles de trois lignes dans la presse régionale, ou à une brève dans Télé Poche. Dernièrement j'ai eu droit à un encart dans le Nouvel Obs pour parler de mon livre en mal. Non seulement je ne fais plus la une de Télé Star, mais je ne suis plus que très rarement dans les pages intérieures de Télé Loisirs. Ma vie a été un conte de fées, aujourd'hui ce n'est pas un cauchemar, mais ça y ressemble.

- Aujourd'hui c'est Wendy Bouchard qui a le vent en poupe.

J'ai quand même réussi à rebondir en décrochant une ou deux émissions sur le câble, et depuis la rentrée dernière, j'ai une émission à la radio. Mais la traversée du désert a été longue. Pendant dix-huit mois, le téléphone n'a plus sonné. Quand on a fini par me proposer une émission sur Canal Jimmy, j'ai accepté. J'aurais accepté n'importe quoi. Même de présenter la matinale sur Sweet FM. J'étais si mal, que j'aurais accepté de présenter la météo sur Europe 1, ou une émission de télé-réalité sur NRJ 12. D'ailleurs, pendant deux mois, j'ai donné l'heure sur une radio belge. Je donnais l'heure à partir de sept heures et non stop jusqu'à midi. J'annonçais aussi les programmes. C'était mal payé, et très fatigant. J'ai tenu huit mois, et j'ai donné ma dem. Quand on a présenté des émissions sur une grande chaîne devant des millions de téléspectateurs, c'est difficile d'en être réduite à donner l'heure et à annoncer les programmes sur une radio locale belge même à une heure de grande écoute. Pour me retenir, le directeur de la station, Bises FM, m'a proposé une émission en début d'après-midi. Au programme, des jeux, des dédicaces et tous les tubes des années 70. Une émission conviviale de 14h à 16h à l'heure de la sieste.

- Une émission disco pour réveiller les débuts d'après-midi.

Je lui ai dit d'aller se faire voir, et quand il a essayé de me violer, je lui ai donné un coup de pied dans les couilles. Son émission, il pouvait se la garder et la proposer au ringard avec des rouflaquettes qui la présente depuis cinq ans. J'étais tombée bien bas, mais pas au point de passer des disques de Mike Brant. Par contre en mai 2009 j'ai remplacé Maryse ou Julie un matin sur Europe 1. Elle avait fait une chute sans gravité dans l'escalier de la maison de la Radio.

- J'ai bien cru que je ne reparlerais jamais dans un micro.

Bien sûr ce n'est pas le Pérou, mais j'ai une émission d'une heure sur France inter, à moins que ce soit sur RTL. En tout cas je parle dans un micro, et je me caresse à nouveau. J'ai de nouveau de bonnes vibrations. Je me sens mieux dans mon corps d'animatrice. Comme toutes les animatrices, j'ai besoin d'un micro. Mais il arrive toujours un moment où je finis par avoir envie d'une bite.

- Je recherche actuellement un animateur pour booster ma vie sexuelle.

Si possible un animateur de TF1, mais un de M6 ou de France 2 ferait aussi bien l'affaire. Je vis avec un réalisateur, mais à part un documentaire pour Arte et une pub pour un dentifrice, il n'a rien réalisé de probant depuis des années. On s'est rencontrés en 2008, alors que nous étions tous les deux au creux de la vague. On a essayé de remonter la pente du succès ensemble. Si pour moi l'horizon est en train de se dégager, pour lui il est toujours aussi bouché. Je vais donc le quitter, car je n'ai pas envie de traîner ce boulet toute ma vie. Je vais le quitter vendredi prochain, la veille d'un week-end que j'irai passer en Bretagne avec une copine pour m'aérer la tête. On ira sucer des Bretons dans un club échangiste. Ma vie sexuelle est en berne. Depuis que je vis avec cette loque. Les réalisateurs sont des hommes de l'ombre, or je ne jouis qu'avec des hommes qui brillent, qui sont dans la lumière. Je n'aurais pas pu coucher avec François Truffaut ou Claude Sautet. Mais je pourrais avec des acteurs dont les films font au moins un million d'entrées. Je ne parviens à l'orgasme que lumière allumée, je ne peux pas faire l'amour dans le noir. Avec Luc, j'ai toujours l'impression de faire l'amour dans le noir, même en plein jour. De toute façon on baise une fois par trimestre, le reste du temps on s'embrasse. Ca allait tant que j'étais au fond du trou. Mais depuis que j'ai retrouvé une émission j'ai de nouveau le feu au cul. Ce n'est qu'un feu de paille, car c'est une émission sur le câble. Mais depuis que j'ai aussi une émission quotidienne à la radio le feu se propage et devient de plus en plus menaçant. Les flammes sont de plus en plus hautes. Le feu s'intensifie à mesure qu'on annonce mon arrivée prochaine sur France 2. Ce n'est pas encore signé, mais je suis chaude comme la braise. Il va falloir que je me trouve rapidement un animateur pour m'éteindre.

Bien sûr je ne serai plus jamais la star que j'ai été, je ne vivrai plus avec un animateur de prime time. Les animateurs de début de soirée sur TF1, M6 le dimanche et même France 2, ne sont plus à ma portée. Mais j'ai encore une chance de choper un animateur de TF1. Par exemple un animateur de jeu, c'est possible. Un jeu de fin d'après-midi, qui ferait 35% de parts de marché. Je peux aussi espérer un présentateur de JT sur une chaîne d'info continue. Sinon il faudra faire avec un présentateur de Stade 2, voire, dans le pire des cas, de Tout le sport sur France 3.

Ma vie sexuelle n'aura plus le même goût, elle sera plus fade. Elle ne sera plus dopée par les bons chiffres de Médiamétrie. Je ne baiserai plus avec un roi de l'Audimat.

- Il faudra que j'apprenne à jouir avec un animateur de jeu.

Un type incapable de faire une grosse audience au moins une fois dans sa vie.

08:00 Écrit par marronnier dans Fiction, Télé | Tags : tf1, rtl, france 2, europe 1, couple, wendy bouchard | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

02/06/2011

Une femme à abattre : Wendy Bouchard

wendy bouchard,europe 1

Je déclare Wendy Bouchard coupable d'omniprésence dans les médias. Il faut stopper sa marche en avant. Il faut que sa carrière se brise comme une vague sur un rocher. C'est une cumularde. Elle travaille sur Europe 1, France 2 et TF1. C'est la première fois qu'un animateur travaille à la fois sur une chaîne privée et sur le service public. Cette femme est une opportuniste, elle bouffe à tous les râteliers. Elle a même passé des essais dans le plus grand secret pour présenter le Soir 3, n'échouant qu'au tout dernier moment. Elle tuerait père et mère pour avoir un bon poste. Elle est prête à tout pour causer dans le poste et montrer sa tête blonde à la télé. Même à coucher avec le directeur de l'information ou le standardiste dont la mère est la cousine germaine du patron. Une arriviste, je vous dis. Méfiez-vous d'elle comme de la peste. Si vous vous mettez en travers de sa route, elle n'hésitera pas à vous rouler dessus, à vous écraser avec sa Mini Cooper décapotable.

Elle présente le 22-23 sur Europe 1 en semaine, et le samedi, quand Frédéric Taddeï est en vacances, elle a le toupet de présenter Le débat des grandes voix à sa place. Elle remplaçait déjà Marie Drucker quand elle le pouvait. Elle est même là le dimanche car elle ne lâche jamais le micro. Une émission culinaire avec Jean-Luc Petitrenaud à midi. Elle présente cette émission de peur qu'une autre la présente à sa place.

Elle traîne dans les couloirs d'Europe 1 jour et nuit.

Cette situation n'a que trop duré. Il est temps d'y mettre fin. Elle a assez jacassé comme ça. Il faut lui couper le micro. Lui clouer le bec. Cette intrigante mérite d'être privée définitivement d'antenne.

On prendra les mesures qui s'imposent. On lui mettra un sparadrap sur la bouche pour l'empêcher de parler. On lui interdira de s'approcher à moins de cent mètres d'une station de radio, même associative. On lui retirera son badge et on gèlera son salaire. Si elle se rebiffe, on lui déchirera sa carte de presse. Mais on ne s'en tiendra pas là.

Il faudra bien qu'un jour ou l'autre elle rende des comptes. Suite à la plainte d'une pigiste de France inter, elle sera interrogée dans les locaux de la police judiciaire avant d'être déférée devant un juge qui la mettra en examen pour vol d'émissions, prise illégale d'antenne et concurrence déloyale.

Son procès durera plusieurs semaines. Le verdict sera sans appel. Elle sera condamnée à finir sa carrière au Courrier picard où elle sera chargée de la rubrique faits-divers.

 

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